Paul-Armand Gette

Vingt et unième conversation

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Raconte-moi autre chose que tes terreurs helléniques, d’autant plus que je n’en crois pas un mot.

Vous êtes aveugle ou quoi, je vous ai montrée la photographie, elle existe même si je ne savais pas qu’en faire avant de vous raconter cette histoire. C’est vous qui m’avez branché sur votre pays qu’en dehors de Minos j’ai bien aimé.

Vous avez parlez de la Méditerranée, que je préfère à l’ouest qu’à l’est du Rhône, et je vais vous demander de fermer vos jolis yeux. Je vais montrer et entretenir les admirateurs de mon œuvre de celle que vous avez beaucoup de mal à supporter…

Ah, je te vois venir, mais je t’en prie pas aujourd’hui, reste encore un peu près de moi, parle-moi des Nymphes si tu veux…

Quand vous faites votre ensorceleuse c’est alors que vous me foutez la trouille, je crains de devenir moins attentif, de me laisser aller…

J’ai vu sur ton bureau (que tu pourrais ranger un peu), une curieuse image à laquelle je n’ai rien compris.

Si maintenant vous essayez de comprendre l’art, je ne suis pas sorti d’affaire, ne comptez pas sur moi, je ne suis pas conférencière du Louvre ou d’ailleurs. Ce que vous avez vu est un effet de mes débordements…

Raconte, raconte Paulo, j’aime tes débordements surtout quand ils ne me concernent pas.

C’était un jour où je pensais aux bas blancs de Courbet…

Je ne savais pas que ton ami Gustave portait des bas blancs.

C’est un tableau qui s’appelle « Les bas blancs » et si vous faites votre gamine sans arrêt nous serons là encore demain matin…

Ô, oui

 

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