Tomoko Sengoku ou le mystère de l’obscur

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Entrant dans la salle où sont exposées ses œuvres récentes la première surprise vient de la manière dont l’artiste a choisi de les éclairer, elle renverse nos habitudes solaires en faisant la lumière caresser les images de bas en haut. Vite nous apercevons que nous ne sommes pas en présence d’une énième et ennuyeuse prestation monochrome, mais qu’un regard prolongé est nécessaire pour pénétrer le mystère des espaces qui nous sont proposés.

Dans une vie où la vitesse est devenue une obsession au combien fatigante, Tomoko Sengoku  a inventé un moyen de ralentir le regard pour lui donner le temps de la contemplation. C’est alors que nous arrivons à entrer dans l’obscurité qui nous est montrée que ce soit celle du jardin, de la forêt ou d’une étendue d’eau.

Ce ralentissement du temps lié à la finesse des sujets ouvre les portes d’un espace dont on a nulle envie de s’échapper.

P.A.G.