TL – Tu n’es pas très actif en ce moment.
PA – Si si, j’attends le printemps, je t’assure que c’est une sacrée occupation Ça demande un effort considérable l’attente.
TL – Par rapport à ce que d’autres font, il ne faut rien exagérer.
PA – Je ferais bien un hommage à Bernard Heidsieck, pas quelque chose de colossale, plutôt d’intime, de simple, dans le genre de ceux que j’ai fait pour Linné, Dodgson, Monet ou Satie. Bernard, je l’ai connu, fréquenté, pratiqué, nous nous sommes accompagnés souvent, nous avons eu parfois les mêmes amis, alors forcement les croisements furent nombreux. D’autant plus nombreux qu’il n’y avait pas foule sur les routes que nous fréquentions, c’était difficile de se rater. On ne refaisait pas le monde, on arrangeait le notre à notre façon, lui la poésie et moi, les galets par exemple ou les Nymphes, parfois mélangeant un peu les deux. Alors ce soir…
Eh bien ce soir on va penser à lui.

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TL – Monsieur se repose, tu vas entrer en hibernation toi qui déteste l’automne ?

PA – Non, mais j’ai quelques inquiétudes.

TL – Etant donné (!) le pays où tu vis, j’avoue qu’il y a de quoi. Tu aurais dû foutre le camp il y a longtemps. J’ai entendu dire que tu allais en Grèce au printemps, c’est vrai cette histoire ?

PA – J’aimerais bien y aller voir si quelques nymphes se cachent autour de l’Acropole.

TL – Pour ça, tu peux rester ici. D’abord, il y a moi et j’en ai vu venir te rendre visite dernièrement, alors pas la peine de courir au diable pour voir les Nymphes.

PA – Mais en Grèce c’est l’origine.

TL – Oh, je te vois venir avec ton origine. Tu es déjà allé te promener sur la plage de Litohoro, visiter la Villa Dionysos et le petit temple d’Artémis à Dion à la fin du siècle dernier, ça devrait te suffire et en plus tu n’aimes pas les voyages.

PA – Ce n’est pas parce que tu es Etrusque qu’il faut être jalouse des Grecques et si tout va bien je ferais une exposition à Athènes.

TL – Nous y voilà, c’est ça qui t’attire, mais mon pauvre ami, ils ne vont pas aimer ce que tu fais, c’est le pays de l’art classique, de la beauté formelle, Winckelmann s’y est cassé les dents. Si tu gigotes trop, ton Artémis va te tirer une flèche, ton Aphrodite te reprocher tes privautés, tu lui as foutu tout ce qui te passait par les mains entre les jambes, les galets, les coquillages, les algues, les pétales de roses, que sais-je encore.

PA – Je n’ai pas l’impression que ça lui ai déplu, je suis toujours là, de toute façon je lui avais demandé la permission, je ne suis pas fou à ce point, je tiens à ma vie et tu sais bien que même Artémis me supporte, ne m’a-t-elle pas dit que j’étais son artiste préféré, après Lukas toutefois, mais lui il n’est plus là alors j’ai toutes mes chances.

TL – Misère, que ne faut-il pas entendre, et l’histoire de l’art qu’en fais-tu ?

PA – Rien du tout, je m’en fou, l’histoire n’est pas l’art et je suis artiste et pas historien.

TL – Oufa ! Tu m’emmèneras voir les Nymphes au printemps ?

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Quand l’eau du Verdon monte à la tête de Madame la Mairesse

Méfiez-vous, éviter soigneusement Moustier Sainte-Marie, il y souffle un air de censure, l’élue du coin a un goût certain pour le contre-plaqué, elle en recouvre les œuvres d’art. C’est les grotesques qui dérangent la dame. Ce qui est grave, c’est qu’elle va avoir du boulot et contribuer ainsi à la déforestation de la planète.

Pourtant dans le musée de la Faïence la Diane se baigne avec ses Nymphes dans un petit bassin, elles sont toutes nues les belles demoiselles si Madame la Mairesse regarde le joli plat elle va se retrouver biche aussi sec, alors vite un petit bout de contre-plaqué sinon ils vont rigoler les habitants du village en chantant « biche, ma biche » quand ils la croiseront !

