Archive pour juillet, 2007
Le bord extrème

Les plages de l’extrémité sud-est de la Suède offrent tout l’espace dont on peut rêver. La densité des corps au m2 y est voisine de 0. Les laisses sont peu abondantes et les quelques valves qu’elles contiennent, fragiles et blanches.
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La Maison des Bains froids

Bel exemple d’architecture balnéaire scandinave à la couleur parfaitement adaptée à la lumière (pale Swedish sun light – W. S ; Burroughs). Les Bains s’avancent dans la mer et l’on comprend facilement qu’ils soient qualifiés de froids! Les femmes et les hommes ne s’y côtoient pas pour la baignade, par contre le restaurant, fort agréable en été, ne pratique pas cette ségrégation. Difficile de comprendre que l’enfournement des nourritures dans l’orifice buccal puisse alors se pratiquer en commun.
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Le camouflage (suite et fin)
J’ai eu tort de parler de pinceaux, maintenant ma déesse, enchantée par le camouflage, se met à la peinture. Je l’ai trouvé dans la salle de bains de la Villa en pleine séance de « barbouillette » selon l’expression de Michel Giroud. C’était Anaïs qui s’essayait à la dissimulation! Comme il était troublant votre cher ventre sous la couleur, et votre main recueillant les coulures, et votre jean un peu baissé, et pi tout et pi tout. L’émotion me faisait bafouiller, heureusement que je n’étais pas très loin et que je pus vous sauver de la peinture c’est le pire malstrom qui existe au monde. Hioup la la, c’est fini.
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Je comprends comment vous êtes arrivée à endormir Endymion, vous aviez emprunté ma veste camouflage et il ne vous a pas vu venir. C’était à Nantes et cette chère Juliette me semblait trouver André fort à son goût. Qu’ils étaient mignons tous les deux, on aurait dit Roméo et Juliette, d’autant plus qu’elle s’appelait vraiment Juliette. Pardonnez-moi, mes chères lectrices et lecteurs, je crois que je suis en train de brasser les époques. Dites « la coureuse des bois » ce n’est pas bien de me faire mélanger les pinceaux, c’est fâcheux pour un artiste!
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Le Bourget-Londres
De camouflage en dissimulation, vous devez avoir la rétine fatiguée, moins sans doute qu’en regardant la télévision, mais quand même! Vous avez droit à une petite récréation ; ce sera un feuilleton dans le feuilleton, une chronique familiale un peu distendue qui vous montrera qu’avec des parents pareils, il n’est pas étonnant que je sois devenu artiste. Ce sont les biographes qui vont être contents, l’éclairage des taupes en quelque sorte, le détail qui fait bicher le lecteur et assure un gros tirage. Ce que j’extirpe de mon tiroir ce sont des Contributions à l’étude des lieux restreints, ils n’étaient pas nombreux autour de moi, vous les connaîtrez bientôt tous. Après la rue mal famée de Biskra, aujourd’hui je vous offre Adrienne à sa descente d’avion à Londres en 1926. C’était osé pour l’époque, même si les biplans tombent généralement moins souvent que les monoplans, forcement quatre ailes valent mieux que deux, six seraient sans doute préférables. Hou, je m’aventure en terrain dangereux, 3h du mat, Paris ne s’éveille pas encore et moi je vais me coucher.
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Le camouflage (suite)

Arrêtez, arrêtez, le Bois de Vincennes n’est pas un endroit pour vous. Je vous ai tout de suite reconnue. Quel culot de vous planter au bord du chemin que j’emprunte toujours et de prendre cet air insolent. Maintenant vous faites tenir vos bas avec des jarretières qui laissent des traces sur vos tendres cuisses? suite
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Ouf! Quel plaisir de vous voir revenir à la raison. Ma chère Bénédicte que pouvez-vous bien cacher dans ces mignonnes poches qu’il doit être bien difficile de vous faire, sauf si vous les exhibez comme en ce matin d’été. S’il vous plait remontez votre robe, une jeune fille, vierge en plus (?) ne se montre pas ainsi. Je veux bien que grâce à mes conseils Actéon soit abusé, mais n’exagérez pas, sinon vous allez être obligée de le zigouiller encore une fois.
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Le camouflage (suite)

Qu’est ce que c’est encore cette histoire, votre croissant sur un arbre et quel arbre? Si vous continuez, vous allez devenir comme Sheila na Gig ce que vraiment je ne vous souhaite pas. Quand allez vous cesser de faire la gamine? Vous cacher dans le tronc d’un arbre qui n’est même pas un chêne en voilà des idées peu conformes à ce qu’enseigne la mythologie. Bon je râle un peu tout en ressentant une grande émotion chaque fois que je vous rencontre. Dommage que vous ayez demandé à votre papa une éternelle virginité. Ah, encore une question ma chère déesse : êtes-vous certaine que votre souhait fut exaucé?
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Le camouflage (suite)

L’ombre, comme vous y allez, si l’ombre est trop épaisse, je ne verrais plus rien et n’oubliez pas que je suis « un voyeur autorisé ». Cette manie que vous avez de passer de l’une à l’autre de mes amies me déconcerte grandement. Ainsi, l’autre jour à Poitiers, je veux bien que ce soit la ville de Diane, mais ce n’était pas elle qui me montrait un minuscule croissant, c’était Coraline! Je vous vois venir, vous allez encore me dire que c’était vous peut-être. Je ne sais plus où je suis, je ne suis pas divin, moi. Il me faut du temps pour comprendre ce qui m’arrive.
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Le camouflage (suite)
Réponse de la déesse à mon coup de gueule !
Mon cher Artiste,
Premièrement, je ne comprends pas ce que vous alliez faire dans le voisinage du Trou Madame. Ensuite, je ne me promenais pas comme vous le dites fort grossièrement « les fesses à l’air ». Et si vous étiez moins « soupe au lait », vous auriez regardé un peu mieux et vous m’auriez découverte me dévoilant pour vous un court instant. suite


