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Quand tu étais à Rome et que tu logeais dans cette Villa que tu avais bien mal choisi…

Je n’avais rien choisi du tout, j’étais invité et je gagnais ma vie…

Tu m’ennuies avec tes gains de vie, ce n’est pas du tout ce qui m’intéresse. Je voudrais que tu m’éclaires sur une de tes découvertes dans le jardin. Tu racontes que tu y as trouvé « le doigt d’Hermès » et dans ton livre Les mythologies apprivoisées, tu nous montres de vilains petits iris que tu as mis sur une culotte. Qu’as-tu encore été inventé comme histoire incompréhensible. Heureusement aussi que personne ne regarde tes livres…

C’est samedi aujourd’hui et on ne travaille pas ce jour là, mais vous en tant que déesse vous vous en foutez, vous êtes pire qu’un patron…

Pire, je ne sais pas, plus agréable certainement, tu as vu les trois mignonnes que je t’ai envoyées jeudi dernier, allez Paulo raconte l’histoire du doigt sur la culotte.

Taisez-vous, présenté de cette façon, je vais passé pour un vieux dégueulasse, je suis plus poétique que vous moi. Reprenons depuis le début, errant dans le jardin de la Villa au printemps de l’année mille neuf cent nonante neuf, j’aperçois sous un buisson de buis (Buxus sempervirens L.) quelques fleurs de l’ Hermodactylus tuberosus (L.) Salisb. Quelle émotion fut la mienne d’apercevoir cette espèce si rare. C’est alors que me vint l’idée d’associer ce doigt divin à la dissimulation de l’origine sans éprouver pour autant l’envie de me lancer dans les explications. Le doigt du messager des dieux si près de la source des voluptés voilà qui devrait vous plaire! Et comme vous êtes avide d’explications, j’ajouterais que les Anglais, qui comme nul ne l’ignore on la main plutôt verte, lui ont donné de jolis noms au doigt divin « Snake’s head » et aussi « Widow iris », je pense qu’il n’est pas nécessaire d’en dire plus, de toute façon seule Catherine, là-bas à Bordeaux, va comprendre ce que je vous raconte. Ah, mon Paulo après « Fresh widow » et « Widow iris », comme tu as eu raison. On ne pouvait pas trouver une place plus logique à ce doigt, mais avoue mon cher artiste que tu ne facilites pas les choses à ton public même si dans ta générosité tu as disposé deux doigts sur la fine lingerie. Entre-nous peux-tu me dire d’où tu l’as sortie celle-là? Je vous en prie, soyez un peu discrète pour une fois.

Tu me fais rire Paulo, sans ma question, nous n’aurions jamais pu apprécier ton image à sa juste valeur. Quel dommage que votre langue ne soit presque plus comprise par personne, il va falloir traduire tout ça en Anglais.

 

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