Paul-Armand Gette

Archives pour la catégorie 'Notes'

Chronique entre croisée

papillon 2010

1 – Tenebria

Le MAMVP se fout de vous avec ses expositions minables. Un « artiste » interroge : Sommes-nous…l’élégance ? Et ma réponse est non. Quant aux grimaces pour savoir si les moins de 18 ans peuvent voir ou pas les photos de Larry Clark, le mieux et de le leur demander plutôt que d’interdire.

Vu de l’extérieur, vous semblez mal en point, la peur vous paralyse. A quand la prochaine initiative ? Vous allez habiller les Vénus du Louvre, allez-y, la Cnide en culotte soutien-gorge va attirer les touristes, la lingerie va repartir à la hausse. On vous avait connu un peu moins crétins, avec le temps vous êtes loin de vous arranger ou plutôt on vous arrange et vous vous laissé faire. Comme vous le disait déjà le Marquis il y a deux bons siècles »Français, encore un effort… » et j’ajouterais pour ne pas devenir caca boudin. suite

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Ne vous retournez pas!

P1050778 blog

Après les « levées » de vacances (!) puis l’addenda consacré à Arman et avant de laisser la parole à Tenebria, je vais reprendre la main. La main de qui, voilà bien la question.

L’automne arrive et je déteste cette saison, alors je repense à l’été, au printemps, aux rencontres, on s’extasie de ne rien faire, quand je dis on, je devrais dire je. Alors, je me suis bien amusé avec l’ami Trenet. Sérieusement on a fait comme si. « De toute façon c’était pas intéressant Casanova » (comme le dit si bien Mathilde qui n’a pas l’habitude de mâcher ses mots !). Ce n’était pas la première fois, déjà en 1996 on avait fait un bout de chemin ensemble sur Le passage des fées, à Thiers, au milieu des couteaux. Et je les avais vu, les fées, elles étaient assez délurées, pas très difficiles à approcher, mais par contre d’une folle indépendance. A la fin, je croyais les voir partout, même quand elles n’étaient pas là, c’était naturellement féérique, après tout ce n’était peut-être pas si naturel que ça ! suite

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Addenda !

Le MNAM ouvre une importante exposition Arman. J’ai prêté La Courtilière – 1962 uniquement  pour respecter une promesse faite à mon ami.

A cela, j’ajoute (hors institution !) :

Une carte postale que j’ai déjà publiée, il est parfois utile de se répéter

La contribution d’Arman au N°1 de la Revue NEW ETER (Malmö 1969)

Clef de viole – 1969, une petite œuvre (29 x 20,5 cm) à laquelle il attachait une importance particulière.

arman 4

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Conversations intimes

Conversations intimes
Musée départemental de l’Oise
Beauvais

Chronique de
Tenebria Lupa
Critique et historienne d’Art Etrusque

juillet8 blog

Tomoko Sengoku

Le titre m’avait tout de suite enchanté quand je l’ai entendu. Dans un premier temps, je n’avais pas très bien discerné la liaison, le zin entre tion et time, j’ai une excuse je suis étrangère en ce pays. Un peu plus tard, fouillant dans les paperasses de Paulo, je suis tombé sur le communiqué de presse et là la lecture du titre, m’informant sans ambiguïté de la pluralité de ces conversations autant que de leur intimité, fit monter mon enthousiasme d’un cran et je me mis à rêver de doux murmures voire de soupirs langoureux ou de bruits d’étoffes froissées. suite

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Passé et temps présent

Dans ma chronique « Avec la crise, ils me font bien rigoler… », je vous montrais P.A. – Ben – Brecht à Lund en 1967 interprétant une pièce de Maciunas « In memoriam to Olivetti ». Il ne s’agit pas de se réclamer d’une quelconque antériorité, mais en ce temps tout le monde s’en foutait en France de la Poésie sonore (Bernard Heidsieck), de l’Art Total (Ben) et de la Cédille qui sourit (George Brecht et Robert Filliou) alors nous sommes allés en Suède, Eje Högestätt nous y invitait. suite

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Avec « la crise », ils me font bien rigoler, toute ma vie n’a été qu’une crise !

