Cadeau 1

La liberté du modèle se déplace à nouveau à Sète. Enna va participer à la lecture Venus et les coquillages, Christelle et Joanna ont certainement quelques idées particulières.
Cette « liberté » fonctionne comme une scène, des personnages y apparaissent, jouent ce qu’ils ont envie de jouer en sortent pour parfois y revenir. Certains disparaissent à jamais, s’évanouissent littéralement, très présents pendant un temps, longtemps souvent, ils se dissolvent dans l’air aussi soudainement qu’ils sont apparus. Cette faculté d’entrer et de sortir ne s’embarrasse d’aucune règle, c’est là que réside sans doute la plus haute expression de la liberté, cette possibilité d’ouvrir et de fermer des espaces où plus rien ne régit les comportements des individus qui s’y situent et qui dispense de dire au revoir si on s’éloigne.
Cette scène, évoquée précédemment, n’est pas celle du théâtre, c’est ce lieu que je considère comme étant ob-scène.
Faut-il déplorer cette ouverture qui valorise l’intervenant ou faut-il continuer à considérer l’exercice de l’art comme la plus imbécile des solitudes ? Voici encore un beau sujet offert à la critique.
A quoi assistons-nous aujourd’hui sinon à un inventaire sans fin du formel au détriment de l’émotionnel.
L’art ne se porte pas plus mal qu’en d’autres temps, il est comme d’habitude encombré et comme d’habitude, peu sont capables d’y voir ce qui va perdurer juste le temps qu’il faut pour qu’il continue.
Je ne vous jette pas la pierre, je vous offre celle qui me fut donnée par Margit il y a quelques années.
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