Echange de correspondance


Paulo,

Tu as du culot de nous refaire le coup teinture/peinture. Marcel nous l’avait déjà fait, il avait même ouvert une teinturerie à New York. Qu’est-ce qui vous prend à Parigi, vous ne pouvez pas lui foutre la paix. C’est comme l’autre tordu qui refait la boîte en valise en plus léger (sic !), non mais ça va pas la tête. J’attends des explications et rapidement en plus.

Tenebria, qui n’est pas certaine de vouloir t’embrasser, voyou.

Cara Bellissima,

Tu exagère de me faire une pareille sortie, comme si ça ne suffisait pas que je sois obligé de vivre ici dans une atmosphère délétère, il faut que je subisse ta colère. Ma parole tu deviens pire qu’Artémis ! Loin de moi l’idée de piller qui que se soit, quand à l’autre tordu, comme tu l’appelles, je te prierais d’être un peu plus aimable avec un individu que je n’ai aperçu qu’une fois de loin, dont j’ignore tout et qui ne m’intéresse pas . Te voilà éclairée, je l’espère.

Je connais très bien l’aventure de Duchamp, quand avec un ami, il ouvrit une teinturerie, mais moi je n’ai rien ouvert du tout, je suis bien trop paresseux pour cela. J’avais envie de papier rose pour évoquer les sucs de la nymphe ou des nymphes si tu préfère, ou de toi pourquoi pas et je n’allais quand même pas, pour une envie si intime, aller acheter un papier quelconque à la boutique du coin.

Comme je l’ai toujours dit, c’est nous qui payons les institutions alors pourquoi pas s’en servir. J’ai donc demandé à l’une d’elles si je pouvais y obtenir un peu d’aide et j’en ai trouvé une bien aimable. Tu vois que ce n’est pas bien compliqué et que je ne refais rien contrairement à ce que tu me reproches. Après les cerises, je pense que le suc des Nymphes coule de source ne crois-tu pas ? Tu sais très bien que je suis un amateur de fluides en tout genre, je n’ai quand même pas besoin de te faire un dessin

Alors, calme toi et ensuite tu regardes le résultat de mes trempages, j’espère qu’ils feront tomber ta colère.

Bon, tu as raison, mais avoue que parfois tu exagères, quand on te demande « Que prévoyez-vous ? » tu réponds rien du tout. Il me semble que d’ici je t’entends rigoler et si on veut connaître l’endroit de ta prévoyance, Monsieur  récidive avec un n’importe où. Moi je veux bien, mais c’est où n’importe où ?

Partout !

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