Notula N°3

Il m’a embrouillé le Paulo avec ses histoires de Culotte et poires. Il a raison si on ne regarde pas très attentivement on se laisse abuser ce qui ne change rien à la chose, l’art nous abuse toujours, plus ou moins. Je ne vais pas y revenir, j’ai lu un peu ses textes et je connais sa réponse, les culottes sont comme le petit carré de papier blanc de la toilette du modèle, elles remplacent les voiles ou les chiffons voltigeurs. J’ai cherché longtemps une raison à ses chiffons avant d’arriver à la conclusion que toutes ces déesses, tous ces dieux, éternels certes mais bien vieux tout de même doivent être incontinents et que ce que Paulo appelle « des chiffons voltigeurs » ne sont sans doute que des couches dont l’aspect est un peu amélioré par les artistes. Quand j’en ai parlé à Paulo, il m’a dit que l’Histoire de l’art et peut-être bien l’Histoire tout court avaient fait un grand pas en avant grâce à mes déductions.
Reprenons, les culottes servent à dissimuler l’origine ou le « principal » au choix peu importe les mots. Quand Paulo les met sur des poires, elles ne dissimulent rien sinon une origine absente, il nous oblige à l’imaginer. C’est quand même beau ce que l’art peut faire avec rien du tout.
En fouillant dans ses boîtes (il m’a donné la permission), j’ai trouvé une image de sculpture, il sculpte la glace maintenant ! L’ayant interrogé, il m’a répondu que c’était juste pour améliorer un peu son dessert avant de le manger. S’il croit qu’il va faire une carrière internationale avec ses sculptures, il se goure le mignon. Tenebria Lupa
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