Chambre N°5, Hôtel Burrhus, Vaison-la-Romaine


Je vous avais annoncé mon passage dans la chambre N°5 de l’Hôtel Burrhus à Vaison-la-Romaine.
C’était une chambre ouverte comme il y a des portes qui le sont parfois. C’est-à-dire que la porte de ma chambre n’était pas ouverte comme l’étaient celle des surréalistes qui espéraient une visite nocturne, elle était ouverte le jour, fermée la nuit !
Pendant trois jours, j’ai regardé les gens entrer avec sur le seuil un mouvement d’hésitation dû au lit défait qui leur accrochait l’œil. Une chambre d’hôtel, c’est déjà intime, que dire d’un lit dont les couvertures rejetées offre au regard des draps froissés sinon qu’il est capable d’ouvrir la porte, c’est le cas de le dire, de l’imaginaire le plus plat.
La chambre N°5 était le résultat d’une scénographie, dans un musée elle aurait semblé idiote, alors qu’à sa place, dans l’hôtel, elle était des plus dérangeante. Tout y conduisait le public vers l’intimité et dans la salle de bains, la petite culotte traînant sur la tablette du lavabo ne faisait que renforcer ce sentiment.
Et l’art me direz-vous ?
Je pourrais répondre, que vu le contexte, il y était.
Addenda
Je reçois une demande impérative de Tenebria Lupa m’enjoignant de publier la note que vous allez lire :
« Alors là tu exagères, tu profites de mon absence pour faire n’importe quoi. Tu oublies mes origines (je suis Etrusque moi) et tu les insultes en allant traîner à Vaison-la-Romaine comme je le découvre en consultant ton blog. J’ai bondi et suis allée incognito voir ce que tu faisais là bas et je ne te félicite pas, si encore tu avais été tout seul j’aurais passé sur cette incartade, mais je suis loin de te pardonner les 32 chambres que j’ai visité. Je ne m’occuperai plus de toi si tu continues à te fourrer dans de pareilles galères !»
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