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TL – Certaines (tains) de nos lectrices (teurs) se disent en attente après nous avoir lu, on se demande bien de quoi mais ça nous fait plaisir. De roselière en phragmitaie tu restes dans les lieux restreints que tu affectionnes. Si j’y ajoute ta dernière composition si bien titrée Solidifications devant la brûlante humidité des Nymphes, tu te distingues par la grande cohérence de tes préoccupations.

PA – Il me semble sentir une pointe d’ironie dans tes si pertinentes constatations, pourtant je t’avouerais que je me complais volontiers dans ces Contributions à l’étude des lieux restreints qu’il s’agisse des bords du Rhône à Lyon en passant par L’approche descriptive d’une plage ou ce qui dissimule si joliment l’origine, le « principal » comme l’appelait ma cousine préférée. Continuer la lecture de

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Ah, mon cher Cranach, vous ne vous attendiez certainement pas à celle-là, pas plus que la justice d’ailleurs, que j’écris avec un petit j parce que je n’y crois pas. Je me suis laissé emporter ce n’est pas en elle que je ne crois pas mais en celles (ceux) qui font profession de la rendre comme si à un moment ou à un autre on l’avait confiée à ces petits prétentieux qui osent prétendre être juge en leur âme (d’où sort elle celle-là ?), et conscience (ça c’est un peu fort « ce avec science » !). Je veux bien que tout un chacun émette des opinions mais de là à s’appuyer sur l’ignominie des lois pour décréter ceci ou cela affublé d’une vêture de carnaval devrait en faire réfléchir plus d’un et les dégoutter à tout jamais de pouvoir se livrer à de telles sinistres simagrées. Continuer la lecture de

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Cher monsieur Gette,

Je n’abandonne pas mon projet de devenir arbre. Pour cela je m’inspire des nymphes qui vous sont chères. Peut-être se laissent-elle plus facilement approcher parce que je suis une femme. En tous cas elles reconnaissent mes efforts et approuvent mes stratégies malhabiles.

Pour preuve ma nouvelle collecte : les nymphes sont coopératives aussi m’ont-elles laissée faire le moulage de leur sexe. Qu’en dites-vous ?

www.beatricerilos.wordpress.com

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Chronique de Tenebria Lupa

Ses dessins à la confiture, il les a faits à Limoges en 2007 pour saluer Raoul Hausmann et Laurence qui avait foutu le camp. Personne n’a moufeté, puis l’année dernière Amélie et Noëlle en ont choisi deux pour les montrer avec d’autres, de ses dessins, chez Monsieur Rodin. Il était bien content ayant un faible pour la confiture de fraise et les menstrues de la déesse qui depuis Martine sont associées à cette célébration. Il devait bien y arriver un jour, quand on met les mains dans la confiture, c’est fatal ou normal, j’ai du mal à choisir l’adjectif, alors disons plutôt normal, ça coule de source si je puis dire. Après l’avoir mise en pot, la confiture, dans la vallée du Lot en 2005, il fallait bien qu’il y arrive. A y bien réfléchir, ce ne sont pas des dessins, ce serait plus près de la peinture, des barbouillettes,   encore que pour en être certain l’amateur devrait y aller d’un petit coup de langue, l’amateur ou l’expert qu’un jour on ne manquera pas de consulter et cette pauvre clochette sera bien embêtée. Ah on peut dire qu’il n’a peur de rien le Paulo, quand il ne touche pas le modèle, il invente des trucs pas possibles, la confiture, voyez-vous ça, c’était quoi cette confiture ? Il n’est pas très explicite, moi je crois que c’est plutôt une allusion que de la vraie. C’est peut-être Martine qui lui en avait donné l’idée en se barbouillant l’entre-jambes avec celle de myrtille ou Laurence à moins que ce ne soit Odile à Thessaloniki ou Bénédicte à Sète. C’est difficile de connaître ses sources, la critique a mal fait son travail, maintenant on est obligé de croire ce qu’il nous raconte et avec lui on n’est jamais sûr de rien. Il reste sérieux en racontant n’importe quoi, il faut faire attention, il n’averti pas et on se retrouve avec des dessins à la confiture (?) sur les murs d’un musée. Si on ne lit pas le cartel on passe à côté, enfin à côté c’est beaucoup dire, ce serait plutôt devant, on ne peut pas faire autrement quand ils sont accrochés au mur. Il faut quand même faire attention à ce que l’on écrit, passer à côté, je ne vois pas très bien comment on y arriverait, il faudrait qu’ils soient suspendus dans l’espace de la pièce les dessins et de toute façon on ne passerait pas « à côté » mais sur le côté. C’est comme les titres, il les change suivant les circonstances. Chez Rodin, ce n’était plus seulement « dessin à la confiture » il y avait ajouté « pour une Nymphe » sans nous dire laquelle. D’où elle sortait celle là, mystère et boules de gomme, je lui ai posé la question, il ne m’a pas répondu et moi qui consacre tout mon temps à ses débordements, j’ai l’air de quoi ? Lundi dernier, c’est avec Martina qu’il a mis les mains dans la confiture.

