Paul-Armand Gette

Archives pour la catégorie 'Regard'

Encore l’été, mais déjà l’automne


La photographie considérée comme un art, c’est bien ennuyeux et je me demande toujours pourquoi on éprouve le besoin d’en demander plus à ce que les choses peuvent donner. C’était déjà bien beau cette matérialisation du regard que la peinture avait tant de mal à obtenir. Certes la photographie est un peu cyclopéenne sans que ce soit bien gênant. On aurait dû s’arrêter là. On pouvait enfin savoir ce que les gens regardaient alors qu’avant on ne pouvait que le supposer en tentant de suivre la direction du regard sans avoir jamais de certitude ou de se fier à je ne sais trop quoi, la représentation peut-être. Je suis bien fâché de tout cela, surtout quand ils disent que je suis un photographe, c’est stupide, on ne dit pas d’un écrivain qui utilise un stylo qu’il est un stylographe !

Vous avez compris que je n’aime pas les photographes. suite

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Démonstration

En octobre, je vais convoquer mes petits fantômes pour une exposition à la galerie Incognito. Je vais leur faire rencontrer le dessin. Un dessin et une photographie de même format, l’un à côté de l’autre, dans le même cadre, comme ça ils ne pourront pas se sauver, il faudra bien qu’ils cohabitent. Si après ça, ils m’appellent encore photographe, c’est à désespérer de tout. Parce qu’il paraît que je suis un photographe français en plus, comme si ça ne suffisait pas d’être photographe, il faut que je sois français, moi qui me fous de l’un comme de l’autre. Ce qu’il y a de rigolo dans mon affaire, c’est que la photographie va disparaître relativement vite, le fantôme va foutre le camp, alors que le dessin va perdurer car je dessine avec des encres de bonne qualité. C’est important de savoir avec quoi on dessine, j’aime bien l’encre de seiche ou de calamar, et si vous avez l’odorat un peu fin vous sentirez, en vous approchant, la mer ou le sexe, c’est au choix et comme je ne dessine pratiquement que des sexes (féminins) vous m’accorderez que l’adéquation du médium au sujet est on ne peut plus pertinente et quand il m’arrive de les lécher (mes dessins) on atteint, dans la pertinence, des sommets rarement atteints. suite

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Recommandations


J’ai passé beaucoup de temps à vous proposer des distractions, des pas chères à la portée de tous. Rappelez-vous les coloriages (d’aréoles) à proposer au cours des réunions de familles, ou encore le toucher du modèle qui n’est pas plus compliqué, il faut trouver dans l’assemblée une (un) volontaire et poser la question : « puis-je vous toucher ? Mais après, il n’y a plus de problème. Non, tout s’arrête et on en parle plus, oui et vous pouvez procéder à l’attouchement, il est alors conseillé de le pérenniser par une photographie en tant que souvenir de l’évènement.

Qu’est-ce qu’on peut toucher ? suite

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Intermédiaire ?


Il faut que je fasse un bout de film pour Brigitte Cornand. Si j’ai trouvé le titre : The cat and the model, je n’ai ni chat ni modèle sous la main, me voilà beau !

L’été est là, sans bien savoir ce que je vais faire, sans doute un peu penser à l’exposition qui retracera l’histoire du 0m. après-tout le premier fut réalisé sur la plage de L’approche descriptive et si j’y retourne ce ne sera pas obligatoirement un retour aux sources. C’est pas bien de copier sur les autres et se copier soi-même n’en parlons pas c’est pire ! suite

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Crise de bonne humeur !


Ah mes jolies limaces, patapons, patapoufs et patapoufettes, je ne vais pas vous chanter « et ri et ron » mais vous dire que je n’ai vraiment plus envie de vous voir, vous et quelques autres. J’en ai marre de vos jeux de cache-cache, un coup j’y suis, l’autre je n’y suis plus. Je vais aller me promener et si je vous rencontre je ferais semblant de ne pas vous reconnaître, je regarderais ailleurs. Je vous effacerais de ma perspective paysagère ! suite

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Je ne l’aime vraiment pas, le paysage!


