Et si on y allait ?


TL – Tu racontes des drôles de choses et j’ai l’impression que tu mélanges un peu tout, les sciences et les arts, à la fin ça devient difficile de savoir où tu nous emmènes.

PA – Mais je n’emmène personne nulle part, je ne suis pas une agence de tourisme. Tu sais très bien que je préfère rapprocher ce qui n’est pas très éloigné, la main de ce qu’elle va toucher, de ce qu’elle ne touche pas encore et que dans le moment suivant elle touchera. Par rapport aux grecques j’ai fait des progrès dans ce domaine. Quant aux sciences et aux arts, c’était bien artificiel de les séparer, bien stupide aussi, c’était pour nous faire croire que d’un côté se trouvait le plus grand sérieux et de l’autre la fantaisie la plus débridée alors que c’est tout pareil, des inventions très simples pour passer son temps de la manière la plus agréable qui soit dans un cas comme dans l’autre. Continuer la lecture de Et si on y allait ?

Le cadeau impromptu


L’avantage de l’écriture sur les images, c’est que vous pouvez raconter cent fois la même chose tout le monde s’en fout et certains vont jusqu’à trouver dans cette obstination un charme, une qualité qu’ils n’accorderont jamais à l’image répétée.

Ce beau discours pour vous dire que je peux écrire sans problème mais qu’il faut que je fasse extraordinairement attention à ne pas vous coller trop souvent la même image sous l’œil. Dès le départ (je me demande bien de quoi !) j’ai pris la précaution de diversifier mes sujets et les moyens de les traiter. Avec moi pas moyen de vous référez au coup de pinceau pour savoir si c’est bien de moi ! Mais là où j’ai touché le cœur de la cible c’est avec La liberté du modèle. Jamais personne n’était arrivé à une telle économie de moyens doublée dans un accord parfait d’une intimité débarrassée de tout sentimentalisme. Continuer la lecture de Le cadeau impromptu

Sucré salé !

Je l’avais bien dit, qu’ils nous bourraient la caisse et pas seulement avec la liberté. On peut choisir entre les conneries des religions ou celles des états, avouez qu’il n’y a pas de quoi sauter au plafond, ce qui est dangereux pour la tête.

Chaque année, quand elle commence à tirer à sa fin, je m’interroge pour savoir si je vais encore une fois souhaiter la prochaine « bonne » à mes amis parce que bonne c’est un peu à tout faire et que tout faire c’est un peu beaucoup. Continuer la lecture de Sucré salé !

Navigare…


Je n’avais jamais pensé, jusqu’à maintenant ou plus précisément à cette nuit du 28 septembre, que la liberté du modèle pouvait être mise en parallèle avec les rapprochements qui me sont coutumiers. Les deux « sujets » s’inscrivent dans l’espace de l’art et le premier rapproche de manière absolue le modèle de l’artiste et plus exactement deux artistes comme j’ai mis tant d’années à m’en apercevoir. Le binôme qui alors se forme se trouve être dans une position doublement exceptionnelle. Les protagonistes de l’aventure sont libérés des conventions, en l’occurrence des règles (la morale !) et aussi de l’argent, les deux  régissant habituellement les rapports modèles/artistes. C’est bien là que réside le côté scandaleux de cette situation, car après la disparition des deux facteurs que je viens  d’évoquer il ne reste que le plaisir teinté peut-être dans certains cas d’un soupçon d’inquiétude ou de vertige tant les contraintes qui nous sont imposées par nos sociétés pour nous réduire ont fait naître en nous un sentiment de panique, les annihiler d’un commun accord fait l’effet d’une chute dans un trou d’air  C’est cet accord dans le rapprochement, dans la fusion des intentions, qui je le rappelle a choisi de manière délibérée l’art comme espace d’habitation, ce qui aux yeux du public ne fait que renforcer le sentiment de scandale tant cet espace lui a toujours paru en être le lieu privilégié. Continuer la lecture de Navigare…

