Archive pour décembre, 2010
Constatations et bons vœux !

Ce fut l’année des occasions manquées. La Mostra fait comme Venezia, elle s’enfonce dans la vase de la lagune. « Conversations intimes » au Musée des Beaux-Arts de Beauvais passa complètement à côté du sujet. «Casanova forever » fut une manifestation poudre aux yeux bien dans l’esprit du temps, la séduction aurait été un meilleur sujet, peut-être un peu plus difficile à traiter. A l’automne, le MNAM arriva à édulcorer l’œuvre de Nancy Spero, ce qui est un tour de force, par contre l’exposition Arman fit abstraction des querelles familiales et des habituelles fantaisies chères aux architectes d’intérieur. Une exposition consacrée à Brion Gysin vit le jour à New York, elle sera ensuite reprise à Villeurbanne et ne viendra pas à Paris, merci au MAMVP qui a reçu la presque totalité de l’œuvre en don il y a 25 ans et n’arrive pas à se décider de la faire sortir des réserves. suite
1 commentaireLes limites de la mesure
L’affolement des artistes face à l’actualité est un bien triste spectacle. L’objet n’est même plus mis en situation critique, il est devenu le matériau qui croit-on se suffit à lui même d’où l’épouvantable monotonie de ce qui nous est proposé y compris quand cet objet est la peinture ou une faible gesticulation dans les performances qui se multiplient. suite
Pas de commentaireEn regardant par la fenêtre
M’étant beaucoup penché sur les « fantômes » au cours de l’été j’ai l’impression d’en voir autour de moi, non pas ceux qui hanteraient mes nuits, mais ceux qui me semblent « largués » avec sur le visage un air de désespérance et une allure un peu flottante. Peut-être suis-je en train de m’inventer des histoires sans les croire vraiment, l’ère des salopards se porte bien et n’épargne pas plus les arts que le reste. Quant à moi, mon blog et mon feuilleton m’apportent la distraction nécessaire pour rompre la morosité du quotidien. Pour le temps qui reste je vais devoir me bricoler quelques belles raisons de ne pas m’engloutir dans les marais de l’indifférence sans savoir si Mademoiselle de Scudéry les avait prévus dans sa cartographie sentimentale. suite
2 commentairesEn avance d’intentions

Emporté par mon élan, j’ai déjà écrit mon texte de fin d’année ! Je veux bien précéder l’actualité, mais trop c’est trop, il me faut donc combler le temps qui nous sépare de ces abrutissantes festivités pour ne pas vous laisser sans lecture trop longtemps. Rassurez-vous je ne vais pas vous entretenir des pirouettes de nos silhouettes détestées, ni de l’épuisement des thuriféraires du rien du tout, pas plus que du prix de la morue salée que l’on ne trouve plus guère sur le marché. suite
Pas de commentaireTenebria prend la parole

Je ne pensais pas si bien dire. Qu’as tu fait pour arriver à ce beau résultat ?
Je l’ai bien observé, ton lamellibranche, tu te moques de moi. Je ne suis pas idiote ni aveugle, sur la coquille il y a ton Fucus et ton Ulva et ce n’est pas toi qui les as ajouté. Tu suis tes propres conseils, non seulement tu prends ton temps, mais tu le perds. Où vas tu aller avec tes enchaînements et où veux-tu nous emmener ?
Je vais te le dire : Nulle part mon joli et je t’entends déjà rigoler. suite
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