Paul-Armand Gette

Addenda

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Le feuilleton, c’était bien pratique, je n’avais pas besoin d’inventer quoique ce soit, le texte, je l’avais écrit d’un seul jet (quelle expression osée!) et le seul effort que j’eus à faire c’est de le découper en chapitres. Des chapitres de dix lignes au maximum, de quoi faire tordre de rire un véritable écrivain.

Ensuite, je regardais les photographies et en choisir une n’était pas difficile, j’avais juste parfois une faible hésitation quand je me demandais si les contemplateurs de mon œuvre allaient saisir le sens de ce que je racontais. Mon histoire vous a sans doute laissés dubitatifs. Mon feuilleton ne vous a peut-être pas apporté ce que vous attendiez. Certes je vous ai montré Alnus et Scirpus, mais où avais-je la tête, pas Calopteryx. Je vous ai dit que son nom était ravissant, mais qui connaît les noms? Donc, aujourd’hui vous pouvez enfin l’admirer « la vierge aux belles ailes ». Mon cher Linné n’avait pas peur des adjectifs, moi je veux bien, je n’irais pas vérifier.

 

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