Archives pour la catégorie 'Notes'
Quand la connerie atteint de tels sommets…
Le musée d’Orsay se fâche quand trois mannequins se baladent dans les salles en petite tenue. Bon, je veux bien, une marque voulait y faire gratuitement son petit boucan ce qui est très vilain, certes. Enfin pas beaucoup plus que bien d’autres choses, par exemple les politiques se baladent partout en grande tenue et personne ne dit rien, après tout c’est encore plus dégueulasse. Ah, j’oubliais, ils ont sans doute demandé l’autorisation et c’est nous qui payons, alors tout va bien.
2 commentairesIl y a des limites à ma gentillesse
Mes dessins sèment un peu la confusion, à côté d’une photographie forcement ça surprend. La séparation des genres est si pratique, ils aiment savoir où ils mettent les pieds, bousculez un peu le bazar et les voilà tous affolés. Ben quoi, on aimait pas forcement, mais on savait à peu près de quoi il s’agissait, on était pas obligé de regarder deux choses à la fois, même dans les pires barbouillettes, la peinture restait sur la toile et les arrières arrières petits fils de Monsieur Marcel objectivaient à tour de bras un peu comme le chat qui renverse la corbeille à papier et sans que les neurones subissent un secousse de puissance 7 sur l’échelle de Richter.
Bien sûr j’ai dit il y a longtemps que le dessin m’intéressait moyennement et la photographie pas du tout, bien que j’utilise les deux. C’est vrai aussi que je me sers d’une fourchette pour manger, car je n’aime pas avoir les doigts gras, sans me passionner outre mesure pour elle.
« C’est pas la même chose, c’est pas la même chose hurle Tenebria dans mon oreille en oubliant de doubler la négation tant sa colère est grande. Tu n’en as rien à foutre des chats qui renversent la corbeille à papier pas plus que de ceux qui se prennent pour le phare d’Ouessant, j’en ai marre de tes conneries que je suis obligé de mettre en ordre pour qu’elles aient quelques vraisemblances.
Bon, je m’excuse, je m’amusais un peu, j’essayais de vous distraire de la morosité des jours, de faire l’artiste en quelque sorte. Vous avez l’œil si fatigué, qu’il faut faire des efforts considérables pour vous soulever la paupière et quand on y arrive vous voilà comme gorets à l’abattoir.
Pendant que j’y suis, je vais vous dire tout le mal que je pense de l’exposition « Installations et Décors » logée à la galerie des Gobelins, c’est honteux de confier les œuvres des artistes à un gougnafier qui salope le lieu où elles sont présentées. C’est honteux de faire appel à une agence de publicité qui s’arrange pour pondre un carton d’invitation et une affiche dont la laideur n’est surpassée que par l’illisibilité. C’est honteux de censurer encore une fois le petit linge que j’avais espéré voir embellir l’entre-jambes de nos belles ambassadrices. Ah, je puis vous assurer qu’il n’y aura pas de prochaine fois, ils la feront sans moi la prolongation du spectacle.
Pas de commentaireBonjour les dégâts
J’entends aujourd’hui parler d’une volonté de démocratiser l’art en organisant des rencontres réunissant public et artistes pour que ceux-ci se mettent à l’écoute de ceux-là. Ce processus étant la solution proposée pour lutter contre un art dirigé par l’appareil étatique associé au marché. Foutaise, que de vouloir ce genre d’association, l’art doit être laissé en liberté y compris avec le risque d’une production pléthorique engendrée par les écoles qui croient pouvoir fabriquer de l’artiste comme on fabrique de l’ingénieur. Tout est à revoir dans ce domaine en étant, si possible, le moins directeur. Arriver à faire comprendre aux « enseignants, qu’ils n’ont pas grand-chose à enseigner sera une rude tache. C’est plus une manière de penser que de faire qu’il faut offrir à ceux qui ont envie d’aller dans ces écoles et ce ne sont pas forcement des « artistes » qui sont capables de le faire. Les musées « d’art moderne » sont devenus une caution recherchée résultant souvent de bien louches accointances et leur système éducatif est débile. Ce n’est pas une approche spagirique de l’art qui le rapprochera du public ni les explications vaseuses données par des conférenciers qui trainent quelques moutons de tableaux en tableaux. On pourrait commencer par dire que l’humain sécrète de l’art comme l’escargot une coquille et que l’on peut s’en foutre pourquoi pas, dans le cas contraire si l’on veut si coller et bien ce sera un sacré boulot, un peu dans le genre de vouloir se coltiner, Bakounine ou Sade, avant d’apprendre à lire.
Alors ?
Courage, encore un effort !
1 commentaireDémonstration
En octobre, je vais convoquer mes petits fantômes pour une exposition à la galerie Incognito. Je vais leur faire rencontrer le dessin. Un dessin et une photographie de même format, l’un à côté de l’autre, dans le même cadre, comme ça ils ne pourront pas se sauver, il faudra bien qu’ils cohabitent. Si après ça, ils m’appellent encore photographe, c’est à désespérer de tout. Parce qu’il paraît que je suis un photographe français en plus, comme si ça ne suffisait pas d’être photographe, il faut que je sois français, moi qui me fous de l’un comme de l’autre. Ce qu’il y a de rigolo dans mon affaire, c’est que la photographie va disparaître relativement vite, le fantôme va foutre le camp, alors que le dessin va perdurer car je dessine avec des encres de bonne qualité. C’est important de savoir avec quoi on dessine, j’aime bien l’encre de seiche ou de calamar, et si vous avez l’odorat un peu fin vous sentirez, en vous approchant, la mer ou le sexe, c’est au choix et comme je ne dessine pratiquement que des sexes (féminins) vous m’accorderez que l’adéquation du médium au sujet est on ne peut plus pertinente et quand il m’arrive de les lécher (mes dessins) on atteint, dans la pertinence, des sommets rarement atteints. suite
Pas de commentaireDe l’interrogation
Le coin du loukoum rose
De quoi peut-on ce passer ?
