Paul-Armand Gette

Archive pour mars, 2011

Ah, la photographie !

Raoul Hausmann et Man Ray avaient sortie la photographie des mains des photographes, ensuite il fallu attendre les années soixante pour que Edward Ruscha ouvre en grand la porte de la prison où les abrutis de la chambre essayaient de l’enfermer. Aujourd’hui la critique arrive au petit pas et s’aperçoit enfin  que depuis 50 ans les artistes ne font plus de la photographie de photographe.  Bravo, bravo, applaudissons à tant de perspicacité, ne ménageons pas nos compliments à ces intrépides découvreurs de ce qui crevait les yeux de tout le monde. suite

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Une histoire sans queue mais pas sans tête !

Mon premier transect date de 1974. Grâce à Nadine Gomez (ma Cousine, le Phoenix des Alpes de Hautes Provence ou la Marraine des loukoums suivant les jours), un parcours transectal va finir par être pérennisé dans la Vallée du Bès, belle démonstration d’une nécessaire longévité chez les artistes qui ont des projets.

J’en ai encore quelques uns qui traînent dans mes cartons dont celui de Vassivière refusé par le premier directeur de l’endroit en 1991 et qui resta en suspend malgré les relances de Françoise Clédat puis de Lydie Rkow-Fond qui n’arrivèrent pas à vaincre l’obstination d’un décideur buté. C’était intéressant mais irréalisable répondit-il à ces Dames trop curieuses à son goût. Tout le monde sait que la curiosité est un vilain défaut, donc mon affaire replongeât dans les tiroirs. suite

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Encore un peu de gâteau ?

Tu t’es bien moqué de nous en montrant ce que Sylvie avait écrit sur le fond du gâteau qu’elle t’avait apporté le 10 février.

- Pas du tout, c’est un bel exemple de cadeaux qu’il m’arrive de recevoir justement dans ce que nous avons appelé La liberté du modèle et je ne me sens pas obligé de tout te raconter. Après tout si tu veux tout savoir, reste près de moi au lieu de galoper dans ton Etrurie natale.

Je ne te parlais pas seulement de moi. Mon « nous » concerne les rares personnes qui te lisent et ne comprennent rien à ce que tu racontes. suite

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Ah, ça ira…

Encore une fois, ils s’en prennent (les abrutis de l’Université de St Etienne) à ma chère Lydie, ils n’en veulent pas de sa thèse pour la publier. Ah, je lui avait bien dit que choisir avec tant d’obstination un sujet pareil (l’ensemble de mes « perturbations ») allait les chatouiller au mauvais endroit eux qui sont des abrutis sérieux bien décidés à le rester.

On ne rigole pas avec ces choses là, photographier les petites filles, toucher le modèle en lui demandant la permission puis procéder, parfois, à sa toilette intime, installer des 0m. sur le Mont Ventoux et sur le Mont de Vénus, en voilà des manières pas catholiques qui ne plaisent à personne. Même quand je les entretiens des Effets de la mécanique des fluides, ils ont les commissures gelées, il faut dire que j’ai le chic pour agacer, tout petit déjà, je me penchais sur les fleurs et l’entre-jambes de mes petites amies, ce qui prouve que j’avais un grand sens de la continuité et un amour inconsidéré d’une logique que j’irais, plus tard, chercher du côté de Lewis Carroll. Ce sont des idées pas correctes de lire Alice ou se balader de l’autre côté du miroir, comme le disait si bien Brion Gysin Mirror error, donc au trou saloperie d’artiste. On comprend enfin où il voulait en venir avec ses contributions à l’étude des lieux restreints !

C’est pas tout ça, mais après demain il faut que j’aille à Marseille où Juliette m’attend et la semaine prochaine, j’irais dans l’étroite vallée du Bès où je rencontrerai Emma, les « cheveux de Vénus » et les « splendeurs de la nuit », c’est dire si j’ai encore un peu de quoi m’occuper pour passer mon temps de la plus agréable des façons. Ah, ça ira…

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Les avantages procurés par la liberté (du modèle ?)

Le premier et le plus important est que le modèle n’en est pas un dans le sens donné généralement à ce mot. C’est une personne qui a envie de me montrer quelque chose et à travers moi de vous le montrer. C’est une manière décalée de vous atteindre. Finalement je vous montre ce que j’ai vue de ce qui m’était montré, c’est à dire que vous ne savez pas grand chose de ce qui a pu se passer même dans les cas où l’haptique a pris le relais de l’optique, ce qui constitue une belle interrogation dont l’art a le secret. suite

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