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TN – Aujourd’hui qu’est-ce qui t’intéresse ?

PA – La même chose qu’avant, ce que je fais.

TN – C’est un peu court comme réponse. Pendant ton adolescence, tu fus passionné pour l’entomologie et quelques autres sciences et quand tu parles de ce que tu fais en tant qu’artiste très souvent tu évoques des recherches. Ça veut dire que tu fais la même chose qu’avant ?

PA – Pas tout à fait, mais presque. La passion est identique. Quand on parle de « froideur scientifique » on se fout dedans. Je n’ai jamais cherché la distance, je colle à l’espace de mes sujets, ce qui me fait dire que je suis « terre-à-terre » et je crois que l’art est bel et bien un espace de recherche, sinon il ne constituerait qu’un petit gratouillis superficiel, ce qu’hélas il est trop souvent.

TN – Tu es bien sévère et prétentieux ce matin…

PA – Non, je suis lucide et j’aime bien discuter avec toi.

TN – Revenons à ma première question. Si tu veux, je peux te la poser autrement. Qu’est-ce qui est capable de te faire bouger ?

PA – Tu connais très bien mes sujets, donc tu as ta réponse. Quand j’ai commencé à m’occuper de ce que j’ai appelé « les lieux restreints », je ne faisais que poursuivre ce que j’avais fait en entomologie et je n’ai pas changé d’orientation depuis qu’au début des années 70 Nathalie devient la première petite fille modèle. Cette année mes rencontres avec Christelle, Enna, Joanna sont restées très intimes. Dès qu’il s’agit de modèles l’art ne propose pas d’autres solutions, si tu t’éloignes, le modèle disparaît ! Les espaces spatiaux ne m’intéressent pas, dans tous les cas, ils sont trop loin.

TN – Sauf quand tu abordes le paysage.

PA – Ah celui-là parlons-en. Avec mon 0m, je me suis bien moqué de lui. Que veux-tu, je suis un homme des lisières, aimant m’y tenir, je n’en suis jamais très loin.

TN – J’ai déjà entendu cette chanson, elle est bien pratique, elle te permet d’échapper à toutes explications.

PA – Je n’ai rien à expliquer, je montre le résultat de mes recherches un point c’est tout. Par contre je parle abondamment des circonstances dans lesquelles elles se déroulent et des émotions qu’elles suscitent en moi, c’est sur ce point que les arts se différencient un peu des sciences, les scientifiques sont plus timides ou moins exhibitionnistes, comme tu préfères.

TN – Je crois que c’est plutôt parce que le public ne comprend rien à ce qu’ils racontent.

PA – Bien vu et quand l’art le dérange, il ne veut ni entendre ni voir. On arrive au même résultat.

 

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Une réflexion sur «  »

  1. Chatte en chien de fusil emboîtée. Orgasme en coin dans la petite heure d’un champ de maïs. A couilles perdues la peau du dard au radada se tend. Rodéo endiablé. Cramponnant chaque fesse l’homme les fait claquer. A califourchon il aspire le jus de peau lisse puis de sa langue touche le clitoris à moue bandeuse. Ses doigts biscottent puis la langue sirotante épelle les plis des lèvres ( seule la brute sans prémices fourrage et fourre sans sexe-poser plus que ça). Bien léché à force le nœud lâche. Franchies les ronces de plaisir les mains peinent au panier. L’oiseau ayant joui sa noblesse de viandes n’est plus que d’amuse-bouche. Il ne peut être mangé tout cru. Sauf à attendre.

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