Quatrième conversation
J’aime bien nos conversations, mais tu ne devrais pas les publier, tes lecteurs ne vont rien y comprendre, c’est intime ce que nous disons.
Rassurez-vous déesse, ce sont des amis, ils saisissent très bien la poésie et l’art leur est familier.
Mon pauvre artiste, si tu te crois poète, tu te fous dedans. Il faut que je te pousse pour que tu exaltes ma beauté, ma cruauté, ma sauvagerie…
Ça va n’en rajouter pas trop, je sais bien que vous n’êtes pas commode, mais n’exagérez pas, par moments vous êtes presque fréquentable…
Encore Paulo, fait moi des compliments…
Bon, dans un sens, vous les méritez. J’ai toujours pensé qu’Actéon n’a eu que ce qu’il méritait. L’histoire du hasard qui l’aurait précipité dans votre salle de bains, pardon dans votre grotte balnéaire ne tient pas debout, nous en avons discuté cent fois.
Je veux bien m’extasier, sans fin et sans peine, sur votre beauté surtout si de temps en temps vous me donnez un petit coup de main. Je ne suis pas un fanatique du travail et Tenebria étant absente, je suis un peu solitaire…
Je te vois venir avec tes jérémiades, tu n’as pas à te plaindre, fouille dans tes boîtes, j’ai hâte de voir quelle sera l’image d’aujourd’hui.
Je ne vais rien fouiller du tout, c’est Lydie qui me l’a envoyée et je suis certain qu’elle va vous plaire.
La Maison de Diane
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