Belle question, n’est-ce pas, philosophique pourquoi pas, contraignante, réclamant l’inventaire pour pouvoir y répondre. De ce fait un peu boutiquière à cause de l’inventaire. Intime aussi, si on brigue un tant soit peu la sincérité de la réponse.
Le regard sur l’intime n’exclut en rien ce qui ressort de son « exhibition ». Et l’emploi ici de l’Anglais n’est pas une coquetterie, il convient mieux à ce que je suis en train de dire. L’intime concentre la vision, oserais-je dire que contrairement au paysage qui la dilue, il la focalise. Nous sommes alors loin des préoccupations de Kenneth Clark ou de Daniel Arasse concernant le détail dans le tableau. La partie d’un objet ne peut en aucune façon être comparée à ce que voit l’œil de celui qui est dans l’étroit voisinage d’un corps. suite
Pas de commentaireAh, ça ira…
Encore une fois, ils s’en prennent (les abrutis de l’Université de St Etienne) à ma chère Lydie, ils n’en veulent pas de sa thèse pour la publier. Ah, je lui avait bien dit que choisir avec tant d’obstination un sujet pareil (l’ensemble de mes « perturbations ») allait les chatouiller au mauvais endroit eux qui sont des abrutis sérieux bien décidés à le rester.
On ne rigole pas avec ces choses là, photographier les petites filles, toucher le modèle en lui demandant la permission puis procéder, parfois, à sa toilette intime, installer des 0m. sur le Mont Ventoux et sur le Mont de Vénus, en voilà des manières pas catholiques qui ne plaisent à personne. Même quand je les entretiens des Effets de la mécanique des fluides, ils ont les commissures gelées, il faut dire que j’ai le chic pour agacer, tout petit déjà, je me penchais sur les fleurs et l’entre-jambes de mes petites amies, ce qui prouve que j’avais un grand sens de la continuité et un amour inconsidéré d’une logique que j’irais, plus tard, chercher du côté de Lewis Carroll. Ce sont des idées pas correctes de lire Alice ou se balader de l’autre côté du miroir, comme le disait si bien Brion Gysin Mirror error, donc au trou saloperie d’artiste. On comprend enfin où il voulait en venir avec ses contributions à l’étude des lieux restreints !
C’est pas tout ça, mais après demain il faut que j’aille à Marseille où Juliette m’attend et la semaine prochaine, j’irais dans l’étroite vallée du Bès où je rencontrerai Emma, les « cheveux de Vénus » et les « splendeurs de la nuit », c’est dire si j’ai encore un peu de quoi m’occuper pour passer mon temps de la plus agréable des façons. Ah, ça ira…
Complément de vœux

Ah mes petits agneaux comme disait le ravi de Nazareth, donc mes petits agneaux, le temps qui passe ne vous améliore pas. Au contraire il me semble que vous réagissez de moins en moins.
Tenebria me dit que c’est le froid qui vous engourdit, moi je veux bien, dans ce cas j’attends le printemps avec un faible espoir, peut-être que la montée de la sève vous procurera l’énergie nécessaire pour que l’on puisse à nouveau entendre le son, non pas du canon ce serait trop demander, mais au moins celui de votre voix.
La soupe qui vous est servie n’est même pas bonne, alors de temps en temps, jetez la sur la gueule qui vous la sert, je vous assure que souvent ça donne de bons résultats. Essayez, ne serait-ce qu’une fois, c’est vous qui tenez les rênes, tirez un peu dessus et les bourriques que vous avez placées en tête d’attelage vont avoir une trouille noire et venir vous manger dans la main. Bon, on n’en demande pas tant, leurs bouches dégueulasse dans vos jolies petites mains d’artiste, quelle horreur !
Je m’adresse plus spécialement à vous, mes chers collègues, gardez vos boutonnières propres, n’allez pas aux distributions des prix vous avez passez l’âge et vous n’êtes par encore des bestiaux aux concours agricoles, enfin je l’espère. Malgré tout portez vous bien en 2011, on n’en demande pas plus!
Tenebria prend la parole

Je ne pensais pas si bien dire. Qu’as tu fait pour arriver à ce beau résultat ?
Je l’ai bien observé, ton lamellibranche, tu te moques de moi. Je ne suis pas idiote ni aveugle, sur la coquille il y a ton Fucus et ton Ulva et ce n’est pas toi qui les as ajouté. Tu suis tes propres conseils, non seulement tu prends ton temps, mais tu le perds. Où vas tu aller avec tes enchaînements et où veux-tu nous emmener ?
Je vais te le dire : Nulle part mon joli et je t’entends déjà rigoler. suite
Pas de commentaireRegrets (pas si éternels que ça!)
Je ne déplorerais jamais assez le départ de Tenebria, me voici seul avec mes écritures. Je n’ai pas trop de problèmes pour aligner les lettres les unes après les autres sans être bien certain de la cohérence de ce qui s’en suit. Vous me direz que ce n’est pas l’affaire de l’écriture, la cohérence, l’important étant que les lignes succèdent aux lignes et constituent «la littérature». suite
Pas de commentaire

