Archive pour avril, 2010
L’Apothéose au Château! Une succession qui pour une fois n’est pas secondaire

Te voilà revenu après ton tour extérieur, tu avais envie depuis longtemps d’échapper à la lourdeur de ton climat national et moi qui suis une étrangère je te comprends, il est irrespirable. Tu n’es pas sorti d’affaire pour autant, Tu t’es embarqué un peu inconsidérément dans cette histoire autour de Casanova, je sais que tu n’as jamais aimé le Vénitien, tes goûts te portent plutôt du côté du marquis. Tu as pris tes précautions en disant que tu allais t’occuper de la séduction des femmes et là tu n’as pris de grands risques c’est ton sujet habituel. suite
3 commentairesTomoko Sengoku ou le mystère de l’obscur

Entrant dans la salle où sont exposées ses œuvres récentes la première surprise vient de la manière dont l’artiste a choisi de les éclairer, elle renverse nos habitudes solaires en faisant la lumière caresser les images de bas en haut. Vite nous apercevons que nous ne sommes pas en présence d’une énième et ennuyeuse prestation monochrome, mais qu’un regard prolongé est nécessaire pour pénétrer le mystère des espaces qui nous sont proposés.
Dans une vie où la vitesse est devenue une obsession au combien fatigante, Tomoko Sengoku a inventé un moyen de ralentir le regard pour lui donner le temps de la contemplation. C’est alors que nous arrivons à entrer dans l’obscurité qui nous est montrée que ce soit celle du jardin, de la forêt ou d’une étendue d’eau.
Ce ralentissement du temps lié à la finesse des sujets ouvre les portes d’un espace dont on a nulle envie de s’échapper.
P.A.G.
Que voir à Paris ?

Une seule exposition, mais quelle exposition. La rétrospective Philippe Perrin à la Maison européenne de la photographie, vous cueille à froid et pourtant que de tendresse derrière toute cette violence, mais aussi quel talent. Après le salut à Arthur Cravan de ses débuts les objets hors normes vous sautent à la figure, la bague, la lame de rasoir plantée dans son tas de cocaïne et les balles ! Ah, les balles, la mort étincelante en splendeur dans sa puissance absolue. suite
3 commentairesVous avez dit Artemisia ?

Monsieur insiste et joue les obstinés, à peine sorti de ton château te voilà en train de nous donner ta musique préférée au pays de Rubens. Dans la citée des diamants tu ne caches pas tes intentions, tu annonces la couleur sans ambiguïté, les Menstrues de la déesse s’étalent sur ta carte d’invitation surmontant il est vrai ton emprunt à Lukas Cranach le Fontis Nympha sacri somnum ne rumpe quiesco que tu avais, entre autre, installé dans les toilettes du MNAM à Paris lors de l’exposition « Féminin masculin », tu t’imagines peut-être que les gens s’en souviennent. Nous voilà beau avec tes subtilités que tu es le seul à comprendre, heureusement que je suis là, sans moi tes allusions ne dépasserais pas ton entourage, et encore ! suite
1 commentaireHistoire de figue!

Tu m’as fait courir à Issoudun pour t’entendre parler de Leonor Fini et maintenant je viens de te voir refaire L’apothéose des fraises avec Tomoko dans la Salle des Gardes du château de la Roche Guyon. Je me suis demandé pourquoi tu avais changé le décor, vous avez officié devant la figue du Mas d’Azil qui remplaçait ton Aphrodite à l’Ailanthe. Est-ce encore une de ces « variantes » dont tu es coutumier mais je dois reconnaître que votre « célébration » était ainsi on ne peut plus explicite. Tu as beau nous raconter que Tomoko adore les figues, je vois bien où tu veux en venir et je me demande bien par quoi tu vas remplacer la figue la prochaine fois. suite
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