Intremède
Il y a longtemps qu’elle ne m’a pas téléphoné la déesse des amours, elle est peut-être en train de gigoter avec son coquin dans le filet de son jaloux de mari, je vais en profiter pour me payer une petite escapade et faire plaisir à la Diane en vous racontant l’histoire de son petit chocolat.
S’il vous plait, ne commencez pas à rigoler, c’est une histoire vraie, pas du tout une allusion grivoise. A elle seule, elle mériterait au moins trois ou quatre chapitres, mais l’autre ne va pas y rester pour l’éternité dans son filet, alors il faut que je me dépêche. Le petit chocolat d’Artémis – Je ne sais plus si c’était la fin de l’année dernière ou le début de celle-ci, Cyril m’avait offert un ballotin de chocolats enveloppé dans un sac en tissus vert du plus bel effet. Déjà la couleur me précipitait dans le voisinage forestier de la belle déesse. Ayant précautionneusement ouvert le cadeau, je restais frappé de stupeur. Une des friandises décorée d’un cerf couché était sous mon regard médusé. Peu porté sur le gibier et encore moins sur le cannibalisme, je me gardais bien de manger ce que je ne doutais pas être : le petit chocolat d’Artémis. La cruelle avait transformé Actéon en bonbon pour le faire dévoré par n’importe qui. Je l’ai gardé jusqu’au jour où je le fis manger par une de mes coureuse des bois, mais ceci est une autre histoire que je vous raconterais peut-être une autre fois. Le téléphone sonne…
Pas de commentaire
Pas encore de commentaires. Soyez le premier.
Laisser un commentaire
