Paul-Armand Gette

Archive pour septembre, 2009

Après une si belle démonstration…

mer blog

…je reste tout éberlué. Mes rapprochements, mes glissements, mes enchaînements me confortent dans l’idée que j’ai des rameaux phylétiques. Elle avait raison l’élève qui disait à ses copines y fout rien ce type ! Quand nous étions au bord de la falaise d’Etretat et je fus ravi de l’entendre, elle apportait la confirmation qu’il n’est pas nécessaire de foutre quoi que ce soit. Comme cet été, je regardais la mer ce qui est toujours une plaisante occupation. suite

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Comment on en arrive à la pratique critique du dessin !

dessin blog

 

Je n’ai pas de théorie de l’art, juste une conception que je pense être de situation. Hors de cela, j’ai appliqué un système très simple basé sur le glissement et le rapprochement dont le point de départ est constitué par mes goûts. Donc pas de stratégie ni de programme, juste cette position d’attente que j’ai déjà souvent évoquée. suite

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La voici !

Rosa_r. blog

 

Sa couleur est surprenante, son parfum puissant sans être entêtant, les pétales froissés comme une soie portée. Ce dont je n’avais pas pris conscience ce sont les enchaînements qui se sont produits cet été à la vitesse d’une flamme le long d’un trait de poudre. Sans doute ne pouvaient-ils pas se produire avant, il y manquait quelques éléments qui en bloquaient la propagation, un coupe-feu qui empêchait l’embrasement et tu as sans doute raison de dire qu’ils n’intéressent personne, que l’art ne se préoccupe pas de ce genre de problème, que seul le résultat compte. Et pourtant… suite

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Non, non, à moi, au secours !

rosa_rugosa blog

 

Pardonnez-moi j’étais en train de faire un cauchemar. J’avais 12 ans et c’était la rentrée.

Ouf ça va mieux, j’ai arrangé ma vie autrement, je ne rentre plus, je reste constamment dehors. Je redoute pourtant d’entendre encore et encore les abrutis me parler de travail. Je me suis absenté, j’adore cette expression sans bien savoir comment il faut procéder pour arriver à être absent, enfin je n’étais pas là où je me trouve d’habitude. J’en ai profité, j’ai fini mes pages d’écriture pour mon prochain livre et j’ai consacré le reste du temps aux Menstrues de la déesse sur la plage et vous n’allez pas y couper, je vais vous en entretenir car il s’en est fallu d’un grain de sable que je passe à côté de ce que j’aurais dû voir depuis longtemps… suite

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Réflexion un peu triste (comme le jeune homme du train !)

Les aléas d’internet vous ont privé de ses savoureuses réflexions. Les voici avec un peu de retard, ce sera à vous de les remettre à la place qui est la leur !

Tu aimes bien faire l’imbécile ?

Oui, oui, « faire » comme tu dis.

J’apprécie beaucoup le proverbe chinois qui dit que l’imbécile regarde le doigt qui montre la lune, moi aussi, je préfère le doigt, la lune je m’en fous, c’est trop loin, alors que le doigt….

Quand tu t’y mets tu es imbattable. Parle-moi d’art, tes histoires de doigts, je vois trop bien où tu veux en venir.

L’art n’a pas plus disparu que la mer sur la plage, il perdure malgré les comportements intempestifs d’une société qui rêve sa mise au pas et qui n’hésite devant aucun moyen pour y parvenir. Elle, qui a privilégié la poudre aux yeux, l’agitation fébrile et le batelage ne pouvait que lui porter les coups les plus vicieux. Les artistes n’ont rien vu venir ou n’ont pas voulu voir la mise en place d’un système de marchandisation dont ils ont sans doute espéré profiter alors que son seul but était la rentabilisation financière des institutions culturelles. J’ai précédemment émis des doutes sur cette conception qui ne respectait ni la liberté d’accès des individus à l’information, ni celle de l’art. Concernant la première, je critiquais l’ensemble de l’enseignement donné dans les écoles  et pour la seconde la main mise des commissaires sur les expositions sans oublier les coups fourrés dans le genre des poursuites engagées contre les organisateurs de la manifestation bordelaise intitulée Présumés innocents. Là il semble qu’ils soient allés un peu loin et qu’ils vous ont réveillés. Je n’appelle pas à faire sauter l’édifice, il s’écroulera bien assez vite tout seul, mais dans le silence assourdissant de l’acceptation moutonnière des contraintes qui se font lourdes on aimerait bien entendre les quelques sons qui, sans être obligatoirement ceux du canon, prouveraient que nous existons encore. Encore un petit effort.

Tout n’est pas perdu, mais à force de faire le jeu de ce qui nous détruit, la reconquête des territoires perdus devient de plus en plus difficile. A vouloir vivre des institutions, on en devient le valet, à flatter outrageusement ceux qui organisent votre vie on perd sa liberté. Il faut choisir, mes chers collègues, à force de lécher la main qui vous nourrit d’une soupe insipide, on perd ses dents.

Je connais par cœur ce que vous allez dire, que la vie est difficile et qu’il faut profiter de ce qui vous est offert. Profiter tant que vous voulez, mais ne faites pas le jeu de ceux qui n’ont qu’un objectif celui de nous domestiquer. Faites gaffe mes mignons, vous allez vous retrouver avec un gilet rayé sans même vous en apercevoir. Nous allons reprendre le chemin des interdits absolus et pour bientôt la recommandation salvatrice placardée à l’entrée de nos expositions :

NE LAISSER NI À LA PORTÉE, NI À LA VUE DES ENFANTS

RÉSPECTER LES DOSES PRESCRITES

 

 

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