Paul-Armand Gette

Les plaisantes occupations

Troisième occupation
TL – Qu’est ce que tu fais ?
PA – Je regarde le bracelet de Marine
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Les plaisantes occupations

Deuxième occupation
TL – Qu’est ce que tu fais, tu dessines ton Artémis ?
PA – C’est presque ça !
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Les plaisantes occupations

Première occupation
TL – Qu’est ce que tu fais, tu photographies un fantôme ?
PA – C’est presque ça !
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Deuxième question du samedi matin

TL – Tu montres parfois une de tes jattes de recueillement, mais j’ai une question à te poser. Que comptes-tu recueillir dedans ?
PA – C’est selon.
TL – Ah, je t’en prie, pas de réponse sibylline, je veux savoir à quoi elles peuvent servir.
PA – Quand tu achètes un vase tu ne dis pas quelles fleurs tu vas y mettre, alors si tu veux une réponse à ta question, tu peux y répondre toi-même et me dire ensuite ce que tu as recueilli.
TL – Je n’ose pas !

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Samedi matin

TL – Tu aimes les fêtes ?
PA – Ah non, où as tu été chercher ça ?
TL – Je ne sais pas, tu me semblais moins triste depuis quelques jours.
PA – C’est parce que les jours vont bientôt commencer à grandir.
TL – Et moi, si je grandis, ça te fera plaisir ?
PA – Ça dépend de se que tu entends par là.
TL – Bon, alors je vais rester comme je suis.

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Remarque et suite…


Dialogue
PA – Converser avec toi est toujours pour moi la source d’un grand plaisir.
TL – Ça c’est gentil, quoique ton histoire de source m’inquiète un peu, décidemment tu en vois partout.
PA – Je n’y peux rien, c’est dans ma nature, elles exercent sur moi une attraction certaine.
TL – Je ne comprends pas très bien ce que tu racontes ce matin, mais si je suis une source qui te plait, je ne vais pas m’en plaindre et si tu veux boire à ma source tu es le bienvenu mon cher Paulo.
PA – Ce sera une bonne occasion d’utiliser une de mes Jattes de recueillement.
TL – Et la culotte va avec la jatte ?
PA – Si tu veux, c’est une bonne idée.

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Conversation dominicale

Conversation dominicale
TL – Finalement tu en fais plus que ce que je croyais.
PA – Bon, ça va. Tu sais bien que je n’ai pas envie de faire trop de bruit.
TL – Si tu montres une dizaine de galets personne ne bouge, si tu mets les mêmes galets entre les jambes de Sophie ou de Corinne, ils sautent au plafond et te gueulent après, tu frais mieux de faire des tableaux. Il faut choisir.
PA – Tu as raison, j’ai choisi depuis longtemps. Regarde ce joli galet de marbre blanc que j’ai trouvé en Grèce, je pense que sur toi ce serait un ornement de qualité et si tu veux je pourrais vous photographier tous les deux, ce serait moins long que de faire un tableau.
TL – Tu es incorrigible Paulo et comme te le disait cette jeune fonctionnaire des finances publiques il y a quelques années : « Je le savais bien que vous n’êtes pas artiste ».
PA – C’est tout ce que tu trouves à m’offrir aujourd’hui ?
TL – Non, fais moi un petit sourire… et tu me le montres encore une fois ton galet de marbre blanc.

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Aurevoir!

TL – Tu n’es pas très actif en ce moment.
PA – Si si, j’attends le printemps, je t’assure que c’est une sacrée occupation Ça demande un effort considérable l’attente.
TL – Par rapport à ce que d’autres font, il ne faut rien exagérer.
PA – Je ferais bien un hommage à Bernard Heidsieck, pas quelque chose de colossale, plutôt d’intime, de simple, dans le genre de ceux que j’ai fait pour Linné, Dodgson, Monet ou Satie. Bernard, je l’ai connu, fréquenté, pratiqué, nous nous sommes accompagnés souvent, nous avons eu parfois les mêmes amis, alors forcement les croisements furent nombreux. D’autant plus nombreux qu’il n’y avait pas foule sur les routes que nous fréquentions, c’était difficile de se rater. On ne refaisait pas le monde, on arrangeait le notre à notre façon, lui la poésie et moi, les galets par exemple ou les Nymphes, parfois mélangeant un peu les deux. Alors ce soir…
Eh bien ce soir on va penser à lui.

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Ah! Mes lapins…

Ah, mes lapins, mes orchidées et aussi mes primevères, le printemps est encore loin et bien heureusement l’art ne connaît pas de saison. Il fleurit en tout temps, qu’il soit énormes cucurbites gonflées d’air et sans saveur ou Nymphaea mouillée de tendre cyprines ou encore coroles délicates se dissimulant à l’ombre des dentelles…
TL – Tu te payes un petit délire, c’est pourtant un peu tôt, généralement tu ne bois pas avant 19 heures.
PA – Non, en ce mois de décembre que je déteste, j’essayais de brosser un tableau de la situation.
TL – Et tu pourrais me dire un peu plus explicitement que sont ces cucurbites ou ces coroles délicates et sur quel marché je vais pouvoir les trouver ?
PA – Il n’est pas utile de tout expliquer sans arrêts. Tu n’as qu’à ouvrir tes jolis yeux et regarder autour de toi.
TL – Bon, je vais tenter ma chance pour voir si j’y arrive, mais avoue que tu ne simplifies pas ma tâche !

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Suite du nuage

TL – Tu le fais exprès de mettre une image pareille ?
PA – Tu as parlé, je te cites, de filles, fleurs ou que sais-je encore, alors comme les filles semblent t’agacer et que je ne sais pas ce qui se cache derrière ton « que sais-je encore » il ne restait que les fleurs. J’avais espéré te satisfaire en t’en offrant une.
TL – Vu comme ça c’est gentil, mais tu n’étais pas obligé de l’écarter avec tes doigts.
PA – C’est pour que tu puisses mieux la voir, mon enfant.
TL – D’abord je ne suis pas ton enfant et ensuite je suis assez grande pour voir ce que je veux voir… même si c’est bien joli ce qu’il y a au fond de la corolle. !

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