J’entends aujourd’hui parler d’une volonté de démocratiser l’art en organisant des rencontres réunissant public et artistes pour que ceux-ci se mettent à l’écoute de ceux-là. Ce processus étant la solution proposée pour lutter contre un art dirigé par l’appareil étatique associé au marché. Foutaise, que de vouloir ce genre d’association, l’art doit être laissé en liberté y compris avec le risque d’une production pléthorique engendrée par les écoles qui croient pouvoir fabriquer de l’artiste comme on fabrique de l’ingénieur. Tout est à revoir dans ce domaine en étant, si possible, le moins directeur. Arriver à faire comprendre aux « enseignants, qu’ils n’ont pas grand-chose à enseigner sera une rude tache. C’est plus une manière de penser que de faire qu’il faut offrir à ceux qui ont envie d’aller dans ces écoles et ce ne sont pas forcement des « artistes » qui sont capables de le faire. Les musées « d’art moderne » sont devenus une caution recherchée résultant souvent de bien louches accointances et leur système éducatif est débile. Ce n’est pas une approche spagirique de l’art qui le rapprochera du public ni les explications vaseuses données par des conférenciers qui trainent quelques moutons de tableaux en tableaux. On pourrait commencer par dire que l’humain sécrète de l’art comme l’escargot une coquille et que l’on peut s’en foutre pourquoi pas, dans le cas contraire si l’on veut si coller et bien ce sera un sacré boulot, un peu dans le genre de vouloir se coltiner, Bakounine ou Sade, avant d’apprendre à lire.

Alors ?

Courage, encore un effort !

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