Paul-Armand Gette

C’est pas tout ça!

L’art ?
Nous sommes quelques uns à avoir choisis d’en faire, sans trop nous préoccuper de savoir ce qu’il devient ensuite. On vous le montre comme on peut, parfois dans de pas très bonnes conditions, mais vous aussi il vous faire un petit effort, on ne va quand même pas vous le mâchouiller et le digérer à moitié pour lui enlever toute saveur.
Heureusement on n’a pas de ministère et c’est tant mieux. Eux ils parlent de « culture » nous d’art, ce n’est pas la même chose. On va continuer comme ça, après tout, vous n’êtes pas des légumes !

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Brève de lit

TL – Ça va aujourd’hui ?
PA – Pas trop mal, merci ? C’est le Nobel qui m’inquiète.
TL – Pourquoi, tu t’en fous généralement.
PA – Oui, tu as raison, mais je me demande si ceux qui le donnent sont capables de lire ce qu’ils doivent lire.
TL – Oufa, certains jours tu penses un peu trop à mon avis.

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Merci et belle journée.

Décidemment je n’aime pas le langage des réseaux sociaux, ces invitations à aimer n’importe quoi ne me conviennent en aucune façon. J’ai une autre conception de l’amour.
D’autre part, ce qui est un peu fatigant, c’est d’avoir à répéter toujours les mêmes choses pour ne pas être ce que je ne suis pas !
1 – Je suis un artiste autodidacte.
2 – Je ne suis pas ingénieur et ne l’ai jamais été.
3 – Je ne fais pas de performances mais parfois des lectures et plus rarement des célébrations (des fraises ou des menstrues de la déesse).

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Ce qui précède l’image


Le 9 août, je suis invité à déjeuner par des amies dont l’une a une villa située pas très loin de la plage. Malgré un vent violent, elles décident d’aller se baigner et je les accompagne. La plage était déserte et sur la balustrade d’une cabine je trouve la partie supérieure d’un maillot de bain qui vu sa taille a été oubliée par une adolescente ou une très jeune femme. J’en fais une photographie ainsi que des cabines et de la mer. A partir de ça j’invente une histoire de rendez-vous manqué que j’aurais pu avoir avec cette personne.

TL – En somme tu te compliques la vie !

En regardant les images je m’aperçois de la photographie du vêtement de bains est floue et sa couleur bleu ne me plaît pas beaucoup, ce qui me contrarie. Quelques jours plus tard, je décide d’acheter non plus un haut mais un slip de bain de petite taille d’une autre couleur et de le photographier sur une autre plage car je n’ai pas envie de retourner sur la première. Je pense toutefois conserver le même scénario.

TL – Un vrai roman ton histoire.

Evidemment les choses ne s’arrangent pas très bien et après plusieurs essais, je photographie le slip accroché à la rampe d’un escalier reliant un ponton au sable de la plage. La présence d’une importante touffe d’Atriplex littoralis L. me procure un agréable contraste avec la couleur du slip.

TL – Et tu as besoin de raconter tout ça ?

PA – Tu es historienne, je pensais que cela pouvait t’intéresser.

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Suite

TL – Qu’est ce que tu racontes, et où as-tu vu une maitresse d’école à Beaubourg, c’est un musée pas une école communale.
PA – Encore une fois, tu as raison. J’ai de mauvais souvenirs de l’école et je n’aime pas les retrouver, alors quand je les retrouve je suis de mauvaise humeur. A propos de ce devoir j’ai entendu parler de « pédagogie » et je n’aime pas beaucoup les pédagogues. Par contre, j’aime bien que le verbe nuire devienne « nuit » à la troisième personne du singulier et au présent.
TL – Oufa ! Bonne nuit Mon petit Paul ou Mon cher Paulo si tu préfères. Tu viens te coucher? On va appliquer les conseils de Monsieur Marcel ?
PA – Lesquels ?
TL – Tu verras.

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Trop de pédagogie nuit!

Ce qu’une triste maitresse d’école étire à propos de Duchamp est ennuyeux. Monsieur Marcel (et les enfants) ne méritait pas cette lourde dissertation.

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Petite conversation


TL – T’étais où ?

PA – Je t’en prie ne parle pas comme un homme politique, tu as plus de 400 mots dans ton vocabulaire. Si tu veux tout savoir, j’étais là-bas.

TL – C’est où là-bas ?

PA – C’est loin, enfin pas très.

TL – Ah, je me souviens, tu es allé voir ta belle japonaise et elle était contente de te voir ?

PA – Ça, tu n’as qu’à lui demander, mais je ne pense pas qu’elle te réponde.

TL – C’est tout ce que tu as fait, de lui photographier les pétales.

PA – Ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de pouvoir le faire.

TL – Et moi quand est-ce que tu me les photographieras les pétales ?

PA – Je doute que tu me permettes alors de les montrer.

TL – Commence à les photographier, on verra après.

PA – On va avoir des histoires !

TL – Pourquoi, tu montres bien les siens.

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Réflexion matinale

La scène politique me fait penser à ces horloges astronomiques où les petits paltoquets reviennent inlassablement faire un mauvais tour. Il sortent par une porte et reviennent inlassablement par l’autre même si nous n’avons aucune envie de les revoir. Ce serait pourtant simple de ne plus remonter le mécanisme pour les vouer à une immobilité définitive. Ce n’est même pas la peine de casser l’horloge, juste un petit tour de clef à ne pas donner pour les figer sur place et c’est nous qui avons la clef.
TL – Tu penses bien ce matin, c’est une fable ?
PA – Non un conseil.

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Conversation matinale

Pendant que les têtes à claques règlent leurs comptes à coups de dents comme des chiens autour d’un tas d’ordures, les autres rentrent.
TL –Cet affligeant spectacle ne t’empêche pas d’avoir ton air rigolard.
PA – Je rigole à moitié, les chiens je ne les aime pas. Quant à ceux qui rentrent, ils me rappellent trop le temps où je rentrais moi-même et tu peux croire que toutes ces « rentrées » m’ont bien pourries la vie.
TL – Maintenant tu ne rentres plus ?
PA – Le moins possible, même si je ne suis pas un grand amateur de déplacement. Je me méfie.
TL – On se demande bien de quoi ?
PA – Des chiens et des têtes à claques.
TL – La journée commence bien, aujourd’hui je ne vais rien pouvoir en tirer. Il est buté ce mec !

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Sans titre


TL – Qu’est-ce que c’est que ça ?

PA – Une composition et un résumé.

TL – Pas de pirouette je te prie. Je vais être obligée de répondre à des questions et avec ton « résumé » comme tu l’appelles, les gens ne vont pas voir du tout ce que tu résumes en mettant la main dans une de mes culottes quand je n’y suis pas.

PA – Tu n’es pas où ?

TL – Dans mes culottes et ce n’est pas parce que généralement je n’en porte pas que tu peux t’amuser avec.

PA – Je ne m’amuse pas, je suis dans une pratique de l’art. C’est agaçant ce goût continuel pour l’explication, il suffit de regarder, tout y est dans ma composition !

TL – Peut-être, mais elle a une drôle d’allure ta rose.

PA – D’abord ce n’est pas la mienne. C’est Yves et Vincent qui me l’ont offerte et après l’avoir photographiée, je vais la manger. Suite

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