Notula N°11

Le marché de l’art est «boosté» comme n’importe quel marché et pourquoi pas, ce n’est pas ce qui me semble le plus grave. Par contre l’uniformisation planétaire risque fort d’engendrer une monotonie appauvrissante. Je suis loin d’aimer l’exaspération des nationalismes, je crains que les charmes de l’exotisme ne disparaissent, non que je rêve des cocotiers au bord du lagon, mais ce qui fait que «l’autre» n’est pas semblable à moi, c’est ce divers qui m’attire, je n’ai pas envie d’assister à son engloutissement dans la mer d’indifférence.
Je me fous de la caméra ou du téléphone que j’utilise, alors que l’égalisation de l’art va me priver des enthousiasmes qui m’habitent encore. Je me fous de ceux qui croient mener le monde, ils ne sont après tout que des tireurs de carrioles, les valets du goût du jour qui finiront sanie dans la fosse de l’histoire.
Parler d’art c’est aussi pousser des coups de gueule quand on nous abuse et que des voyous s’y installent pour l’organiser en nous laissant croire qu’ils en sont les découvreurs.
Les jours grandissent, c’est toujours ça de prit, les dames sortent du bois et c’est une bonne nouvelle. Si on arrêtait de leur taper dessus, ce serait encore mieux. Je suis exigeante aujourd’hui, je rêve ma parole, allez encore un petit effort pour en faire le moins possible, ne vous fatiguez pas trop ça vous évitera de faire des conneries. Vous voyez bien que j’arrive à vous parler d’art, peut-être de celui de vivre?
J’ai demandé une image à Paulo, il a une drôle de façon de faire naître la déesse des amours.
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