Paul-Armand Gette

Rencontre (suite)

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Le jour où j’ai parlé de « la ceinture de Vénus » à Mademoiselle Béatrice, j’ai sans doute voulu faire mon intéressant. C’était à cause de la sienne de ceinture dans laquelle elle promène ses cactus, ses araignées et je ne sais encore quoi d’autre !

Ces deux femmes, Aphrodite et Béatrice, sont bien étranges. La déesse des amours vu ce qu’elle arrivait à loger dans sa ceinture (les grâces, les charmes, les sourires enjôleurs…) devait avoir plus d’un tour dans son sac, enfin on était en pleine mythologie ! Mademoiselle Rilos n’est pas en reste dans son genre, elle joue sur un autre registre, elle serait plutôt nature et alors du côté d’Artémis. Les cactus qui, réchauffés dans son sein, se mettent à fleurir sont déjà bien surprenants, mais les araignées m’ont laissé rêveur. Cette maman « arachnide » couvant ses œufs d’où sortent des poussins à huit pattes dont elle croque allégrement quelques-uns pour se mettre en train me plongeait dans l’horreur d’une profonde nuit. Après tout, je suis un amateur entomologiste, un passionné des coléoptères et encore pas de tous, mon cœur bat pour les Carabidae, un peu moins pour les autres, quant aux araignées, je n’y comprends rien, je ne suis pas Adam au paradis terrestre, ce ballot qui pouvait mettre un nom sur tout ce qui bouge et même, sans doute, sur ce qui ne bouge pas. Ensuite, je me suis souvenu d’Arachné la tisseuse subissant la terrible colère de la déesse Pallas et j’ai compris que Mademoiselle Béatrice, redoutant pareille fin, faisait tisser sa toile par personne (ou araignée !) interposée. Elle m’avait emmené loin avec sa ceinture, elle doit être un peu magicienne quand elle ce promène avec sa boîte à malice et son sourire charmant.

Maintenant, je me demande ce qui pouvait bien apparaître quand Corinne libérait l’ardillon de sa ceinture ?

Voir http://beatricrilos.wordpress.com

 

 

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