Paul-Armand Gette

Plat du jour

La « toile » appelée encore « réseaux sociaux » est certes un moyen de collecter des informations au détriment du public, c’est aussi pour les artistes un espace illimité de faire circuler le résultat de leurs explorations.. Bien sûr, il tient du cloaque et pas qu’un peu, mais pas plus étendu que certains espaces consacrés à l’art, alors n’hésitons pas à y placer nos hommages aux muses, à la surface boueuse de ce lac d’ordures ces roses feront un agréable contraste.
TL – Hou la la, le Paulo, il est en forme ce matin.

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Plat du jour

On n’arrête pas de me reprocher mes sujets, les petites culottes, le toucher du modèle et sa toilette intime, les menstrues de la déesse et son soulagement. On les isole du contexte de ma démarche pour mieux les discriminer et souligner qu’il faut être un bien dégoûtant personnage pour s’en occuper. On s’inquiète des suites que je vais donner à tant d’obscénités en oubliant que je n’écris pas le mot de cette façon, que l’introduction d’un tiret entre ob et scénité en élargie considérablement le sens, mais qui s’inquiète de sens.
TL – Alors qu’est ce que tu vas faire ?
PA – Rien du tout, comme d’habitude continuer.

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Plat du jour

Tenebria Lupa et moi avons beaucoup frétillés grâce à vous toutes et tous. Elle me pose seulement une question concernant la langue française, elle comprend que « toutes » perde un e au masculin mais pourquoi aussi un t. Je lui ai répondu que nous n’avons jamais rien fait pour faciliter la vie des étrangers.
TL – Tu es pourtant bien accueillant et j’aime bien ta langue.
(J’en rougis de plaisir, toutefois je lui demande si elle a bien saisi le sens du mot.)
TL – Si tu me prends pour une idiote, je vais te la mordre la prochaine fois.
PA – …

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Plat du jour

Merci à celles (ceux) qui lisent nos conversations incestueusement soeurales (TL/PA), et comme nous sommes exhibitionnistes c’est pour nous un grand réconfort de sentir vos yeux sur nos mots et quand vous nous en faites part nous frétillons de plaisir.

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La totalité est dans les marges – Edouard Glissant

Ce n’est pas une citation longuement réfléchie, je viens de la lire et elle tombe bien, à sa place devrais-je dire. C’est une belle rencontre, un peu comme le galet que nous avons ramassé dans le lit du Lignon où dans le lit de la Nymphe, même si Tenebria m’a fait remarquer qu’il n’y avait pas de galets dans les lits. Alors disons le autrement, la nymphe nous a guidé vers lui parce que c’était celui qu’elle voulait voir dans la Chambre de contemplation que je préparais. Elle me dit que cette explication ne vaut pas plus que l’autre, et qu’en réalité il pleuvait, que nous sommes sorties de la voiture et avons gagné le bord de la rivière où nous avons ramassé le premier galet venu. Je ne vais pas la contrarier, les trois versions me conviennent très bien, je vous laisse choisir. « La chambre de contemplation » c’est bien là-bas qu’elle m’est venue à l’idée, j’avais parlé il y a longtemps de la contemplation des chefs d’œuvre et naturellement les deux se suivent. Les chefs d’œuvre sont ceux d’artistes que j’aime Botticelli, Lotto, Cranach, Boucher, Watteau et quelques autres. Avec la «chambre» je définissais plus précisément l’espace de la «contemplation» qui devenait un lieu restreint. J’espère que vous appréciez la facilité que j’ai de faire des rapprochements pour que vous ne vous perdiez pas dans les fourrés d’une profonde incertitude. La « chambre » est bien l’espace parfait pour la « contemplation », celui de l’intensité du regard et du toucher qui le concrétise. Suite

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Réflexions!

PA – Les discussions vont bon train, sur la matérialité de l’art et corolairement sur sa valeur marchande, on pourrait y ajouter sur sa pérennité qui elle de toute façon est très relative, elle dépend de l’échelle de temps que l’on lui applique.
TL – C’est tout pour ce matin ?
PA – On pourrais aussi parler un peu des conditions de vie de l’artiste, mais là on va vraiment fâcher tout le monde.

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Plat du jour

Voilà, ça y est, nous avons franchi le cap de l’allongement des jours, maintenant ils vont diminuer, plus que six mois à attendre pour qu’ils se remettent à croître, ce n’est pas grand chose six mois, mais tout de même, même en liberté surveillée, très surveillée si j’en crois, ce que je vois par ci par là, enfin un peu partout. Ils piaffent d’impatience les bien pensants en tout genre, ils s’y raccrochent à leur connerie, ils l’aiment, que dis-je, ils l’adorent, au point de nous taper dessus, pour qu’on en fasse autant, ils tiennent à la partager, c’est ça la charité, ce serait dommage de tout garder pour soi, vous avez dit « égalité » et bien voilà celle que nous voulons, que vous soyez comme nous, nos sœurs et frères en connerie, laissez venir à nous les petits enfants, nous allons nous en occuper, il n’y aura plus de problèmes.
TL – Enfin tu l’as fini ta phrase ! Tu n’es pas gai ce matin.
PA – En effet

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Sans Image!

