Paul-Armand Gette

Et ron et ron petit patapon…

Et ron et ron, petit patapon…

TL – Tu ne vas pas bien ce matin ?

PA – Si si, mais je n’ai reçu que cinq réponses à ma question intime

.TL – C’est bien la preuve que l’intime n’intéresse personne.

PA – Mais non, c’est la preuve que personne n’ose en parler.

TL –Normal, c’est intime !

PA – On ne leur demande pas de raconter leur intimité, mais de réfléchir un peu à ce qu’on leur met dans la tête.

TL – Si c’est dans la tête, c’est aussi intime.

PA – Tu as très bien compris ce que je veux dire, alors inutile de tourner autour.

TL – Si tu le prends comme ça on va aller se coucher au moins tu auras une réponse à ta question idiote.

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Discussion

TL – C’est à cause de l’exposition du Musée Marmottant que tu persistes à nous entre-tenir de tes chers « entres » et tu vois que pour te faire plaisir moi aussi je bouscule l’orthographe.

PA – Mais non, tu sais bien qu’il y a longtemps que je me penche sur le sujet. Dès 1963 La grande déesse installée à Nonza, chez Leonor Fini engage une réflexion qui se poursuit encore. Les étapes suivantes seront Le toucher du modèle avec Pernilla et Sophie en 1983. Puis c’est à propos de la série des «Fontis Nympha » de Lukas Cranach que je m’interrogerai sur ce que je considère comme la représentation d’une miction en différé et que j’en discutais avec Bernard Marcadé en 1986 (in Nymphaea, édition galerie Claire Burrus, Paris 1987). En 1991, j’annoncerais mon intention de m’occuper des Menstrues de la déesse. La toilette du modèle sera réalisée avec Babeth en 1995 à Bordeaux dans des circonstances que j’ai évoquées de nombreuse fois. C’est à ma chère Enna que je dois d’avoir procédé pour la première fois à La toilette intime du modèle dans le jardin de la Villa Saint Clair, à Sète en 2001 et aujourd’hui je continue et heureusement je ne suis pas seul. Alors tu vois que je ne suis pas pressé  et parallèlement j’ai donné mes points de références qui vont des artistes magdaléniennes (niens ?) en passant entre autres par Lotto, Cranach, Watteau, Boucher,, Corot, Courbet, Duchamp…

TL – Bon, j’ai compris !

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Remerciements (vifs)

TL – Qui remercies-tu si vivement ?
PA – Camille Moravia
TL – Pourquoi ?
PA – Parce qu’elle m’a offert une rose dans laquelle elle avait mis un message que je pourrais lire quand elle allait s’ouvrir.
TL – Et qu’est-ce que as lu ?
PA – INTIMITÉ

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Question

Faire naître « l’intime » de la toilette, le ramène à une question d’hygiène et en réduit considérablement l’étendue. C’est peut-être bien l’intention des organisateurs de l’exposition du Musée Marmottant.
Qu’en pensez-vous ?
Réponse souhaitée ici ou paularmand.gette@free.fr

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Inquiétude (suite)

TL – Qu’a dit Sophie quand tu lui as fait cette jolie proposition ?
PA – Sans doute oui, puisqu’aujourd’hui tu peux voir cette image et elle m’a surtout donné un conseil car les galets glissaient sans cesse.
TL – On peut savoir lequel,
PA – De lui mettre un coussin sous les fesses.
TL – Tu as de la chance d’avoir des modèles si coopératifs !

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Inquiétude

Tl – Tu racontes souvent les mêmes choses, que ce soit dans tes pages d’écriture ou dans ce que tu veux bien nous montrer.
PA – C’est normal, il s’agit de ce que j’aime et je ne m’en lasse pas.
TL – Toi, peut-être, mais tu pourrais penser à nous de temps en temps.
PA – Je croyais mes sujets variés, des galets à la mythologie en passant par tout ce qui se trouve entre…
TL – Oh, toi avec tes « entres », tu exagères. D’ailleurs je ne vois pas ce qu’il peut y avoir entre les galets et la mythologie.
PA –Le Mont de Vénus par exemple !
TL – Tu as une bien curieuse manière d’aborder la sédimentologie.
PA – Elle en vaut bien une autre.
TL – Après tout si tu le dis, je veux bien te croire.

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Mais où étais-tu passée?

Mais où étais-tu passée ?
Depuis le temps où tu m’invitais à venir dans ta chambre choisir la robe que je voulais te voir porter, je t’avais un peu perdu de vue ma chère Théodora.
TL – Je savais bien que tu n’avais aucune notion du temps et que tu n’étais pas pressé, mais alors là, que c’est-il passé ?
PA – Eh bien, c’est justement le sens de ma question.
TL – Maintenant, tu les écris tes questions ?
PA – Oui, pour être sûr de ne pas les oublier.

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Intimité du propos


TL – Que fais-tu ?

PA – Je cherche à en faire le moins possible.

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Suite de suite

TL – Tu es trop rapide dans tes enchainements, même si je jouais la surprise j’avais compris où tu voulais en venir, mais j’avoue que ta propensions au mélange de tes souvenirs me surprendra toujours. Qui suis-je finalement ?
PA – Ma chère sœur, tu es Rrose et un peu moi tout à la fois, ce qui constitue une trinité qui a tout pour me plaire.
TL – Me voilà rassurée, mais qu’en sera-t-il pour ceux qui vont nous lire ?
PA – Avec un peu de chance, ils vont nous le dire.

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Suite (!)

TL – Pourquoi cette image, ce n’est pas la saison des pêches ?
PA – Comme j’avais évoqué notre vie privée, je la trouvais bien appropriée, une allusion en quelque sorte qui en disait long sans montrer rien du tout.
TL – Ça c’est toi qui le dis.
PA – Si tu n’aimes pas les allusions on peut changer.
TL – Avec quoi ?
PA – Toi, par exemple.
TL – Bon ça va, personne ne me reconnaitra.

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