Archives pour la catégorie 'Notes'
Elymus

De toute la végétation littorale l’Elymus arenarius L. est l’espèce que je préfère. Sa couleur si particulière se retrouve chez Crambe maritima L. dont l’aspect est loin d’avoir la désinvolture de la graminée ici foulée aux pieds ou au corps?. C’est elle dont la main de Christel s’approchait un peu timidement d’un épis dans les années 70.
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Le bord extrème

Les plages de l’extrémité sud-est de la Suède offrent tout l’espace dont on peut rêver. La densité des corps au m2 y est voisine de 0. Les laisses sont peu abondantes et les quelques valves qu’elles contiennent, fragiles et blanches.
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La Maison des Bains froids

Bel exemple d’architecture balnéaire scandinave à la couleur parfaitement adaptée à la lumière (pale Swedish sun light – W. S ; Burroughs). Les Bains s’avancent dans la mer et l’on comprend facilement qu’ils soient qualifiés de froids! Les femmes et les hommes ne s’y côtoient pas pour la baignade, par contre le restaurant, fort agréable en été, ne pratique pas cette ségrégation. Difficile de comprendre que l’enfournement des nourritures dans l’orifice buccal puisse alors se pratiquer en commun.
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Le Bourget-Londres
De camouflage en dissimulation, vous devez avoir la rétine fatiguée, moins sans doute qu’en regardant la télévision, mais quand même! Vous avez droit à une petite récréation ; ce sera un feuilleton dans le feuilleton, une chronique familiale un peu distendue qui vous montrera qu’avec des parents pareils, il n’est pas étonnant que je sois devenu artiste. Ce sont les biographes qui vont être contents, l’éclairage des taupes en quelque sorte, le détail qui fait bicher le lecteur et assure un gros tirage. Ce que j’extirpe de mon tiroir ce sont des Contributions à l’étude des lieux restreints, ils n’étaient pas nombreux autour de moi, vous les connaîtrez bientôt tous. Après la rue mal famée de Biskra, aujourd’hui je vous offre Adrienne à sa descente d’avion à Londres en 1926. C’était osé pour l’époque, même si les biplans tombent généralement moins souvent que les monoplans, forcement quatre ailes valent mieux que deux, six seraient sans doute préférables. Hou, je m’aventure en terrain dangereux, 3h du mat, Paris ne s’éveille pas encore et moi je vais me coucher.
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Linné and C° (suite)

Vous êtes peut-être en train de prendre goût aux aventures de la déesse de la nature vierge (?!) et du « camouflage », mais pour maintenir le « suspense » on va changer de divinité tout en restant dans les sujets qui me sont chers. Sébastien Vaillant qui a quelque peu inspiré notre cher Linné, même si ce dernier affirmait n’avoir jamais eu connaissance de ses travaux, ce que contredit les notes du général de l’armée de Flore (sic). La grande nouveauté avec Vaillant est qu’il emploie pour les plantes à fleurs un vocabulaire réservé aux mammifères qui met en évidence que les fleurs sont des sexes. Après vous avoir offert La belle de nuit décrite un peu cavalièrement voici aujourd’hui le Dipsacus ou Cuvette de Vénus. suite
Pas de commentaireMise au point (ou poing si vous préférez)
Après la publication dans L’humanité du 5 mai d’un coup de gueule signé par quelques artistes, j’entends de curieuses réflexions.
1 – Ce n’était peut-être pas le bon moment pour une critique des institutions.
2 – Le texte n’est signé que par de mauvais artistes.
3 – Les signataires sont grincheux, amers et envieux.
Je peux répondre brièvement :
Pas de commentaire1 – Je ne pense pas qu’il y ait de bons ou de mauvais moments pour critiquer l’état. Je ne me suis jamais privé de le faire et je compte bien continuer. Il fonctionne avec notre argent et ses serviteurs sont les nôtres, il serait temps de le rappeler!
2 – J’aimerais lire un satisfecit signé par les « bons artistes », à vos plumes mes mignons, on va rigoler.
3 – Je ne suis pas grincheux, amer ou envieux, je suis en colère, pas tout à fait contre tout mais presque et cela tient à mon excellente éducation.
Ouled Naïl
Je croyais qu’elles attendaient les hommes bleus aux confins du désert. J’ai retrouvé hier une photographie prise à Biskra en 1930, une scène dans une rue de l’oasis, c’était bien aux confins du désert! Au premier plan Adrienne mange quelque chose, est-ce qu’elle parlait aussi avec les danseuses chères à Pierre Loti? Avait-elle assistée à une représentation de Naïl d’Isidore de Lara et Jules Bois qui aurait pu l’attirer dans cette rue ? Autant de questions qui ne recevront jamais de réponses. Ils étaient rigolos mes parents et ils m’ont laissé de drôles de photos de famille!
P.A.G.
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Lettre à Bernard Heidsieck

Paris 03.06.2007
Cher Bernard,
Merci pour l’article sur le ravageur des forêts Suédoises que tu m’as communiqué. Turid veut bien croire que ta responsabilité n’est pas engagée, bien qu’en tant qu’auteur de Coléoptères and Co tu aurais pu faire un suspect de choix.
Le Monde du 31 mai m’a beaucoup choqué, “le typographe”, voyez-vous ça! Toujours en retard le vieux monde, c’est un métier qui à disparu depuis longtemps. D’autre part ce recours à un nom vernaculaire est peu sérieux. Dans la grande famille des Scolytidae dont je suis loin d’être un spécialiste, je ne vois que Ips typographus L. qui pourrait être mis en cause et quel manquement aux règles de la politesse et de la systématique de ne pas utiliser le nom du genre.
Il existe également de jolis voisins ayant la même spécialité qui auraient pu être cités, je pense à une sommité comme Polygraphus polygraphus L. ou encore les Dryocoetes autographus Ratz. et hectographus Rtt., quant à Pityophthorus micrographus L. il doit être illisible. En tant qu’auteurs de graphes je citerais encore les Xyleborus cryptographus Ratz. et monographus F.
Je n’avais jamais imaginé que ces producteurs de graphes puissent être aussi nuisibles, mais aujourd’hui et grâce à toi, je connais enfin la raison de ma profonde haine pour les graphistes qui massacrent allégrement mes jolies publications quant un instant d’inattention de ma part permet à leur coupable activité de s’exercer.
Bien amicalement et entomologiquement à toi.P.A.G.
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La Religieuse portugaise
J’avais lu vos lettres, il y a bien longtemps. Je les avais reliées d’un cuir rose et rangées sur un rayon de ma bibliothèque et voilà que visitant Godeleine (en mai fait ce qu’il te plait!), elle me montre et m’offre ce tissu rose qui me fit irrémédiablement penser à vous.
Pas de commentaireLe silence est-il de rigueur?
Aujourd’hui où l’obscur gagne du terrain, où les bons sentiments servent de justification à la censure, il est peut-être temps de s’interroger sur la place de l’art dans la mixture insipide que les politiques tentent de nous faire avaler. Le temps aussi d’élever la voix et de dire que l’art est un espace de liberté. La tutelle de l’état est lourde, insidieuse, fantaisiste comme le fut la sinistre et bâclée “Force de l’Art”. suite
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