Paul-Armand Gette

Archive pour janvier, 2011

A propos de cerises (suite)

J’aime beaucoup que ces sujets qui semblent épuisés ressurgissent même longtemps après. Pas la peine de chercher furieusement la diversité et la nouveauté elles existent à l’état latent et font surface quand on s’y attend le moins. Le temps de leur disparition les a enrichi, elles sont à peine reconnaissables sinon que les cerises sont toujours des cerises, ce sont les situations qui ont changées. C’est comme l’art, il perdure quelques soient les intentions que nous avons de l’utiliser. Les uns vont le vouloir « pour tous », les autres « pour chacun », les deux faisant erreur même si ces conceptions avant tout politiques s’opposent. Dans les deux cas je retrouve une volonté dirigiste qui se moque de la liberté des individus d’en user come ils l’entendent. Je préfère le présenter comme une constante liée à notre espèce. Une constante qui se manifeste au travers de médiums qui se diversifient plus que ce qu’ils montrent alors que la tendance est à les privilégier les uns par rapport aux autres, les derniers surclassant soit disant les précédents. Loin de moi l’idée de les condamner, mais je trouve un peu naïf (ou bassement commercial !) le fait de les faire entrer en compétition. Je me suis toujours réjoui de pouvoir utiliser ceux qui sont apparus dans mon temps, la photocopie me plait beaucoup ainsi que les images numériques sans que je déteste l’argentique, je pense que la qualité de l’outil doit être appropriée au résultat attendu sans que j’aille jusqu’à béer d’admiration devant les pinceaux de Watteau ou le marteau de Phidias.

Vous voyez que les cerises mènent à tout !

Oh ciel, j’allais oublier l’attention que je portais aux noyaux de cerise en 2005 je crois, je les trouvais très vulvaires en les regardant attentivement après les avoir débarrassés de leur pulpe sucrée par une longue action de la langue et des dents. Je me livre aujourd’hui à nouveau à l’observation de ces minuscules sexes de fées si bien cachés que personne n’a jamais dû les regarder. J’espère qu’elles ne seront pas fâchées.

Pas de commentaire

Le temps des cerises

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C’est peut-être un peu tôt pour vous en parler. En l’attendant vous pourrez toujours vous le chanter en espérant qu’il revienne. Il est vrai, qu’aujourd’hui la rapidité des transports vous permet d’en profiter toute l’année simplement en les payant un peu plus cher, ce qui n’a rigoureusement aucune importance puisque travaillant plus vous gagnez plus avec pour inconvénient de ne plus avoir le temps de profiter de celui des cerises et des autres aussi. suite

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Complément de vœux

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Ah mes petits agneaux comme disait le ravi de Nazareth, donc mes petits agneaux, le temps qui passe ne vous améliore pas. Au contraire il me semble  que vous réagissez de moins en moins.

Tenebria me dit que c’est le froid qui vous engourdit, moi je veux bien, dans ce cas j’attends le printemps avec un faible espoir, peut-être que la montée de la sève vous procurera l’énergie nécessaire pour que l’on puisse à nouveau entendre le son, non pas du canon ce serait trop demander, mais au moins celui de votre voix.

La soupe qui vous est servie n’est même pas bonne, alors de temps en temps, jetez la sur la gueule qui vous la sert, je vous assure que souvent ça donne de bons résultats. Essayez, ne serait-ce qu’une fois, c’est vous qui tenez les rênes, tirez un peu dessus et les bourriques que vous avez placées en tête d’attelage vont avoir une trouille noire et venir vous manger dans la main. Bon, on n’en demande pas tant, leurs bouches dégueulasse dans vos jolies petites mains d’artiste, quelle horreur !

Je m’adresse plus spécialement à vous, mes chers collègues, gardez vos boutonnières propres, n’allez pas aux distributions des prix vous avez passez l’âge et vous n’êtes  par encore des bestiaux aux concours agricoles, enfin je l’espère. Malgré tout portez vous bien en 2011, on n’en demande pas plus!

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