Paul-Armand Gette

Des cheveux de Vénus aux Splendeurs de la nuit


Chronique de Tenebria Lupa

Il l’a attendu 37 ans la pérennisation de son idée transectale, il faut dire d’entre-temps, il l’avait un peu réduite la belle méthode qu’il avait chipée aux phytosociologues. En 1974, il était plein d’enthousiasme quand il débarqua sur la plage de Malmö avec son attirail de panneaux s’échelonnant de zéro à je ne sais plus combien de mètres, c’était déjà une jolie perturbation, quand ils étaient installés, qui pourtant ne le satisfaisait pas entièrement. A ses yeux c’était sans doute un peu sec alors il demanda à Christel de venir regarder la ligne pentamètrique qui lui permettait de faire ses relevés botaniques. Il avait raison, la beauté de la fille éclipsait sans peine les repères et perturbait ce que les panneaux avaient déjà pas mal chamboulé, en quelque sorte une perturbation de perturbation, vous pouvez facilement imaginer sa satisfaction. Bien vite il abandonna tout le bazar, pourtant il n’arriva pas à se séparer du commencement, de ce 0m. qui lui semble encore aujourd’hui plein de charme. La suite ne fut pas triste, il le traîna partout sont 0m. chéri, il ne partait jamais en voyage sans lui. Il en a vu du pays le panneau énigmatique, la Suède, la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, le Japon, le Brésil, la Colombie, les Etats Unis, que sais-je encore. Je ne parle pas de son pays d’origine, je vous fatiguerais, il voit des commencements partout ! Suite

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De quoi s’agit-il ?


A l’origine une demande de prêt émanant du Mobilier national est adressée au Fond national de l’art contemporain concernant Le toucher de la Nymphe que je comptais faire figurer dans un ensemble qui sera présenté en octobre à Paris. En date du 10 juin, la réponse d’un Inspecteur de la création artistique, responsable des collections arts plastiques fut lapidaire :

« Les 5 photos de Paul Armand Gette ont été trop exposées et compte tenu du temps long de cette exposition, elles ne peuvent aujourd’hui être présentées ». Suite

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Information

La barque de la Nymphe (photographie Arnaud de la Cotte)

Avec quelques amies (is aussi !) le 12 juin 2002 nous avons ouvert Les archers de la Nymphe et nous les avons fermés le 18 juin de cette année. Neuf ans d’existence pendant lesquels, nous avons apporté tous nos soins à cette aimable créature. Nous avons publié de modestes bulletins dont le dernier vient de sortir, nous y avons accueilli celles et ceux qui voulaient bien y figurer et elle en fut très satisfaite. Samedi dernier, nous étions peu nombreux pour lui dire au revoir, et Tenebria rigole car j’ai prononcé un petit discours que je vous donne à lire : Suite

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Rectification (légère!)


Laisser la porte ouverte implique une patience à toute épreuve, c’est vrai aussi que je ne suis pas pressé. Il m’en arrive des choses, même si ce ne sont pas obligatoirement celles que j’attendais. L’important est qu’elles arrivent, savoir quoi en faire est une autre histoire, en attendant on peut toujours les regarder. En bougeant un peu, pas trop quand même, on les voit forcement sous un autre angle et ça permet de choisir son point de vue préféré, là non plus il ne faut pas être pressé, la précipitation conduit à faire de graves erreurs d’appréciation. Suite

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Transect


Le 0m. n’a pas fini de m’ouvrir des espaces infinis. J’ai bien fait de le chiper aux phytosociologues. Quand je l’ai fait en 1974, je ne me doutais pas de l’étendu des plaisirs qu’il allait me procurer.

Le transect, après 37 ans d’attente, est en place dans une étroite vallée des Alpes de Hautes Provence. Il ne transectionne pas uniquement le paysage, mais aussi ce qui m’a toujours passionné, parce que tout à fait entre nous, le paysage, je ne l’ai jamais trouvé très passionnant. Occupé, non pas par le détail, mais par ce qui est près, j’ai plus souvent l’œil dans le voisinage que perdu dans les lointains.

