Quinzième conversation

Depuis le départ de Tenebria, les réflexions sur l’art se font rares. Tu pourrais faire un effort et me raconter ce qui se passe.
Je ne peux pas tout faire, je ne suis pas critique. Ayant décidé d’être artiste, il faut que je m’en occupe, sinon couic, plus d’artiste. II y a de la concurrence, la plus petite exposition et il y a des 30 ou 40 loulous qui s’agitent et parfois on se retrouve une bonne centaine sur les rangs. Le moindre bout de mur devient un champ de bataille… Suite
Pas de commentaireQuatorzième conversation

Pourquoi Odile te montre une fleur de Citrus ?
Si vous êtes sages, je vous montrerais un jour pourquoi, bien que je doute que cela vous plaise ! En attendant, ma chère Diane, nous meublons le temps avec nos conversations… Suite
Pas de commentaireTreizième conversation

Dites, la déesse, au lieu de vous faire câliner, vous feriez mieux de me chercher des modèles.
Pourquoi faire, tu as des idées ? Suite
Pas de commentaireDouzième conversation

Maintenant, tu touches les coquillages ?
Et alors, c’est défendu ? Je m’estime déjà bien heureux de pouvoir vous regarder sans risques. Enfin quand je dis sans risques, j’exagère peut-être…
Jusqu’à ce jour, ça va. Suite
Pas de commentaireBiennale du Havre
Le titre « Biennale du Havre » couvre deux manifestations bien différentes. L’installation de sculptures dans la ville est consternante de nullité (seule Yayoi Kusama se sort de cette aberration) inutile de s’étendre sur cette partie de la manifestation. Par contre sous le titre « L’intimité dans l’art contemporain » Ger van Elk, qui en assume le commissariat, présente au Musée Malraux un agréable choix. Hors du gigantisme pratiqué généralement par les artistes dans ce genre de manifestation, le commissaire engage une double réflexion à la fois sur le sujet choisi et sur l’intimité des œuvres présentées. On peut ainsi s’épargner une déambulation pénible dans la ville et se concentrer sur le musée.
Ajoutons que celui-ci offre également aux visiteurs des collections bien présentées et riches de belles pièces. La série des Boudin est remarquable, les trois Courbet et l’ensemble des impressionnistes superbes, même les Dufy échappent à la mièvrerie qui trop souvent les affecte.
Tenebria Lupa
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Onzième conversation
C’est pas mal cette pluie sur les feuilles, bien que je ne sois pas certaine que les femmes aiment que tu les entretiennes de leur pilosité.
Les femmes, je ne sais pas, mais la déesse de la nature devrait être satisfaite. Vous préféreriez que je vous raconte mes états d’âme. Manque de chance, je ne pense pas en avoir une. J’avais espéré vous plaire avec mes gouttes de pluie, c’est raté ! Suite
Pas de commentaireDixième conversation

Je me perds entre vous toutes et je me retrouve chaque fois.
C’est encore heureux que tu croies ça, tu peux vivre ainsi, pendant que je te regarde. Tu aimes être en Islande, c’est finalement un pays qui te convient. Tout y change à toute vitesse, c’est ce qui te plaît cette possibilité de basculement. Tu aimes l’incertitude des situations. Suite
1 commentaireNeuvième conversation
La bague d’Hildur
Dit Paulo, c’était vraiment pour moi L’apothéose des fraises ?
Pour vous et toutes les autres, je ne cesse de le répéter…
Je sais, mais j’aime te l’entendre dire. Suite
Pas de commentaireHuitième conversation

Je ne me voyais pas comme ça…
Moi, oui. Si vous êtes la déesse de la nature vierge, vous devez ressembler à ça, et puisque chacun vous invente, je préfère vous voir ainsi plutôt que les armes à la main. Vous vous souvenez de Laurence (Feuilleton 4, chapitre XXX), nous en avons parlé souvent, elle disait être vous, elle aimait les lichens et les mousses et je reste persuadé que c’était vous qui étiez derrière elle… Suite
Pas de commentaireSeptième conversation

Qu’es-tu allé faire là-bas ?
Parler de vous, et montrer le pubis de la déesse, c’est -à-dire le vôtre.
Mais tu deviens complètement fou ! Suite
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