Connaissant le clair de lune, décrivez le clair de l’autre !

TL – C’est une nouvelle plaisanterie ?
PA – Non, c’était un sujet de dissertation que nous donnions aux nouveaux élèves dans le lycée où ma mère m’avait fait enfermer. Avoue que nous étions plutôt littéraires dans notre manière de pratiquer le bizutage. C’était une forme bénigne d’initiation pour entrer dans cet univers de dingues.
TL – C’est toi qui es dingue, ton lycée était une pension comme les autres.
PA – Je ne sais pas, je n’en ai pas expérimenté d’autres, sauf que celui-ci était gratiné dans le genre. Mais revenons à la lune si tu le veux bien.
TL –Si tu veux la voir ouvre la fenêtre et regarde la. Si c’est la mienne qui t’intéresse…
PA – Ne change pas de sujet, tu sais très bien que c’est son croissant que je préfère.
TL – C’est pour ça que tu te balades avec ceux que tu as fabriqués et que tu offres à Enna, Eve ou Laëtitia. Avec tes aventures, je ne sais plus où j’en suis. Comment veux tu que j’écrive l’histoire avec de pareilles salades, tu rigoles avec tout, les déesses se laissent toucher, ou pire s’exhibent devant toi, ce qui est contraire à la tradition. Tu racontes aux filles qu’elles sont des Nymphes ou même Aphrodite si elles mettent ta veste, voire Artémis avec le croissant que tu sors de ton sac.
PA – C’est la preuve que la mythologie n’a pas disparue et que toutes ces déesses sont des femmes charmantes.
TL – Toi, un de ces quatre matins tu vas te retrouver cerf ou pourceau et j’aurais du mal à te reconnaître, alors laisse ton croisant à la maison. C’est pour moi le dessin que tu viens de faire ?
PA – Oui, c’est pour t’expliquer ce que tu as très bien compris.
TL – Oh, merci Paulo, tu me prêtes un de tes croissants pour voir si avec je ressemble à ton dessin ?