Notula – Introduction
Mes chères lectrices, mes chers lecteurs,
Quel tourbillon cette Etrusque, elle ne m’a même pas laissé le temps de vous ménager une transition en douceur. Donc, je reprends le petit discours que je vous avais préparé.
Je pense que la nature de mes fréquentations vous a étonné, ce n’est pas tous les jours que l’occasion d’assister presqu’en direct à des conversations divines vous est offerte. Dorénavant je compte sur votre fidélité, enfin ce n’est pas moi qui compte c’est Tenebria Lupa à qui je passe le relais pour quelques mois. Vous avez déjà pu apprécier sa pugnacité et la dureté de ses jolies dents. La verdeur de sa langue est bien celle d’une Etrangère et je l’en félicite. Que va-t-elle faire ?
Je n’en sais rien, elle a toute liberté d’action. Comme je vais l’héberger, j’aurais l’occasion de m’entretenir avec elle et j’ai promis de répondre à ses questions même si elles sont indiscrètes, de lui fournir les images qu’elle me demandera et de lui faire des dessins si elle veut, mais pas des moutons. Je vais me reposer de l’angoisse qui naît de la fréquentation des déesses, on va bien rire tous les deux, j’espère que vous aussi, c’est notre vœu le plus cher. Elle a choisi la forme de la notula pour vous entretenir de ses humeurs et de ses découvertes et j’espère que vous apprécierez l’acide qu’elle va mettre dans l’eau tiède dont on nous abreuve tous les jours. Je vous rappelle à toutes fins utiles qu’elle écrit sur l’art d’une manière un peu spéciale. Elle n’a pas la prétention de faire des comptes-rendus pas plus que de rendre des comptes.Je ne savais pas quelle image vous offrir aujourd’hui, pour faire plaisir à Tenebria, j’ai finalement choisi une carte postale de Firenze.
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