De farce en farce, on risque sa vie !


Voilà que les farces que nous faisions avec Arman dans les années 50 refont surface. Ce coquin n’avait pas résisté à l’envie d’en toucher un mot dans le catalogue de l’exposition « A propos de Nice » en 1977. Heureusement qu’il n’avait pas tout raconté et il ne faut pas compter sur moi pour en dire plus. Bon, soyons sérieux. Nos farces, nous les avons faites dans l’ennui général de la ville de Nice, nous n’y avons convié personne, alors vous voyez bien que ce n’étaient pas des performances et nous avons été les seuls à en rire.

Je reste toujours étonné par cette envie d’écrire l’histoire du temps. Je préfère essayer d’ouvrir les yeux sur le présent. C’est plus risqué me direz-vous, j’en conviens, cependant en cherchant bien il s’en passe des choses, le regard féminin par exemple, il est en train de sortir de son cocon ou de sa prison comme vous voulez. En voilà un phénomène, bien original, quel beau sujet pour faire des expositions, de 15 à 90 ans, la palette est large et variée, on pourrait passer tous les sujets, même en ajouter d’autres pour en parler avec les mecs, pourquoi pas, quel beau sujet de discussion.

Ce que j’en dis, c’est histoire d’occuper un peu mon temps en attendant qu’il se passe quelque chose, que l’Afrique se rapproche encore un peu de l’Europe par exemple, j’aime bien les rapprochements, les déchirures aussi et là je vous garantis que l’on aurait du spectacle, de la performance incontrôlable, une farce gigantesque dont on pourrait écrire l’histoire un siècle ou deux après, s’il reste encore quelqu’un pour le faire.

Pour changer, je vais m’occuper un peu de ma chère Artémis, le printemps la met de bonne humeur, mais elle est jalouse de ce que j’avais fait avec les cheveux de Vénus. Elle, j’ai envie de la couvrir de feuilles d’Artemisia vulgaris L. Je crois que cela va lui plaire, regardez le joli effet, vous pouvez aussi me donner votre avis pour me réconforter.

Des avis, hurle Tenebria, je vais te donner le mien. Heureusement que tu n’as pas utilisé l’Adiantum Capillus-Veneris L. pour garnir ta déesse, déjà qu’elle est folle de rage du fait que tous les pubis soient des « Monts de Vénus », j’aurais pu prendre ton deuil !

Et moi, qu’est ce que tu me proposes ?

Un peu de confiture, peut-être.

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