Paul-Armand Gette

A propos de papillon

Hui Kiang blog

 

La difficulté, c’est de ne pas se fabriquer son petit centre du monde personnel. Cela dit on n’est pas beaucoup plus avancé sauf que ce qui nous entoure va se trouver au premier plan et nous empêcher de voir le reste. Alors que si on retourne la lorgnette, on reste sur place, mais tout diminue ! Naturellement vous aussi vous en prenez un coup, vous devenez le centre de rien du tout. C’est un moyen très efficace pour élargir votre horizon.

Qu’est-ce que tu racontes comme conneries quand tu t’y mets ; tu ferais mieux de réfléchir à tes chers sujets puisque tu as décidé un jour de faire l’artiste.

Tiens te voilà revenue, tes vacances sont finies ? Mademoiselle est de retour, tu es le contraire des hirondelles, tu reviens quand elles partent et tu ne trouves rien d’autre que de me faire des remarques désagréables en plein milieu de la nuit. Sache, ma très chère Tenebria que l’intérêt que je porte à mes sujets est toujours aussi grand et que malheureusement je n’ai pas aussi souvent que je le souhaite l’occasion de les traiter.

Tu n’as pas l’air d’être trop privé de ce côté. Tu as passé le mois d’août à t’occuper des menstrues de ta chère déesse, tu as photographié, je ne sais pas combien de tes collaboratrices comme tu dis. Le reste du temps Monsieur lit, finalement tu fais rigoureusement ce que tu veux, ah j’oubliais tu râles et pas qu’un peu.

Je sais bien que mes « râles », comme tu dis, n’ont pas plus de portée que le dernier souffle d’un papillon à l’approche de l’automne, mais je trouve que nous sommes devenus un peu trop mouton et j’ai l’avantage de râler sans couleur politique à moins que l’on puisse dire que je râle « noir », mais tout le monde sait que le noir n’est pas une couleur, alors j’ai raison et tout va bien …mal !

Qu’est-ce que ce papillon vient faire dans cette histoire ?

Je ne sais pas. Je les rencontre parfois, alors je les photographie que ce soit dans les cheveux de Hui-Kiang, de Laurence ou sur les fleurs.

Et qu’en fais-tu ?

Généralement rien, mais on ne sait jamais.

 

 

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