Paul-Armand Gette

Critique

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Avec la baisse des tirages de la presse écrite, on assiste à la sclérose de la forme de critique qui pouvait s’y répandre. Je n’en suis pas triste, au contraire, que cette faible caricature soit en voie de disparition ne peut que me réjouir. Qu’un journal du soir remplace une dame qui parcourait le monde en s’écriant devant tout « c’est nul à chier » par un monsieur qui se mire dans le cuir de ses chaussures anglaises, n’est pas fait pour me plaire, j’en viendrais presque à regretter la dame.

Que tout un chacun ai le droit d’aimer ou pas ce que les artistes montrent est heureusement encore possible, d’en informer les populations génère un bruit de fond déplaisant et pour tout dire le sentiment de ses bavards, on s’en fout. Ils ramènent l’art au niveau d’un match de foot ou d’une vente aux enchères et ce n’est certainement pas lui rendre un grand service.

Les expositions tralala genre Paris et les autres des années 70 ou les biennales qui se répandent  avec la vélocité d’une grippe aviaire ou porcine contaminant bientôt chaque village ne constituent pas des réponses à des questions que personne n’a envie de poser. Quand trop de mains essayent de se glisser subrepticement sous les jupes de l’art pour s’y livrer à on ne sait trop quel commerce, ce n’est pas lui qui s’enrichit dans l’affaire. Je ne crois pas qu’il gagne quoique ce soit à s’étaler sur la place publique, il est vrai que je ne crois pas à grand-chose !

Les grands musées sont semblables à des cavernes de voleurs étalant aux yeux de tous le résultat de siècles de rapine, alors foutez nous la paix avec le respect de la propriété quand on fauche un croissant. Tous sont devenus des entreprises, rendement oblige.

Les Anglais disent que s’ils n’avaient pas volé les fresques du Parthénon, elles n’existeraient plus. Par contre, je pense que si la famille Dodgson n’avait pas détruit les photographies des petites filles nues prises par le Révérant, on pourrait savoir ce qu’elles avaient bien pu accepter de lui montrer. Voici au moins deux très intéressants sujets de discussion concernant la seule Angleterre, l’un à propos d’une hypothétique disparition, l’autre d’une réelle.

Drelin drelin

Paulo, tu te fous dedans. Ce que tu racontes c’était avant, ça n’intéresse plus personne et tu mélanges tout comme d’habitude art, littérature et je ne sais quoi, d’ailleurs aujourd’hui les musées ne volent pas, ils achètent.

Bon, tu as raison, je me tais, mais d’autre part la photographie n’est pas de la littérature…

Je voudrais t’y voir avec une biennale sur le dos…

Tu ne verrais rien du tout, ma cocotte chérie.

Je t’en prie, pas de familiarités s’il te plaît. Au lieu de râler essaye d’imaginer une exposition selon tes rêves, et pas une arrangée spécialement pour que tu puisses y fourrer tous tes chers sujets.

Je te vois venir, tu veux me piquer mes idées, mais je ne dirais rien, ce n’est pas mon métier et j’ai déjà donné dans ce genre de sport.

Au fait, c’est quoi ton métier ?

 

 

1 commentaire

1 Commentaire

  1. goupil 22/07/2009 16:13

    Mon cher Paul armand

    j’aime beaucoup les plis de la chemise du modèle et les moulures de la menuiserie devant elle. Les uns m’évoquent de longues marches dans les Pyrénées, les autres bien d’autres choses…
    A bientôt
    x.

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