Paul-Armand Gette

Cadeau 2

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C’est la liberté du modèle qui m’a toujours fait penser à un cadeau, c’est là aussi où en dehors de toutes manifestations festives officielles, il m’arrive d’en recevoir qui entretiennent un rapport très étroit avec cette situation. Souvent au cours de discussions, nous avons évoqué le fait que ces cadeaux ainsi que ce que j’appellerais volontiers « les hésitations du modèle » constituent une partie de l’œuvre qui est restée occultée.

Vous entretenir des « hésitations » nécessite impérativement que la parole soit donnée aux hésitantes (ants), ce qui me fait pour l’instant différer cet entretien.

Vous trouverez donc de temps en temps dans mes chroniques une courte rubrique intitulée « cadeau ». Certain, comme « la pierre de Margit » reste hermétique non seulement par le fait qu’elle me fut offerte, sa nature, sa forme, son dessin s’ajoutant pour en augmenter l’imperméabilité.

Celui d’aujourd’hui est ce que j’appellerais volontiers un cadeau surprise car il ne me fut pas offert directement. Bénédicte était revenue à Sète à ma demande. Le jour de son départ, regagnant ma chambre à la Villa Saint Clair, je découvris sa robe rose sur mon oreiller. Tout le monde pouvait saisir le sens de la robe et du lierre qui la couronnait, quant à la feuille de Potinia il s’agissait d’une chose concernant encore plus étroitement Bénédicte, la Villa et moi.

 

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