Festivités
Je ne te dirais pas si tu me fais rougir de honte ou de plaisir avec tes propositions. Je comprends que tu fasses une photographie quand tu crois voir sur la plage la petite danseuse de Degas avec un tutu rose mais pas de nœud dans les cheveux, je retrouve là ton goût pour le féminin que les abrutis traduisent immédiatement en jours de tôle. Je comprends que tu fasses une deuxième photographie quand elle se baisse pour ramasser on ne sait quoi et qu’elle montre ses culottes blanches que tu as dit être celles que tu préfères à l’ombre des jupes. Bref, en tant qu’historienne de l’art et plus spécifiquement du tien, encore une fois je comprends que cette brusque résurgence du sujet qui te passionna au début des années 70 et qui te valut les désagréables réflexions d’une dame en 1980, ne te laisse pas indifférent. Suite
Pas de commentaireÇa s’annonce mal
D’abord, je n’étais pas au bord de l’Arno et arrête de te plaindre ça va assez mal comme ça, quant à « tes côtés » n’exagère pas sinon on va te prendre pour un polyèdre. Pour le reste, je suis assez d’accord avec toi, mais n’en profite pas pour autant. C’est vrai que tu as l’habitude de demander la permission ce qui laisse un temps de réflexion avant de savoir si on en a envie ou pas. Ce n’est pas encore Byzance, mais c’est un progrès par rapport à ce que nous venons de voir.
Comment vont les déesses, les Nymphes et les fées ? Suite
Pas de commentaireEncore l’été, mais déjà l’automne
La photographie considérée comme un art, c’est bien ennuyeux et je me demande toujours pourquoi on éprouve le besoin d’en demander plus à ce que les choses peuvent donner. C’était déjà bien beau cette matérialisation du regard que la peinture avait tant de mal à obtenir. Certes la photographie est un peu cyclopéenne sans que ce soit bien gênant. On aurait dû s’arrêter là. On pouvait enfin savoir ce que les gens regardaient alors qu’avant on ne pouvait que le supposer en tentant de suivre la direction du regard sans avoir jamais de certitude ou de se fier à je ne sais trop quoi, la représentation peut-être. Je suis bien fâché de tout cela, surtout quand ils disent que je suis un photographe, c’est stupide, on ne dit pas d’un écrivain qui utilise un stylo qu’il est un stylographe !
Vous avez compris que je n’aime pas les photographes. Suite
1 commentaireBonjour les dégâts
J’entends aujourd’hui parler d’une volonté de démocratiser l’art en organisant des rencontres réunissant public et artistes pour que ceux-ci se mettent à l’écoute de ceux-là. Ce processus étant la solution proposée pour lutter contre un art dirigé par l’appareil étatique associé au marché. Foutaise, que de vouloir ce genre d’association, l’art doit être laissé en liberté y compris avec le risque d’une production pléthorique engendrée par les écoles qui croient pouvoir fabriquer de l’artiste comme on fabrique de l’ingénieur. Tout est à revoir dans ce domaine en étant, si possible, le moins directeur. Arriver à faire comprendre aux « enseignants, qu’ils n’ont pas grand-chose à enseigner sera une rude tache. C’est plus une manière de penser que de faire qu’il faut offrir à ceux qui ont envie d’aller dans ces écoles et ce ne sont pas forcement des « artistes » qui sont capables de le faire. Les musées « d’art moderne » sont devenus une caution recherchée résultant souvent de bien louches accointances et leur système éducatif est débile. Ce n’est pas une approche spagirique de l’art qui le rapprochera du public ni les explications vaseuses données par des conférenciers qui trainent quelques moutons de tableaux en tableaux. On pourrait commencer par dire que l’humain sécrète de l’art comme l’escargot une coquille et que l’on peut s’en foutre pourquoi pas, dans le cas contraire si l’on veut si coller et bien ce sera un sacré boulot, un peu dans le genre de vouloir se coltiner, Bakounine ou Sade, avant d’apprendre à lire.
Alors ?
Courage, encore un effort !