La vallée est  étroite, ce qui dispense le regard de se perdre. Si vous y allez, c’est une fente que vous allez parcourir et mes repères forts discrets quoique bien visibles sont au nombre de 9. C’est un joli chiffre, divisible par 3 ce qui n’est pas pour me déplaire. Remarquez, il n’est pas le fait du hasard, plutôt d’une longue observation, car il ne s’agissait pas de vous flanquer devant ce qui crève les yeux ni de vous faire pousser des exclamations qui auraient dérangé les échos. Suite

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Bernard Heidsieck

Turid et Bernard

N’attendez pas de moi un parcours chronologique ni une suite d’anecdotes, je ne suis pas historien et je redoute les souvenirs plus ou moins arrangés. Si nous nous sommes rencontrés, c’était normal en raison d’intérêts et de goûts qui ne pouvaient que nous rapprocher.

Il faut rendre grâce à Bernard Heidsieck d’avoir avec une indéfectible énergie, sortie la poésie des pages sur lesquelles elle se vautrait en générant un ennui profond. Nous lui sommes redevables du beau nom de « Poésie Action » qui à lui seul nous indique de quoi il s’agit et qu’il inventa pour distinguer ce qu’il entreprenait de la très vague appellation de Poésie Sonore. Suite

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Notes éparses et un peu vénitiennes


Venise est sans doute la ville au monde la plus gâchée par les touristes, enlevez les et pour faire bonne mesure les ignobles commerces qui les concernent et vous aurez une des ville les plus délicieuses surtout si vous abandonnez les « palazzi » et leur sucrerie pour prendre un verre sur une de ces places qui offrent un équilibre parfait entre une géométrie subtile accentuée par la lumière ambiante et le plaisir éprouvé du fait d’être là. Suite

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Le cadeau à la confiture

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un cadeau (d’Olga) qui m’a beaucoup étonné. Pas immédiatement, car la boîte qui le contenait méritait attention et le parcours des images qui la décoraient proposait une promenade où fleurs, papillons et oiseaux vous accompagnaient d’une bien charmante et cubique façon. L’ouverture du cube fut difficile et j’arrivais enfin au contenu, guirlande de roses, mignon pot de confiture et message rédigé d’une encre, à moins que ce soit un crayon, d’un tendre vert me disant que « cette chose rose » était pour moi. Suite

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Le retour de Tenebria

Moi aussi, je veux écrire dit Tenebria qui est enfin revenue, c’est sans doute le temps des cerises qui l’attire !

Allez pousses toi grand patapon, tu tiens toute la place, moi aussi j’existe.

Elle a pris des forces ma belle Etrusque, l’air du pays natal lui a réussi. C’est bien volontiers que je lui cède le clavier, moi je pars à Venise, on joue à je te vois, je ne te vois pas. Heureusement que je ne vais y rester que trois jours, après je pourrai lire la prose de ma charmante amie ou elle lire la mienne par dessus mon épaule. Je comprends son envie d’écrire, c‘est une étrange maladie dont on guérît rarement, elle a au moins l’avantage… Suite

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De l’interrogation

Le coin du loukoum rose

De quoi peut-on ce passer ?

Belle question, n’est-ce pas, philosophique pourquoi pas, contraignante, réclamant l’inventaire pour pouvoir y répondre. De ce fait un peu boutiquière à cause de l’inventaire. Intime aussi, si on brigue un tant soit peu la sincérité de la réponse.

Le regard sur l’intime n’exclut en rien ce qui ressort de son « exhibition ». Et l’emploi ici de l’Anglais n’est pas une coquetterie, il convient mieux à ce que je suis en train de dire. L’intime concentre la vision, oserais-je dire que contrairement au paysage qui la dilue, il la focalise. Nous sommes alors loin des préoccupations de Kenneth Clark ou de Daniel Arasse concernant le détail dans le tableau. La partie d’un objet ne peut en aucune façon être comparée à ce que voit l’œil de celui qui est dans l’étroit voisinage d’un corps. Suite

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