Deux questions-réponses

anar blog

1 – Que vais-je faire maintenant ?

Ben, continuer pourquoi pas, comme je l’ai toujours dit pour « passer le temps », enfin le mien car faire passer celui des autres c’est un peu plus difficile.

La liberté du modèle dépasse mes propres interrogations, sans doute à cause de tous ceux qui s’acharnent à nous abuser. L’art n’échappe pas aux grandes guignolades des politiques, ils y vont à la pêche avec des appâts bien grossiers et ça marche. Une villa par çi, un petit ruban par là, on ne peut pas refuser, il faut bien vivre. Je n’ai jamais été très ambitieux avec mes ambitions libertaires en les proposant aux modèles.

Libertaires ?

Ah, on ne dit pas « libertaires ». Libertines alors ?

Bof !

Non plus, libératrices peut-être ? Vous ne savez pas ! Bon je vais mettre les trois, c’est bien beau « des ambitions libertaires, libertines, libératrices, sauf que c’est un peu complexe comme programme.

J’aurais bien aimé faire mieux, enfin je me suis dit que j’allais commencer par ça. C’était à portée de la main, je pouvais tenir les promesses faites ou essayer. Si jamais je réussissais, on allait se régaler. Sauf que l’art n’est pas un gâteaux ce qui est bien dommage. Surtout pas de réjouissances, la période ne s’y prête pas, le chiant est de rigueur et l’on peut dire qu’aujourd’hui la ration est copieuse.

2 – Il paraît que Birnbaum a raté la Biennale de Venise ?

Tu peux le dire, mon Paulo, mais quelle idée idiote de vouloir demander aux artistes de « Making Worlds ». Il est devenu dingue le mec, au nord le froid, lui a congelé les neurones et au sud l’humidité pourrie de la lagune l’a fait entrer en déliquescence, il fume la moquette ou quoi. Avec un truc pareil, c’est normale qu’elle soit nulle la Biennale, c’était couru d’avance. Celle-ci ou les autres c’est cuit depuis longtemps. Les artistes ont déjà bien du mal à faire de l’art alors tu parles avec les mondes c’est la cata. D’ailleurs on s’en fout des mondes, on a bien assez de problèmes avec le nôtre, pas la peine d’en faire des nouveaux. Regarde, Paulo, chaque fois c’est le bordel intégral…

Tu es bien grossière, ma chère Etrusque ravissante. Si tu continues, la crise cardiaque te guette, calme toi je n’ai pas envie de te perdre.

C’est de ta faute, c’est toi qui a posé cette question stupide à propos de la Biennale. Au fait pourquoi parler de ce « currator » chef d’orchestre mirobolant des fabricants de mondes ?

Parce tous ces gens qui s’occupent de l’art font trop de bruit…

Oufa, je te l’ai dit cent fois, va te coucher Paulo.

Une réflexion sur « Deux questions-réponses »

  1. Moi aussi je m’ennuie la plupart du temps…
    Libertaires, libertines et libératrices sont des ambitions amplement suffisantes, ces trois mots me passent souvent dans la tête aussi mais ne descendent que raremement par la moelle épinière parcourir le reste du corps, dommage.
    Quand à Venise, losque j’y suis allée ne restait que des socles, on venait de démonter la biennale et cela n’a rien enlevé au plaisir. Les grandes dames se suffisent à elles mêmes non?
    Je suis en congé et j’espère un nouvel article tous les matins: au boulot Paulo!

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