Archives pour la catégorie 'Regard'
Intermédiaire ?
Il faut que je fasse un bout de film pour Brigitte Cornand. Si j’ai trouvé le titre : The cat and the model, je n’ai ni chat ni modèle sous la main, me voilà beau !
L’été est là, sans bien savoir ce que je vais faire, sans doute un peu penser à l’exposition qui retracera l’histoire du 0m. après-tout le premier fut réalisé sur la plage de L’approche descriptive et si j’y retourne ce ne sera pas obligatoirement un retour aux sources. C’est pas bien de copier sur les autres et se copier soi-même n’en parlons pas c’est pire ! suite
3 commentairesCrise de bonne humeur !
Ah mes jolies limaces, patapons, patapoufs et patapoufettes, je ne vais pas vous chanter « et ri et ron » mais vous dire que je n’ai vraiment plus envie de vous voir, vous et quelques autres. J’en ai marre de vos jeux de cache-cache, un coup j’y suis, l’autre je n’y suis plus. Je vais aller me promener et si je vous rencontre je ferais semblant de ne pas vous reconnaître, je regarderais ailleurs. Je vous effacerais de ma perspective paysagère ! suite
Pas de commentaireJe ne l’aime vraiment pas, le paysage!
L’autre jour à Auzet on m’interrogeait sur les causes de mon peu de goût pour le paysage et ma réponse fut sans ambiguïté, il est pour moi trop loin, je préfère ce qui est à portée de la main. Ainsi plus de discussion possible, le problème est réglé, mon œuvre est toute de voisinage, elle englobe ce regard si rapproché que l’œil n’est plus capable de fournir une image nette, c’est le moment ou le toucher est pratiquement oculaire. suite
1 commentaire14 juillet
Maintenant ils ont presque tous foutu le camp, ils mitonnent leurs cancers sur les plages, pour avoir de quoi occuper leur vieillesse qui de ce fait ne sera pas trop longue. Quel plaisir de ne plus les voir, de ne plus les entendre et de ne sentir leur pestilence que de loin. Je ne suis pas rassuré pour autant, ce n’est qu’un peu de temps gagné, ils vont revenir.
Il faut profiter, de quoi d’ailleurs ?
Il n’est pas très difficile de répondre, il suffit de faire le contraire de ce qu’ils veulent que nous fassions.
Et l’art direz-vous ? suite
2 commentairesDes cheveux de Vénus aux Splendeurs de la nuit
Chronique de Tenebria Lupa
Il l’a attendu 37 ans la pérennisation de son idée transectale, il faut dire d’entre-temps, il l’avait un peu réduite la belle méthode qu’il avait chipée aux phytosociologues. En 1974, il était plein d’enthousiasme quand il débarqua sur la plage de Malmö avec son attirail de panneaux s’échelonnant de zéro à je ne sais plus combien de mètres, c’était déjà une jolie perturbation, quand ils étaient installés, qui pourtant ne le satisfaisait pas entièrement. A ses yeux c’était sans doute un peu sec alors il demanda à Christel de venir regarder la ligne pentamètrique qui lui permettait de faire ses relevés botaniques. Il avait raison, la beauté de la fille éclipsait sans peine les repères et perturbait ce que les panneaux avaient déjà pas mal chamboulé, en quelque sorte une perturbation de perturbation, vous pouvez facilement imaginer sa satisfaction. Bien vite il abandonna tout le bazar, pourtant il n’arriva pas à se séparer du commencement, de ce 0m. qui lui semble encore aujourd’hui plein de charme. La suite ne fut pas triste, il le traîna partout sont 0m. chéri, il ne partait jamais en voyage sans lui. Il en a vu du pays le panneau énigmatique, la Suède, la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, le Japon, le Brésil, la Colombie, les Etats Unis, que sais-je encore. Je ne parle pas de son pays d’origine, je vous fatiguerais, il voit des commencements partout ! suite
Pas de commentaireDe quoi s’agit-il ?