1 commentaireDémonstration
En octobre, je vais convoquer mes petits fantômes pour une exposition à la galerie Incognito. Je vais leur faire rencontrer le dessin. Un dessin et une photographie de même format, l’un à côté de l’autre, dans le même cadre, comme ça ils ne pourront pas se sauver, il faudra bien qu’ils cohabitent. Si après ça, ils m’appellent encore photographe, c’est à désespérer de tout. Parce qu’il paraît que je suis un photographe français en plus, comme si ça ne suffisait pas d’être photographe, il faut que je sois français, moi qui me fous de l’un comme de l’autre. Ce qu’il y a de rigolo dans mon affaire, c’est que la photographie va disparaître relativement vite, le fantôme va foutre le camp, alors que le dessin va perdurer car je dessine avec des encres de bonne qualité. C’est important de savoir avec quoi on dessine, j’aime bien l’encre de seiche ou de calamar, et si vous avez l’odorat un peu fin vous sentirez, en vous approchant, la mer ou le sexe, c’est au choix et comme je ne dessine pratiquement que des sexes (féminins) vous m’accorderez que l’adéquation du médium au sujet est on ne peut plus pertinente et quand il m’arrive de les lécher (mes dessins) on atteint, dans la pertinence, des sommets rarement atteints. Suite
Pas de commentaireRecommandations
J’ai passé beaucoup de temps à vous proposer des distractions, des pas chères à la portée de tous. Rappelez-vous les coloriages (d’aréoles) à proposer au cours des réunions de familles, ou encore le toucher du modèle qui n’est pas plus compliqué, il faut trouver dans l’assemblée une (un) volontaire et poser la question : « puis-je vous toucher ? Mais après, il n’y a plus de problème. Non, tout s’arrête et on en parle plus, oui et vous pouvez procéder à l’attouchement, il est alors conseillé de le pérenniser par une photographie en tant que souvenir de l’évènement.
Qu’est-ce qu’on peut toucher ? Suite
Pas de commentaireIntermédiaire ?
Il faut que je fasse un bout de film pour Brigitte Cornand. Si j’ai trouvé le titre : The cat and the model, je n’ai ni chat ni modèle sous la main, me voilà beau !
L’été est là, sans bien savoir ce que je vais faire, sans doute un peu penser à l’exposition qui retracera l’histoire du 0m. après-tout le premier fut réalisé sur la plage de L’approche descriptive et si j’y retourne ce ne sera pas obligatoirement un retour aux sources. C’est pas bien de copier sur les autres et se copier soi-même n’en parlons pas c’est pire ! Suite
3 commentairesCrise de bonne humeur !
Ah mes jolies limaces, patapons, patapoufs et patapoufettes, je ne vais pas vous chanter « et ri et ron » mais vous dire que je n’ai vraiment plus envie de vous voir, vous et quelques autres. J’en ai marre de vos jeux de cache-cache, un coup j’y suis, l’autre je n’y suis plus. Je vais aller me promener et si je vous rencontre je ferais semblant de ne pas vous reconnaître, je regarderais ailleurs. Je vous effacerais de ma perspective paysagère ! Suite
Pas de commentaireJe ne l’aime vraiment pas, le paysage!
L’autre jour à Auzet on m’interrogeait sur les causes de mon peu de goût pour le paysage et ma réponse fut sans ambiguïté, il est pour moi trop loin, je préfère ce qui est à portée de la main. Ainsi plus de discussion possible, le problème est réglé, mon œuvre est toute de voisinage, elle englobe ce regard si rapproché que l’œil n’est plus capable de fournir une image nette, c’est le moment ou le toucher est pratiquement oculaire. Suite
1 commentaire14 juillet
Maintenant ils ont presque tous foutu le camp, ils mitonnent leurs cancers sur les plages, pour avoir de quoi occuper leur vieillesse qui de ce fait ne sera pas trop longue. Quel plaisir de ne plus les voir, de ne plus les entendre et de ne sentir leur pestilence que de loin. Je ne suis pas rassuré pour autant, ce n’est qu’un peu de temps gagné, ils vont revenir.
Il faut profiter, de quoi d’ailleurs ?
Il n’est pas très difficile de répondre, il suffit de faire le contraire de ce qu’ils veulent que nous fassions.
Et l’art direz-vous ? Suite
2 commentaires« Page précédente — Page suivante»








