Descente Languedocienne et Roussillonnante

A ta santé (1)

Didier Trenet

Vanille

Paul-Armand Gette

Mon cher Paulo,

Après Beauvais tu m’as fait galoper dans le Sud pour voir ce que tu as installé pour l’été et si ce n’était l’étrange passion que j’éprouve pour ta personne, je serais loin de te pardonner cette manie que tu as de courir partout. Je comprends toutefois qu’à l’appel de ton ami Didier Trenet tu te sois précipité à Alès pour dessiner sur les murs du musée votre Apologie de la distance et mettre dans une vitrine votre Cendrillon l’après-midi.

Elles sont mignonnes tes culottes, enfin pas les tiennes celles de votre Cendrillon. La rose vif avec ses petits rubans et la rose pâle portant d’émouvantes traces. Je te soupçonne d’ailleurs d’en être l’auteur, ce serait alors un effet de l’art et non de la Nature. Elle devait être un peu fée votre Cucendron pour mettre les serpillières dans cet état.

Ah, je me suis laissée emportée, c’est Didier qui les arrange de cette façon, je crois me souvenir que vous vous étiez déjà accoquinés en 1996 quand à Thiers vous nous avez embarqués dans Le passage des fées, donc vous n’en êtes pas à votre coup d’essai. Tournicoton, tournicota, vous êtes de drôles de loustics et comme j’ai entendu Gérard Lapalus le dire le jour du vernissage quand vous êtes ensemble vous y allez fort. J’ajouterais volontiers que vous y mettez de la finesse, mais je ne voudrais pas que vous montiez le bourrichon en me lisant.

La chaleur accablante adoucissant mon caractère je dirais encore qu’il aurait été dommage de ne pas profiter de ce qu’offre Le Goût de la Souillon (Cécile Hesse et Gaël Romier), un goût qui a lui seul vaut le déplacement. Donc tu es pardonné, mais à l’avenir il faut que tu fasses attention.

Dans ta chronique « La chaleur tue », tu évoques vos rencontres à Alès, il y en a une que vous auriez pu ajouter c’est celle d’un des dessins de Didier que tu possèdes et tes photographies d’un pubis (vanille et roses !) qui montrent bien votre goût commun pour les plaisirs de la bouche. Puisque vous l’avez oubliée, je vais m’en servir pour illustrer mon texte et ne venez pas me casser les pieds avec vos droits d’auteurs !  Merci quand même, mes chers artistes.

Tenebria Lupa

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