Naturellement il y a quelques « bons » artistes un peu partout, pas beaucoup, mais quelques-uns, c’est long pour s’apercevoir qu’ils existent. C’est comme ça, on y peut rien et ça n’empêche pas le monde de tourner sous l’œil de nos amis qui se remplissent les poches. Ne vous étonnez pas si je parle de nos amis, j’ai oublié l’adjectif en route, politiques bien sûr, en avons-nous d’autres d’ailleurs ?
Ils s’occupent bien de nous, ils ont encore parfois besoin d’un petit coup de main ou de voix pour s’installer dans un semblant de légitimité, les biens élus de tous bords. Ils ont tellement envie de voir le bien qu’ils nous veulent tout illuminé par lui, nous ou l’intérieur de leurs poches ?

J’en pose des questions aujourd’hui, ce n’est pas normal d’être aussi interrogatif. Je viens de terminer une petite série de dessins « Coup de vent sur l’Olympe » qui n’ont rien à voir avec la crise grecque. Oh non rien du tout, il lui avait pris l’envie, au vent, de trousser Artémis, en voilà des idées. J’ai eu ainsi la confirmation qu’elle ne portait pas de culottes malgré celles que j’avais pris la peine de lui dessiner ou de lui offrir. Vous savez, les camouflages et celles ornées du croissant de Lune. Ce jour-là elle n’avait pas dû les mettre ou les oublier quelque part, il arrive même aux déesses d’être négligentes. A moins que décidée à me visiter, elle les ait laissées dans l’armoire et que ce soit elle qui ai suscité ce vent pour me montrer qu’elle n’avait rien dessous sa tunique. Ce serait alors un effet de sa timidité et non des turbulences de l’atmosphère. Encore une question à laquelle je n’apporte pas de réponse.

Avant, il y avait eu Christelle, au bord de l’Etang de Tau, le vent était bien présent, ses culottes aussi, je les ai vu, elles étaient noires, je m’en souviens bien et même si je ne m’en souvenais pas, j’ai une photographie où on les voit.

Tenebria prend le relais.

Ils auraient, peut-être, compris quelque chose à tes dessins avec le titre que tu leur as donné, hélas il a fallu que tu embrouilles tout avec ta manie de glisser d’un sujet à l’autre. Qu’avais-tu besoin de parler de Christelle, les deux seront (les dessins et Christelle) dans ton exposition qui ouvrira le 7 janvier prochain, mais ce n’est pas une raison, laisse un peu les gens se débrouiller avec tes rapprochements. De toute façon Artémis ça fait bientôt 3000 ans qu’elle se balade à moitié nue et Houdon nous avait déjà montré ce que la décence (!) ne voulait pas voir.

Ah, me voilà bien si ma critique adorée quoique Etrusque, me descend en plein ciel pour me ramener sur terre, c’est vrai que le coup d’œil sur la déesse valait le déplacement.

Artémis m’appelle sur mon portable.

– La prochaine fois Paulo, je te fais pousser des bois sur le front. A la rigueur, je veux bien que tu me regardes, mais pas que tu me dessines pour me montrer aux autres. Ma parole, tu te prends pour Rodin!

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