Notula N°14

Le Beaubourg est devenu un vilain trou. Je n’en dirais pas plus !
Par contre le Musée d’Orsay nous sort de derrière les fagots quelques réjouissances comme Ferdinand Hodler qui peignait les lacs et les montagnes de la manière la plus glacée qui soit en arrangeant les nuages de bien plaisante façon. Ensuite la mise en scène du délire végétal qui secoua l’Europe il y a un bon siècle est tout à fait réussie. Décidemment les Français sont plus doués dans les évocations du passé que dans l’exploration du présent. Le temps leur manque, ils travaillent trop. Tout ça ne rend pas Paris bien excitant. Paulo a raison, il vaut mieux en faire le moins possible !
Le formalisme gagne le terrain que les artistes perdent chaque jour. La plus minable idée est tordue jusqu’à la corde sans être pour autant abandonnée. La minceur des sujets, pour ne pas dire leur absence, fait que le résultat a piètre allure. Combien d’expositions ne réclament pas plus de quelques secondes, combien ne sont même pas à la hauteur des productions de la publicité qui pourtant semblait imbattable dans l’insignifiance. Ces amères réflexions sont provoquées par une exigence vis-à-vis de l’art et non par une humeur maussade, ne pas en supporter les faiblesses est à la hauteur de la passion que j’éprouve pour lui.
Il y a parfois des consolations, j’ai visité une exposition d’Erik Dietman regroupant quelques œuvres du féroce Suédois qui ne voulait plus l’être ! Allez à la galerie Claudine Papillon vous pourrez y rester une bonne demi-heure ou plus sans vous ennuyer.
Je ne sais pas trop ce que Paulo bricole dans son coin, je crois qu’il attend le printemps. En Islande, il refera L’apothéose des fraises ou Les menstrues de la déesse, c’est la même chose, il change le titre suivant son humeur ou peut-être les circonstances. Il espère trouver quelques filles Vikings pour l’accompagner dans sa célébration. Monsieur aime la compagnie, c’est comme dans ses lectures, depuis longtemps, il ne veut plus les faire tout seul, remarquez que la solution n’est pas mauvaise, on n’est pas obligé de l’écouter.
Heureusement qu’il me supporte et que je peux écrire ce que je veux !!!
Musée d’Orsay - 62, rue de Lille - 75007 Paris - www.musee-orsay.fr
Galerie Claudine Papillon - 13, rue Chapon - 75003 - www.claudinepapillon.fr
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