Cranach blog

Pour celles et ceux qui liraient mon feuilleton dominical à l’heure de la messe, (www.hapax-magazine.fr), je reviens sur les Nymphes à la fontaine de Lukas Cranach qui sont en réalité des Artémis au repos. En 1986 nous étions arrivés avec Bernard Marcadé à la conclusion que la plupart de ces tableaux représentaient une dissociation du soulagement de la déesse, les sources figurant près d’elle évoquant sans ambiguïté une miction. A notre connaissance les historiens de l’art n’ont pas tenu compte de nos observations.

Me voilà donc dans l’obligation de rafraîchir les mémoires en revenant sur un sujet qui bien qu’apparaissant par-ci par-là chez les artistes ne semble pas susciter beaucoup d’enthousiasme dans le public et pourtant si certains l’ont galvaudé beaucoup y ont apporté sensibilité et finesse dont on retrouve les traces jusque chez Monsieur Marcel.

Au cours de mes nombreuses conversations avec Artémis, la déesse m’a fait part de son admiration pour le contemporain de Luther qui, s’il s’est permis de la représenter nue ou couverte de voiles d’une extrême transparence, l’a toujours fait avec une délicatesse que ne lui témoignent jamais les stupides chasseurs qui ne rêvent que de la surprendre au bain.

Une autre fois, je vous en dirais peut-être plus, pour vous faire prendre patience regardez cette image que j’ai très légèrement coloriée. Tout y est, la déesse naturellement, la source, les cerfs, l’arc, le carquois plein de flèches et les deux perdrix.

Bonne chance, à partir de là racontez-vous des histoires.

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