A l’origine une demande de prêt émanant du Mobilier national est adressée au Fond national de l’art contemporain concernant Le toucher de la Nymphe que je comptais faire figurer dans un ensemble qui sera présenté en octobre à Paris. En date du 10 juin, la réponse d’un Inspecteur de la création artistique, responsable des collections arts plastiques fut lapidaire :
« Les 5 photos de Paul Armand Gette ont été trop exposées et compte tenu du temps long de cette exposition, elles ne peuvent aujourd’hui être présentées ». suite
Pas de commentaireInformation

La barque de la Nymphe (photographie Arnaud de la Cotte)
Avec quelques amies (is aussi !) le 12 juin 2002 nous avons ouvert Les archers de la Nymphe et nous les avons fermés le 18 juin de cette année. Neuf ans d’existence pendant lesquels, nous avons apporté tous nos soins à cette aimable créature. Nous avons publié de modestes bulletins dont le dernier vient de sortir, nous y avons accueilli celles et ceux qui voulaient bien y figurer et elle en fut très satisfaite. Samedi dernier, nous étions peu nombreux pour lui dire au revoir, et Tenebria rigole car j’ai prononcé un petit discours que je vous donne à lire : suite
1 commentaireRectification (légère!)
Laisser la porte ouverte implique une patience à toute épreuve, c’est vrai aussi que je ne suis pas pressé. Il m’en arrive des choses, même si ce ne sont pas obligatoirement celles que j’attendais. L’important est qu’elles arrivent, savoir quoi en faire est une autre histoire, en attendant on peut toujours les regarder. En bougeant un peu, pas trop quand même, on les voit forcement sous un autre angle et ça permet de choisir son point de vue préféré, là non plus il ne faut pas être pressé, la précipitation conduit à faire de graves erreurs d’appréciation. suite
1 commentaireTransect
Le 0m. n’a pas fini de m’ouvrir des espaces infinis. J’ai bien fait de le chiper aux phytosociologues. Quand je l’ai fait en 1974, je ne me doutais pas de l’étendu des plaisirs qu’il allait me procurer.
Le transect, après 37 ans d’attente, est en place dans une étroite vallée des Alpes de Hautes Provence. Il ne transectionne pas uniquement le paysage, mais aussi ce qui m’a toujours passionné, parce que tout à fait entre nous, le paysage, je ne l’ai jamais trouvé très passionnant. Occupé, non pas par le détail, mais par ce qui est près, j’ai plus souvent l’œil dans le voisinage que perdu dans les lointains.
La vallée est étroite, ce qui dispense le regard de se perdre. Si vous y allez, c’est une fente que vous allez parcourir et mes repères forts discrets quoique bien visibles sont au nombre de 9. C’est un joli chiffre, divisible par 3 ce qui n’est pas pour me déplaire. Remarquez, il n’est pas le fait du hasard, plutôt d’une longue observation, car il ne s’agissait pas de vous flanquer devant ce qui crève les yeux ni de vous faire pousser des exclamations qui auraient dérangé les échos. suite
Pas de commentaireBernard Heidsieck

Turid et Bernard
N’attendez pas de moi un parcours chronologique ni une suite d’anecdotes, je ne suis pas historien et je redoute les souvenirs plus ou moins arrangés. Si nous nous sommes rencontrés, c’était normal en raison d’intérêts et de goûts qui ne pouvaient que nous rapprocher.
Il faut rendre grâce à Bernard Heidsieck d’avoir avec une indéfectible énergie, sortie la poésie des pages sur lesquelles elle se vautrait en générant un ennui profond. Nous lui sommes redevables du beau nom de « Poésie Action » qui à lui seul nous indique de quoi il s’agit et qu’il inventa pour distinguer ce qu’il entreprenait de la très vague appellation de Poésie Sonore. suite
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