L’autre jour à Auzet on m’interrogeait sur les causes de mon peu de goût pour le paysage et ma réponse fut sans ambiguïté, il est pour moi trop loin, je préfère ce qui est à portée de la main. Ainsi plus de discussion possible, le problème est réglé, mon œuvre est toute de voisinage, elle englobe ce regard si rapproché que l’œil n’est plus capable de fournir une image nette, c’est le moment ou le toucher est pratiquement oculaire. suite

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14 juillet

Maintenant ils ont presque tous foutu le camp, ils mitonnent leurs cancers sur les plages, pour avoir de quoi occuper leur vieillesse qui de ce fait ne sera pas trop longue. Quel plaisir de ne plus les voir, de ne plus les entendre et de ne sentir leur pestilence que de loin. Je ne suis pas rassuré pour autant, ce n’est qu’un peu de temps gagné, ils vont revenir.

Il faut profiter, de quoi d’ailleurs ?

Il n’est pas très difficile de répondre, il  suffit de faire le contraire de ce qu’ils veulent que nous fassions.

Et l’art direz-vous ? suite

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Des cheveux de Vénus aux Splendeurs de la nuit


Chronique de Tenebria Lupa

Il l’a attendu 37 ans la pérennisation de son idée transectale, il faut dire d’entre-temps, il l’avait un peu réduite la belle méthode qu’il avait chipée aux phytosociologues. En 1974, il était plein d’enthousiasme quand il débarqua sur la plage de Malmö avec son attirail de panneaux s’échelonnant de zéro à je ne sais plus combien de mètres, c’était déjà une jolie perturbation, quand ils étaient installés, qui pourtant ne le satisfaisait pas entièrement. A ses yeux c’était sans doute un peu sec alors il demanda à Christel de venir regarder la ligne pentamètrique qui lui permettait de faire ses relevés botaniques. Il avait raison, la beauté de la fille éclipsait sans peine les repères et perturbait ce que les panneaux avaient déjà pas mal chamboulé, en quelque sorte une perturbation de perturbation, vous pouvez facilement imaginer sa satisfaction. Bien vite il abandonna tout le bazar, pourtant il n’arriva pas à se séparer du commencement, de ce 0m. qui lui semble encore aujourd’hui plein de charme. La suite ne fut pas triste, il le traîna partout sont 0m. chéri, il ne partait jamais en voyage sans lui. Il en a vu du pays le panneau énigmatique, la Suède, la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, le Japon, le Brésil, la Colombie, les Etats Unis, que sais-je encore. Je ne parle pas de son pays d’origine, je vous fatiguerais, il voit des commencements partout ! suite

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De quoi s’agit-il ?


A l’origine une demande de prêt émanant du Mobilier national est adressée au Fond national de l’art contemporain concernant Le toucher de la Nymphe que je comptais faire figurer dans un ensemble qui sera présenté en octobre à Paris. En date du 10 juin, la réponse d’un Inspecteur de la création artistique, responsable des collections arts plastiques fut lapidaire :

« Les 5 photos de Paul Armand Gette ont été trop exposées et compte tenu du temps long de cette exposition, elles ne peuvent aujourd’hui être présentées ». suite

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Information

La barque de la Nymphe (photographie Arnaud de la Cotte)

Avec quelques amies (is aussi !) le 12 juin 2002 nous avons ouvert Les archers de la Nymphe et nous les avons fermés le 18 juin de cette année. Neuf ans d’existence pendant lesquels, nous avons apporté tous nos soins à cette aimable créature. Nous avons publié de modestes bulletins dont le dernier vient de sortir, nous y avons accueilli celles et ceux qui voulaient bien y figurer et elle en fut très satisfaite. Samedi dernier, nous étions peu nombreux pour lui dire au revoir, et Tenebria rigole car j’ai prononcé un petit discours que je vous donne à lire : suite

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