Ce n’est pas une citation longuement réfléchie, je viens de la lire et elle tombe bien, à sa place devrais-je dire. C’est une belle rencontre, un peu comme le galet que nous avons ramassé dans le lit du Lignon où dans le lit de la Nymphe, même si Tenebria m’a fait remarquer qu’il n’y avait pas de galets dans les lits. Alors disons le autrement, la nymphe nous a guidé vers lui parce que c’était celui qu’elle voulait voir dans la Chambre de contemplation que je préparais. Elle me dit que cette explication ne vaut pas plus que l’autre, et qu’en réalité il pleuvait, que nous sommes sorties de la voiture et avons gagné le bord de la rivière où nous avons ramassé le premier galet venu. Je ne vais pas la contrarier, les trois versions me conviennent très bien, je vous laisse choisir. « La chambre de contemplation » c’est bien là-bas qu’elle m’est venue à l’idée, j’avais parlé il y a longtemps de la contemplation des chefs d’œuvre et naturellement les deux se suivent. Les chefs d’œuvre sont ceux d’artistes que j’aime Botticelli, Lotto, Cranach, Boucher, Watteau et quelques autres. Avec la «chambre» je définissais plus précisément l’espace de la «contemplation» qui devenait un lieu restreint. J’espère que vous appréciez la facilité que j’ai de faire des rapprochements pour que vous ne vous perdiez pas dans les fourrés d’une profonde incertitude. La « chambre » est bien l’espace parfait pour la « contemplation », celui de l’intensité du regard et du toucher qui le concrétise.

Hier, Michel Giroud à qui je racontais l’histoire de ma rencontre avec le Chambon-sur-Lignon y voyait la présence de la Nymphe (Mireille) initiatrice de la permanence de ce goût que j’ai pour les filles et les Sciences Naturelles.

TL – C’est vraie cette histoire ?

PA – Oui, je crois.

TL – Comment tu crois, il ne s’agit pas de croire, mais de savoir.

PA – Maintenant tu sais. Une chambre de contemplation devrait être incluse dans chacune de mes manifestations à venir. Elle constitue une sérieuse avancée sur ce que galeries et musées proposent au public, elle crée une intimité favorable à la contemplation.

TL – Eh ben mon coco, tes écritures ne vont pas faciliter les choses. Si je comprends bien ce que tu racontes,   ta « chambre » inviterait le public à contempler ?

PA – Si tu veux.

TL – Comment si je veux, c’est toi qui parles, pas moi. Je veux bien admettre que tu fasses des efforts pour que je comprenne ce que tu fais, mais je n’arrive pas à saisir ce que tu contemples ou que tu voudrais que nous contemplions. Tu pourrais te contenter de nous prier de regarder ce que tu montres.

PA – Tu as sans doute raison, mais dans certains cas « regarder » me semble un peu insuffisant, un peu rapide, c’est mieux de prendre son temps.

TL – Oui, je sais, tu n’es pas pressé.

PA – Tu t’en plains ?

TL – Pas de questions indiscrètes, je te prie.

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