TL – Te connaissant, je n’ai pas besoin de deviner, tu tournes constamment autours de ce sujet.
PA – C’est une jolie façon de dire les choses.
TL – Avec tes blocs/sculptures, tu ne travaillais pas beaucoup, avec tes « travaux d’aiguille » tu bats des records, tu n’as même plus besoin de les dessiner tes chers triangles, tu n’as qu’à te baisser. Je t’admire, tu as une économie de moyens remarquable et une constance extraordinaire.
PA – Je t’en prie, arrête de me faire des compliments qui entretiennent ma confusion.
TL – Qu’est ce que tu dis ?
PA – Je t’entretiens de fusion… avec.
TL – Ah bon, j’ai eu peur, avec ta manière de couper les mots, je ne sais jamais exactement de quoi tu parles, ta façon de pratiquer l’étymologie est loin d’être fiable. Tu te comportes avec les mots comme avec le reste, tu les tortilles pour qu’ils disent ce que tu veux entendre et nous on se débrouille comme on peut. Alors moi qui suis étrangère, je ne comprends pas la moitié de ce que tu racontes.
PA – Tu comprends très bien, tu as un vocabulaire de 10.000 mots alors que celui de nos politiques tourne autour de 400.
TL – Ils sont analphabètes tes politiques, je croyais qu’ils sortaient tous des grandes écoles, celles que tu appelles des « moules à gaufres ».
PA – Tu as tout compris, les « moules à gaufres » produisent des « têtes à claques ».
TL – Tu vas encore te faire des amis si ils te lisent.
PA – Je suis tranquille, ils ne lisent pas.

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Réflexion sur la sculpture

TL – Tu n’as pas pu t’empêcher de mettre mes culottes sur ton site, ils n’en ont pas marre « les contemplateurs de ton œuvre » ?

PA – Ça je n’en sais rien. Le petit linge présente pour moi un double avantage, il a généralement des qualités plastiques certaines et ensuite une faculté d’élargir l’espace imaginaire bien au-delà de ce que faisaient les torchons dans les natures mortes.

TL – Le coup du torchon, tu me l’as déjà fait et chaque fois tu rigoles, pourtant je préférerais que tu m’entretiennes de ton intérêt nouveau pour les aiguilles de pin. Alors que la Monumenta envahie le Grand Palais, que nombre de tes collègues font la grenouille, tu sais celle de La Fontaine, toi tu tripotes des aiguilles des pins, je ne comprends rien à ce que tu bricoles.

PA – Si tu avais bien lu ce que Mireille m’écrivait « Me voici dans mon petit pays où je me plais beaucoup car il est entouré de grande forêts de pins », tu aurais la réponse. Quand j’y suis allé, j’ai vu qu’elle avait raison alors forcément je me suis mis à regarder les pins, j’en ai même photographié un et ramassé des aiguilles par terre.

TL –C’est ce qui te préoccupe depuis quelques jours. Qu’est-ce que tu en fais ?

PA – De la sculpture.

TL – Je t’en prie soit sérieux pour une fois, tu tripotes des aiguilles de pins que tu as ramassées n’importe où, il ne s’agit nullement de sculpture.

PA – Si, justement, d’abord ce ne sont pas des aiguilles, mais des feuilles, dans le cas présent réunies à la base par une gaine persistante.

TL – Et alors, je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

PA – Moi, nulle part. J’ai remarqué qu’en séchant ces feuilles s’écartent l’une de l’autre et comme elles sont retenues à la base elles forment un joli triangle et je pense les proposer en tant que sculptures dans ma prochaine exposition.

TL – Et moi, je peux te garantir que personne ne va aimer ta brillante idée. Ils n’ont qu’à se baisser pour les ramasser par terre tes sculptures triangulaires.

PA – Eh bien qu’ils se baissent, je m’en fous.

TL – Jusqu’à maintenant je t’ai surtout vu les photographier tes feuilles de pin.

PA – Tu as bien vu, je faisais des photographies de sculptures.

TL – Tout à l’heure, je t’ai vu perfectionner tes sculptures en y ajoutant deux petits pétales de pivoine, tu es en forme aujourd’hui ?

PA – Pas spécialement, mais je trouve que ça ressemble.

TL – A quoi ?

PA – Devine.

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Brève

Ces derniers mois l’Ecole des beaux arts (la nationale supérieure !) est en vedette sur la micro scène parisienne. Ce qui me dérange c’est que cet établissement devient une tribune d’où quelques personnes règlent leurs comptes. Fallait il, pour la financer, vouer en partie l’école au commerce ou lui donner les moyens de fonctionner puisqu’elle est « nationale ». La question aurait dû être posée depuis longtemps plutôt que d’essayer de se payer la tête des uns et des autres.

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