Aujourd’hui où l’obscur gagne du terrain, où les bons sentiments servent de justification à la censure, il est peut-être temps de s’interroger sur la place de l’art dans la mixture insipide que les politiques tentent de nous faire avaler. Le temps aussi d’élever la voix et de dire que l’art est un espace de liberté. La tutelle de l’état est lourde, insidieuse, fantaisiste comme le fut la sinistre et bâclée « Force de l’Art ».
Je ne suis pas certain qu’il faille « faire avec » ce que nous avons hérité du passé. Les écoles des Beaux-Arts qui prolifèrent sont-elles les outils capables d’aider à l’information de ceux qui envisage de se consacrer à l’art?
J’ai bien dit l’information et non la formation. Quelle est la compétance de ceux qui y enseignent et quel est cet enseignement. Poussons les chose un peu plus loin et demandons: que peut-on y enseigner?
Beaucoup de questions me direz-vous et où sont les réponses. Je n’en sais rien, mais il serait peut être utile d’inverser le mouvement et de demander aux étudiants ce qu’ils attendent et de discuter avec eux ce qu’il est possible de leur offrir. Je sais que cette manière de faire ressemble à une démocratie à l’envers, mais celle qui nous est imposée, celle va du bas vers le haut, instaure une hiérarchie qui ne me plait pas du tout. la stabillisation du pouvoir fabrique un fonctionnariat qui s’endort vite dans l’attente de la retraite. Je veux bien déléguer, mais ni trop ni trop longtemps.
Je réclame le droit à la critique de ce que je paye, sans avoir à justifier le moment où ce droit s’exercera.
La censure est partout présente de manière insidieuse. Mes sujets, que ce soit « les menstrues de la déesse », « la miction » ou « la toilette intime d’Artémis » ne plaisent pas alors que la publicité use et abuse du corps de la femme sans aucune retenue.

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