Paul-Armand Gette

Archive pour octobre, 2011

Festivités

Je ne te dirais pas si tu me fais rougir de honte ou de plaisir avec tes propositions. Je comprends que tu fasses une photographie quand tu crois voir sur la plage la petite danseuse de Degas avec un tutu rose mais pas de nœud dans les cheveux, je retrouve là ton goût pour le féminin que les abrutis traduisent immédiatement en jours de tôle. Je comprends que tu fasses une deuxième photographie quand elle se baisse pour ramasser on ne sait quoi et qu’elle montre ses culottes blanches que tu as dit être celles que tu préfères à l’ombre des jupes. Bref, en tant qu’historienne de l’art et plus spécifiquement du tien, encore une fois je comprends que cette brusque résurgence du sujet qui te passionna au début des années 70 et qui te valut les désagréables réflexions d’une dame en 1980, ne te laisse pas indifférent. suite

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Ça s’annonce mal


D’abord, je n’étais pas au bord de l’Arno et arrête de te plaindre ça va assez mal comme ça, quant à « tes côtés » n’exagère pas sinon on va te prendre pour un polyèdre. Pour le reste, je suis assez d’accord avec toi, mais n’en profite pas pour autant. C’est vrai que tu as l’habitude de demander la permission ce qui laisse un temps de réflexion avant de savoir si on en a envie ou pas. Ce n’est pas encore Byzance, mais c’est un progrès par rapport à ce que nous venons de voir.

Comment vont les déesses, les Nymphes et les fées ? suite

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Encore l’été, mais déjà l’automne


La photographie considérée comme un art, c’est bien ennuyeux et je me demande toujours pourquoi on éprouve le besoin d’en demander plus à ce que les choses peuvent donner. C’était déjà bien beau cette matérialisation du regard que la peinture avait tant de mal à obtenir. Certes la photographie est un peu cyclopéenne sans que ce soit bien gênant. On aurait dû s’arrêter là. On pouvait enfin savoir ce que les gens regardaient alors qu’avant on ne pouvait que le supposer en tentant de suivre la direction du regard sans avoir jamais de certitude ou de se fier à je ne sais trop quoi, la représentation peut-être. Je suis bien fâché de tout cela, surtout quand ils disent que je suis un photographe, c’est stupide, on ne dit pas d’un écrivain qui utilise un stylo qu’il est un stylographe !

Vous avez compris que je n’aime pas les photographes. suite

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Bonjour les dégâts

J’entends aujourd’hui parler d’une volonté de démocratiser l’art en organisant des rencontres réunissant public et artistes pour que ceux-ci se mettent à l’écoute de ceux-là. Ce processus étant la solution proposée pour lutter contre un art dirigé par l’appareil étatique associé au marché. Foutaise, que de vouloir ce genre d’association, l’art doit être laissé en liberté y compris avec le risque d’une production pléthorique engendrée par les écoles qui croient pouvoir fabriquer de l’artiste comme on fabrique de l’ingénieur. Tout est à revoir dans ce domaine en étant, si possible, le moins directeur. Arriver à faire comprendre aux « enseignants, qu’ils n’ont pas grand-chose à enseigner sera une rude tache. C’est plus une manière de penser que de faire qu’il faut offrir à ceux qui ont envie d’aller dans ces écoles et ce ne sont pas forcement des « artistes » qui sont capables de le faire. Les musées « d’art moderne » sont devenus une caution recherchée résultant souvent de bien louches accointances et leur système éducatif est débile. Ce n’est pas une approche spagirique de l’art qui le rapprochera du public ni les explications vaseuses données par des conférenciers qui trainent quelques moutons de tableaux en tableaux. On pourrait commencer par dire que l’humain sécrète de l’art comme l’escargot une coquille et que l’on peut s’en foutre pourquoi pas, dans le cas contraire si l’on veut si coller et bien ce sera un sacré boulot, un peu dans le genre de vouloir se coltiner, Bakounine ou Sade, avant d’apprendre à lire.

Alors ?

Courage, encore un effort !

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