Dix-septième conversation

Ah, Paulo, tu peux dire qu’avec ta Venus verrucosa tu m’as fait plaisir ! Hou, la vilaine, elle doit en faire une tête dans sa coquille.
J’ai bien aimé aussi qu’Odile refuse les pétales de rose qui appartiennent trop à Aphrodite, bien que je te soupçonne d’être pour quelque chose dans cette affaire. C’est une idée à toi…
Pas seulement, vous oubliez que la liberté du modèle existe et que dans ce cas, comme dans beaucoup d’autres, c’est un jeu que nous inventons, sans règles ni calculs.
Ô comme c’est intéressant de savoir tout ça…
Vous n’avez pas de problème, vous avez l’éternité devant vous, alors que nous, on traque notre liberté tous les jours, elle gêne, que dis-je, fait trépigner, faire des grimaces, se convulser nos petits pantins, heureusement pour nous, qu’il y a la possibilité du jeu, exactement comme les fleurs d’oranger en Grèce, pour Odile et pour moi…
Pardon je ne voulais pas te fâcher, continue.
Il n’y a pas obligatoirement de suite, on ne sait pas, on trouvera plus tard, ou pas. Ce sont peut-être les traces d’un glissement sémantique enfantin donnant les couronne des mariées comme faites de « fleurs dérangées », ou encore une autre version de la mariée « mise à nue », vous avez le choix…
C’est bien ce que je disais, c’est toi qui arrange ton petit théâtre…
Je n’arrange rien du tout, je vous invite à paraître sur une scène vide, une fois l’invitation lancée, je n’ai plus rien à faire.
J’ai mon arc et mes flèches.
Si vous voulez !
Et toi qu’as-tu ?
Vous.
Pas encore de commentaires. Soyez le premier.
Laisser un commentaire