Souvenir

C’est la coutume, difficile d’y échapper, on les reçoit comme des claques les vœux, enfin pas tous, certains sont comme des baisers, ils vous consolent de la noirceur des jours ou du triste spectacle que ne manquent jamais de nous offrir les politiques à cette occasion. Ils nous veulent tellement de bien, qu’ils sont prêts à tout pour entendre ce qu’ils appellent « nos voix » ! Continuer la lecture de Souvenir

Remontons, remontons


Je tiens mes promesses, bien que je ne vous propose pas une excursion géologique. Catherine J., je l’avais croisée à l’écoles des Beaux-Arts et pas vraiment perdu de vue par la suite jusqu’au jour où elle m’interrogea sur le permanence de La liberté du modèle dans mes recherches. Après ma réponse affirmative elle m’informa de son intention de me faire poser lors de la préparation d’une grande composition inspirée par un tableau de Grunwald qu’elle destinait à une exposition et qu’en suite elle serait mon modèle. Continuer la lecture de Remontons, remontons

Une histoire sans queue mais pas sans tête !

Mon premier transect date de 1974. Grâce à Nadine Gomez (ma Cousine, le Phoenix des Alpes de Hautes Provence ou la Marraine des loukoums suivant les jours), un parcours transectal va finir par être pérennisé dans la Vallée du Bès, belle démonstration d’une nécessaire longévité chez les artistes qui ont des projets.

J’en ai encore quelques uns qui traînent dans mes cartons dont celui de Vassivière refusé par le premier directeur de l’endroit en 1991 et qui resta en suspend malgré les relances de Françoise Clédat puis de Lydie Rkow-Fond qui n’arrivèrent pas à vaincre l’obstination d’un décideur buté. C’était intéressant mais irréalisable répondit-il à ces Dames trop curieuses à son goût. Tout le monde sait que la curiosité est un vilain défaut, donc mon affaire replongeât dans les tiroirs. Continuer la lecture de Une histoire sans queue mais pas sans tête !

Bis repetita

Transect blog

Transect Digne-Auzet – Ah! la nature.

Si je me répète c’est que j’essaye d’être un bon pédagogue (!) ou que vous êtes de mauvais élèves, au choix.

Oserais-je vous dire que je préfère de beaucoup les mauvaises élèves, spécialement celles qui ne foutent rien ou plus exactement celles qui font tout autre chose que ce que l’on voudrait qu’elles fassent et souvent avec beaucoup d’application. Vous voyez comme c’est difficile de justifier ses goûts! Continuer la lecture de Bis repetita

Que touche-t-on ?

2 touchers 1 blog

C’était à Rennes (photocopie directe!)

La représentation du toucher, j’en ai fait un des centres de mes recherches et depuis Pernilla et Sophie nous (mes accompagnatrices et moi-même) sommes arrivés à obtenir quelques résultats. La difficulté était de focaliser sur un espace qui limite la vision au toucher sans distraire le spectateur par autre chose, c’est là que nous arrivions à rejoindre les contributions à l’étude des lieux restreints en les poussant pour ainsi dire dans un dernier retranchement où elles arrivaient à se confondre avec l’intime. Continuer la lecture de Que touche-t-on ?

La curiosité est-elle un défaut ?

lib.mod. blog

En regardant sur ton bureau (celui de ton ordinateur), je trouve cette image concernant une publication que je ne connaissais pas.

Ce n’est pas une publication, c’est le titre d’une série d’images qui accompagnait une lecture, je dois avoir le texte quelque part. « La liberté du modèle et son rapport avec l’intime ».

C’est aussi une définition de ce que tu fais et mieux encore de ce que tu proposes. Tu placardes ça sur un fond rose dans lequel je crois reconnaître « Le foulard d’Aziyadé », c’est une allusion ? Continuer la lecture de La curiosité est-elle un défaut ?