Archive pour décembre, 2011
Cube ? White or not
Le « White Cube » n’a pas fini de faire couler de l’encre ce qui après tout établit un joli contraste dont il serait dommage de se priver. Si l’encre coule, elle ne peut que le noircir ! Le regarder de l’extérieur comme les minimalistes ou de l’intérieur comme ceux qui vont le chercher jusque dans la Réforme et ses effets les plus immédiats sur l’architecture des Temples protestants ne perturbent en rien son impavidité, j’allais écrire sa virginité, mais je me suis retenu à temps car cela laisserait ouverte la porte à la supposition qu’il puisse la perdre, ce qu’apparemment ceux qui s’en réclament n’ont hélas jamais envisagés. Ce serait le doter d’une possibilité d’évolution qu’il est loin d’avoir.
Et alors ? suite
3 commentairesIl y a des limites à ma gentillesse
Mes dessins sèment un peu la confusion, à côté d’une photographie forcement ça surprend. La séparation des genres est si pratique, ils aiment savoir où ils mettent les pieds, bousculez un peu le bazar et les voilà tous affolés. Ben quoi, on aimait pas forcement, mais on savait à peu près de quoi il s’agissait, on était pas obligé de regarder deux choses à la fois, même dans les pires barbouillettes, la peinture restait sur la toile et les arrières arrières petits fils de Monsieur Marcel objectivaient à tour de bras un peu comme le chat qui renverse la corbeille à papier et sans que les neurones subissent un secousse de puissance 7 sur l’échelle de Richter.
Bien sûr j’ai dit il y a longtemps que le dessin m’intéressait moyennement et la photographie pas du tout, bien que j’utilise les deux. C’est vrai aussi que je me sers d’une fourchette pour manger, car je n’aime pas avoir les doigts gras, sans me passionner outre mesure pour elle.
« C’est pas la même chose, c’est pas la même chose hurle Tenebria dans mon oreille en oubliant de doubler la négation tant sa colère est grande. Tu n’en as rien à foutre des chats qui renversent la corbeille à papier pas plus que de ceux qui se prennent pour le phare d’Ouessant, j’en ai marre de tes conneries que je suis obligé de mettre en ordre pour qu’elles aient quelques vraisemblances.
Bon, je m’excuse, je m’amusais un peu, j’essayais de vous distraire de la morosité des jours, de faire l’artiste en quelque sorte. Vous avez l’œil si fatigué, qu’il faut faire des efforts considérables pour vous soulever la paupière et quand on y arrive vous voilà comme gorets à l’abattoir.
Pendant que j’y suis, je vais vous dire tout le mal que je pense de l’exposition « Installations et Décors » logée à la galerie des Gobelins, c’est honteux de confier les œuvres des artistes à un gougnafier qui salope le lieu où elles sont présentées. C’est honteux de faire appel à une agence de publicité qui s’arrange pour pondre un carton d’invitation et une affiche dont la laideur n’est surpassée que par l’illisibilité. C’est honteux de censurer encore une fois le petit linge que j’avais espéré voir embellir l’entre-jambes de nos belles ambassadrices. Ah, je puis vous assurer qu’il n’y aura pas de prochaine fois, ils la feront sans moi la prolongation du spectacle.
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