Il est contre les explications, son truc ce serait plutôt la poésie bien qu’il n’en écrive pas, il voit poétiquement les êtres et les choses, avec les amis ça va, les autres, ils ne voient pas très bien où il veut en venir.

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D’abord, je n’étais pas au bord de l’Arno et arrête de te plaindre ça va assez mal comme ça, quant à « tes côtés » n’exagère pas sinon on va te prendre pour un polyèdre. Pour le reste, je suis assez d’accord avec toi, mais n’en profite pas pour autant. C’est vrai que tu as l’habitude de demander la permission ce qui laisse un temps de réflexion avant de savoir si on en a envie ou pas. Ce n’est pas encore Byzance, mais c’est un progrès par rapport à ce que nous venons de voir.

Comment vont les déesses, les Nymphes et les fées ? Continuer la lecture de

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J’ai passé beaucoup de temps à vous proposer des distractions, des pas chères à la portée de tous. Rappelez-vous les coloriages (d’aréoles) à proposer au cours des réunions de familles, ou encore le toucher du modèle qui n’est pas plus compliqué, il faut trouver dans l’assemblée une (un) volontaire et poser la question : « puis-je vous toucher ? Mais après, il n’y a plus de problème. Non, tout s’arrête et on en parle plus, oui et vous pouvez procéder à l’attouchement, il est alors conseillé de le pérenniser par une photographie en tant que souvenir de l’évènement.

Qu’est-ce qu’on peut toucher ? Continuer la lecture de

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Fontis P.A.  blog

Il était bien inspiré l’ami Lukas, tout comme Dürer il a même touché à la Melancholia, mais je n’en ai pas terminé avec ses Nymphes ou plutôt ses Artémis. J’avais raconté tout ça à Enna et elle s’est glissée là-dedans comme une main dans un gant. Elle m’a fait des cadeaux superbes, certains je n’en suis pas encore revenu, elle n’a pas dissocié la miction de la déesse, elle me l’a donné dans le jardin de la Villa Saint Clair à Sète. Quant à la veste camouflage, elle en a fait son affaire et c’est alors moi qui est poussé la dislocation des éléments un peu plus loin. J’ai conservé l’épigraphie (fausse d’ailleurs, c’est un produit de la Renaissance !) en lui donnant une réalité, je l’ai fait graver dans la pierre, La cascade aussi je l’ai un peu éloignée sans la précipiter aux antipodes et la chère Enna avec ma veste camouflage réalisa une belle synthèse entre la déesse et la nymphe qui n’aurait pas déplu à Lukas.

Je prends des libertés me direz-vous, mais où allons-nous si l’art n’en prend pas dans cette sinistre époque ?

Au trou mes chers amis et le plus noir qui se puisse imaginer !

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