Paul-Armand Gette

Le camouflage (suite et fin)

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J’ai eu tort de parler de pinceaux, maintenant ma déesse, enchantée par le camouflage, se met à la peinture.  Je l’ai trouvé dans la salle de bains de la Villa en pleine séance de « barbouillette » selon l’expression de Michel Giroud. C’était Anaïs qui s’essayait à la dissimulation! Comme il était troublant votre cher ventre sous la couleur, et votre main recueillant les coulures, et votre jean un peu baissé, et pi tout et pi tout. L’émotion me faisait bafouiller, heureusement que je n’étais pas très loin et que je pus vous sauver de la peinture c’est le pire malstrom qui existe au monde. Hioup la la, c’est fini.

Je me suis essayé avec le feuilleton consacré à Audrey et j’ai continué avec celui intitulé « Camouflage » qui commençait avec la peinture et qui se termine avec. J’ai trouvé amusant de dissimuler le sérieux de ces œuvres sous la légèreté feuilletonesque. C’était une bonne occasion de faire un pied de nez à l’ennuyeuse critique. Ces courts chapitres me permettent de parcourir la diversité de toutes ces recherches qui furent envahies par La liberté du modèle, sans elle (la liberté) je ne sais pas où j’en serais, sans doute bien englouti dans les sables mouvants de l’art. Je suis ravi d’avoir pratiqué (en amateur) quelques sciences qui ont fait que je n’ai pas basculé dans les lourdeurs prétentieuses du discours académique. Artémis m’a téléphoné tout à l’heure pour me dire que je rigolais un peu trop avec ses tentatives de dissimulation. Brr, ça sent le roussi, l’heure de changer de feuilleton me semble arrivée. Je vais bientôt partir pour le grand Nord, là bas Freja et Tor me foutent encore plus la trouille que mon Artémis, je vais donc pendant l’été pourri essayer de vous divertir autrement.

 

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