Paul-Armand Gette

Archive pour juillet, 2011

Je ne l’aime vraiment pas, le paysage!


L’autre jour à Auzet on m’interrogeait sur les causes de mon peu de goût pour le paysage et ma réponse fut sans ambiguïté, il est pour moi trop loin, je préfère ce qui est à portée de la main. Ainsi plus de discussion possible, le problème est réglé, mon œuvre est toute de voisinage, elle englobe ce regard si rapproché que l’œil n’est plus capable de fournir une image nette, c’est le moment ou le toucher est pratiquement oculaire. suite

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14 juillet

Maintenant ils ont presque tous foutu le camp, ils mitonnent leurs cancers sur les plages, pour avoir de quoi occuper leur vieillesse qui de ce fait ne sera pas trop longue. Quel plaisir de ne plus les voir, de ne plus les entendre et de ne sentir leur pestilence que de loin. Je ne suis pas rassuré pour autant, ce n’est qu’un peu de temps gagné, ils vont revenir.

Il faut profiter, de quoi d’ailleurs ?

Il n’est pas très difficile de répondre, il  suffit de faire le contraire de ce qu’ils veulent que nous fassions.

Et l’art direz-vous ? suite

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Des cheveux de Vénus aux Splendeurs de la nuit


Chronique de Tenebria Lupa

Il l’a attendu 37 ans la pérennisation de son idée transectale, il faut dire d’entre-temps, il l’avait un peu réduite la belle méthode qu’il avait chipée aux phytosociologues. En 1974, il était plein d’enthousiasme quand il débarqua sur la plage de Malmö avec son attirail de panneaux s’échelonnant de zéro à je ne sais plus combien de mètres, c’était déjà une jolie perturbation, quand ils étaient installés, qui pourtant ne le satisfaisait pas entièrement. A ses yeux c’était sans doute un peu sec alors il demanda à Christel de venir regarder la ligne pentamètrique qui lui permettait de faire ses relevés botaniques. Il avait raison, la beauté de la fille éclipsait sans peine les repères et perturbait ce que les panneaux avaient déjà pas mal chamboulé, en quelque sorte une perturbation de perturbation, vous pouvez facilement imaginer sa satisfaction. Bien vite il abandonna tout le bazar, pourtant il n’arriva pas à se séparer du commencement, de ce 0m. qui lui semble encore aujourd’hui plein de charme. La suite ne fut pas triste, il le traîna partout sont 0m. chéri, il ne partait jamais en voyage sans lui. Il en a vu du pays le panneau énigmatique, la Suède, la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, le Japon, le Brésil, la Colombie, les Etats Unis, que sais-je encore. Je ne parle pas de son pays d’origine, je vous fatiguerais, il voit des commencements partout ! suite

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De quoi s’agit-il ?


A l’origine une demande de prêt émanant du Mobilier national est adressée au Fond national de l’art contemporain concernant Le toucher de la Nymphe que je comptais faire figurer dans un ensemble qui sera présenté en octobre à Paris. En date du 10 juin, la réponse d’un Inspecteur de la création artistique, responsable des collections arts plastiques fut lapidaire :

« Les 5 photos de Paul Armand Gette ont été trop exposées et compte tenu du temps long de cette exposition, elles ne peuvent aujourd’hui être présentées ». suite

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