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Elle était salée la région que nous traversions (Salins-de-Béarn, Sallespisse !). Quelle Amphitrite avait inondée un jour ce paysage ? Même le Château était, m’avait-on dit, entouré de sel dont personne aujourd’hui ne se préoccupait. Quand nous arrivâmes, il était désert, ce n’était pas encore l’heure de la visite et nous pûmes en parcourir les salles où s’accumulaient de minables souvenirs. Audrey et moi n’en avions pas ce qui allégeait singulièrement l’atmosphère. Elle s’arrêta longuement devant un globe terrestre auquel l’usure du temps avait ajouté des continents dont nous ne devinions rien, des mers qui resteraient vierges de traversées, un monde qui n’existait que sur ce coin de table où reposait l’objet. Arrivé dans la dernière salle, nous ouvrîmes une porte pour gagner la galerie extérieure et ce fut la surprise, nous découvrîmes quelques roses coupées répandues sur le sol. Certes ce n’était pas Otrante et notre accompagnatrice nous annonça qu’elle allait en faire un bouquet. La journée commençait plutôt bien.

(à suivre)

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Une réflexion sur «  »

  1. on veut bien savoir si la suite a été prometteuse… je me fais neanmoins un peu de souci pour toi, après tout dans le chateau d’Otrante il ne se passe pas des choses si merveilleuses que cela… Attention aux tentations gothiques.

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