TL – Tu n’as pas pu t’empêcher de mettre mes culottes sur ton site, ils n’en ont pas marre « les contemplateurs de ton œuvre » ?

PA – Ça je n’en sais rien. Le petit linge présente pour moi un double avantage, il a généralement des qualités plastiques certaines et ensuite une faculté d’élargir l’espace imaginaire bien au-delà de ce que faisaient les torchons dans les natures mortes.

TL – Le coup du torchon, tu me l’as déjà fait et chaque fois tu rigoles, pourtant je préférerais que tu m’entretiennes de ton intérêt nouveau pour les aiguilles de pin. Alors que la Monumenta envahie le Grand Palais, que nombre de tes collègues font la grenouille, tu sais celle de La Fontaine, toi tu tripotes des aiguilles des pins, je ne comprends rien à ce que tu bricoles.

PA – Si tu avais bien lu ce que Mireille m’écrivait « Me voici dans mon petit pays où je me plais beaucoup car il est entouré de grande forêts de pins », tu aurais la réponse. Quand j’y suis allé, j’ai vu qu’elle avait raison alors forcément je me suis mis à regarder les pins, j’en ai même photographié un et ramassé des aiguilles par terre.

TL –C’est ce qui te préoccupe depuis quelques jours. Qu’est-ce que tu en fais ?

PA – De la sculpture.

TL – Je t’en prie soit sérieux pour une fois, tu tripotes des aiguilles de pins que tu as ramassées n’importe où, il ne s’agit nullement de sculpture.

PA – Si, justement, d’abord ce ne sont pas des aiguilles, mais des feuilles, dans le cas présent réunies à la base par une gaine persistante.

TL – Et alors, je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

PA – Moi, nulle part. J’ai remarqué qu’en séchant ces feuilles s’écartent l’une de l’autre et comme elles sont retenues à la base elles forment un joli triangle et je pense les proposer en tant que sculptures dans ma prochaine exposition.

TL – Et moi, je peux te garantir que personne ne va aimer ta brillante idée. Ils n’ont qu’à se baisser pour les ramasser par terre tes sculptures triangulaires.

PA – Eh bien qu’ils se baissent, je m’en fous.

TL – Jusqu’à maintenant je t’ai surtout vu les photographier tes feuilles de pin.

PA – Tu as bien vu, je faisais des photographies de sculptures.

TL – Tout à l’heure, je t’ai vu perfectionner tes sculptures en y ajoutant deux petits pétales de pivoine, tu es en forme aujourd’hui ?

PA – Pas spécialement, mais je trouve que ça ressemble.

TL – A quoi ?

PA – Devine.

Average Rating: 5 out of 5 based on 156 user reviews.

C’est le sien et c’est le mien !

Qu’est ce que tu racontes Paulo, il y a des tas de gens qui ont la même date d’anniversaire que toi.

Tu as raison mais le « sien » c’est celui du blog, il a cinq ans aujourd’hui et comme c’est un cadeau ça ne pouvait pas tomber mieux. Reste à savoir si tomber est mieux, que quoi d’ailleurs ? Peut-il y avoir un mieux alors que nous ne savons rien de « ce quoi d’ailleurs ». Les imprécisions de la langue me surprendront toujours. Donc aujourd’hui on ne va pas disserter de rien, comme les politiques nous y ont habitués. Rien accompagné de gestes imbéciles qui essayent de compléter ce que les paroles n’arrivent plus à dire, ce n’est pas beaucoup. Moulins, même pas à prières, à salive peut-être, bavasseries dont on n’a rien à foutre, ce qui n’est pas gai pour un anniversaire, et pourtant… Continuer la lecture de

Average Rating: 4.5 out of 5 based on 235 user reviews.