Lund - 1967 blog

De gauche à droite : Paul Armand Gette – Ben Vautier – George Brecht, Lund 1967

Nous assistons à un formatage des activités humaines qui n’épargne même pas les arts qui pourtant ont montré précédemment leur capacité à ne pas se plier facilement aux injonctions des états.

Le renforcement des institutions, la toute puissance de la collusion de celles-ci avec le marché auxquels il faut ajouter les très efficaces entreprises d’abrutissement collectif  diligentées par les gouvernements font que les marges de manœuvre des dirigeants de tous bords s’élargissent considérablement. suite

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Que touche-t-on ?

2 touchers 1 blog

C’était à Rennes (photocopie directe!)

La représentation du toucher, j’en ai fait un des centres de mes recherches et depuis Pernilla et Sophie nous (mes accompagnatrices et moi-même) sommes arrivés à obtenir quelques résultats. La difficulté était de focaliser sur un espace qui limite la vision au toucher sans distraire le spectateur par autre chose, c’est là que nous arrivions à rejoindre les contributions à l’étude des lieux restreints en les poussant pour ainsi dire dans un dernier retranchement où elles arrivaient à se confondre avec l’intime. suite

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Tomoko Sengoku ou le mystère de l’obscur

tos001 (1)

Entrant dans la salle où sont exposées ses œuvres récentes la première surprise vient de la manière dont l’artiste a choisi de les éclairer, elle renverse nos habitudes solaires en faisant la lumière caresser les images de bas en haut. Vite nous apercevons que nous ne sommes pas en présence d’une énième et ennuyeuse prestation monochrome, mais qu’un regard prolongé est nécessaire pour pénétrer le mystère des espaces qui nous sont proposés.

Dans une vie où la vitesse est devenue une obsession au combien fatigante, Tomoko Sengoku  a inventé un moyen de ralentir le regard pour lui donner le temps de la contemplation. C’est alors que nous arrivons à entrer dans l’obscurité qui nous est montrée que ce soit celle du jardin, de la forêt ou d’une étendue d’eau.

Ce ralentissement du temps lié à la finesse des sujets ouvre les portes d’un espace dont on a nulle envie de s’échapper.

P.A.G.

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Que voir à Paris ?

2- Philippe Perrin

Portrait au poing américain. 1997
Photographie N&B 180 x 120 cm – copyright : Philippe Perrin

Une seule exposition, mais quelle exposition. La rétrospective Philippe Perrin à la Maison européenne de la photographie, vous cueille à froid et pourtant que de tendresse derrière toute cette violence, mais aussi quel talent. Après le salut à Arthur Cravan de ses débuts les objets hors normes vous sautent à la figure, la bague, la lame de rasoir plantée dans son tas de cocaïne et les balles ! Ah, les balles, la mort étincelante en splendeur dans sa puissance absolue. suite

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Vous avez dit Artemisia ?

artemisia-Artémis blog

Monsieur insiste et joue les obstinés, à peine sorti de ton château te voilà en train de nous donner ta musique préférée au pays de Rubens. Dans la citée des diamants tu ne caches pas tes intentions, tu annonces la couleur sans ambiguïté, les Menstrues de la déesse s’étalent sur ta carte d’invitation surmontant il est vrai ton emprunt à Lukas Cranach le Fontis Nympha sacri somnum ne rumpe quiesco que tu avais, entre autre, installé dans les toilettes du MNAM à Paris lors de l’exposition « Féminin masculin », tu t’imagines peut-être que les gens s’en souviennent. Nous voilà beau avec tes subtilités que tu es le seul à comprendre, heureusement que je suis là, sans moi tes allusions ne dépasserais pas ton entourage, et encore ! suite

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